‹ La Prehistoire orientaleChapitre 260 sur 308 · URI SNA 4 MAN OCT · texte numérisé non relu

URI SNA 4 MAN OCT

F1G. 317. — Ornementation de vases de l’industrie du fer. Hélénendort près Yelisavetpol (Transcaucasie).

parmi les ornements géométriques, le swastika (fig. 317, n° 13), la croix (?) (fig. 317, n° 12), la spirale (fig. 317, n° 15), une sorte de frise (fig. 317, n° 14), rappelant celles de la Grèce. Enfin une ligne de signes qui peuvent être pris pour une écriture (lig. 317, n° 16).

Nous sommes bien loin, à Hélénendorf, des habiles ciselures des ceintures de cuivre du Lelwar ainsi que des représentations animales gravées sur les bronzes de l’Osséthie, Certainement 1l existe une parenté d’origine entre les conceptions artistiques de ces trois districts, mais, de tous, la plus barbare est sans contredit celle du Gouvernement d’'Elisabethpol.

Quant à la nature des tombeaux, il est difficile d’en juger d’après les mauvais croquis et les descriptions incomplètes que donne la revue allemande. Cependant le mort semble avoir été parfois couché sur le côté et allongé, mais le plus souvent assis. Dans bien des cas la sépulture est recouverte de grandes dalles, mais nous ne savons pas si, comme à Red- kine-Lager et dans le Tälyche il n’y a pas aussi à Hélénendorf des dolmens réoccupés. Quoi qu’il en soit, aucune tombe ne se présente sous forme de cistes comme’au Lelwar.

Si ce n’était la présence des armes de cuivre et de certaines formes très anciennes, on serait tenté de considérer les sépultures d'Elisabethpol comme appartenant à une époque relativement récente. Cependant on ne constate, dans les mobiliers funéraires, aucune trace d'influence égéenne ou grecque, et, par les armes et les ornements qu’on y rencontre, ces tombes paraissent être antérieures à celles dites étrangères du Lelwar, et appartenir à des tribus différentes de celles de Redkine-Lager. L'abondance des armes de bronze s’explique par la présence, dans le gouvernement d’Elisabethpol, de très riches gisements de cuivre, ceux de Kédabek entre autres.

La même Commission russe en 1897 (Verhandlungen der Berliner Gesell. f. Anthrop. Ethnol.üund Urgeschichte, mars 1899, p. 243 sq.)avait découvert dans un tumulus à Serti, vallée de l’Akara (Sanghésour), un mobilier funéraire comprenant, entre autres objets, une lampe de bronze - (Hg. 318, n° 1), dont l’origine grecque ne peut être méconnue. Venue bien certainement en Transcaucasie par les colonies helléniques du Pont Euxin, ce fait placerait les tombes de cette nécropole vers le vie ou le vire siècle avant notre ère.

Si-j'ai passé rapidement en revue les nécropoles de Redkine-Lager, de Samthavro et d'Hélénendorf, c’est qu’elles n’ont été explorées que d’une manière très insuffisante et que les mobiliers qu’elles renferment, bien que semblant être plus anciens que ceux des tombes du Lelwar, présentent d’une façon générale les mêmes caractères. On y trouve, en effet, avec la survivance du bronze, comme au Tâlyche, les éléments des deux cultures du Bortchali, celles que j'ai désignées sous les rubriques d’autochtone et d’étrangère.

L A e LA Il n’en est pas de même en ce qui regarde les sépultures du Centre

caucasien, de l’Ossethie et de la Géorgie : là se montre une culture très

RD

Ze NUL ==

F1c. 318. — Objets divers. Tumulus de Serti. Sangésour.

développée, apparentée à celle du Tâlyche il est vrai, mais possédant des caractéristiques très nettes et spéciales.

Page 1