‹ La Prehistoire orientaleChapitre 28 sur 308 · HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES XXVII · texte numérisé non relu

HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES XXVII

insignifiants, présentent un intérêt bien plus grand que la découverte d’une fastidieuse prière gravée sur une stèle.

CuaBas, dans ses Études sur l'antiquité historique d'après les sources égypliennes (Paris, Maisonneuve, 1873, in-8, 606 p.), soutint la thèse de tous les égyptologues. Pour lui il n’y a ni âge de bronze, ni âge de pierre, ni temps préhistoriques, pas plus en Europe qu'en Égypte. « Il a dû comprendre sa faute, dit CaRrarzHac (Matériaux, t. IX, 1874, p. 25), car il a retiré son livre du commerce avec le plus grand soiu. Nos lecteurs ne pourraient pas se procurer son livre. Directement attaqué dans son pays même (Cuargas était de Chalon-sur-Saône et Arcezin de Mâcon), M. Arcerix devait prouver qu'il lui était facile de repousser ces attaques. Sa réponse était nécessaire pour empêcher une foule de gens du monde de se laisser entrainer dans une voie trompeuse par un des savants dont l’autorité est aussi grande et légitime en matière d'archéologie historique que légère en fait d'anthropologie. » à

La discussion se poursuivait cependant aux séances de l’Institut égyptien.

Le 27 avril 1872, DELANOUE recueillait un grand nombre de pièces du type acheuléen aux environs d'Esneh et d’Assouan et le 9 juin, Marrerre présentait à l’Institut du Caire les photographies de ces objets, affirmant « qu’il ne remontent pas au delà de l’époque historique. Les Arabes, dit-il, se souviennent encore d’avoir vu les Bédouins armés de flèches à pointes de silex (1) ».

Le docteur Rerz dit qu’en cherchant une source sulfureuse 1l a trouvé des silex taillés accompagnés d'objets modernes.

FERDINAND pe Lesseps et MarieTTe échangent d'autres observations à ce sujet, montrant qu'ils ne se font pas une juste idée de ce qu'est l’âge de pierre, synonyme pour eux, dans son entier, d'époque quaternaire, voire même glaciaire.

Le 13 décembre le docteur Gatcrarpor donne lecture d’une lettre d'A. Arceuix apportant de nouvelles preuves en faveur de l’âge de la pierre en Égypte. Le 5 décembre 1873 il annonce que Sir Joux Lugsocx qui vient de faire un voyage dans la Haute-Égypte a trouvé quantité considérable de silex taillés et a découvert jlusieurs gisements inconnus. Le savant archéologue anglais se prononce formellement en faveur des hypothèses de A. ARCELIN.

Le docteur GaiLLarpor traite la question d'une manière extrêmement scientifique et il conclut: « Les égyptologues sont d'accord sur ce point que l’art n’a pas eu d'enfance en Égypte ; les monuments, les objets d’art

. (DU Mariette avait de singulières idées archéolo- Mâ Flincubation de la culture pharaonique, ce giqnes : c'est ainsi qu'il reléguait au Bahr-Céfa- qui m'a contraint à faire ce voj'age dans le désert.

Page 1