‹ La Prehistoire orientaleChapitre 31 sur 308 · XXX HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

XXX HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES

grands travaux de Saqqarah, d’Ombos, de Dahchour, ete. Mais je ne perdais pas de vue la question des origines égyptiennes.

A Dahchour j'avais rencontré (1894) les traces d’une station néolithique (?) ou tout au moins des silex travaillés, dans les décombres remplissant les tombeaux de la IV° et de la XIT° dynastie. M. J.-E. GaurTier, dans ses ‘ouilles de Licht,avait fait la même observation et les recherches de FLINDERS Perrie (1) fournissaient chaque année bon nombre d'instruments de silex.

Certes,je demeurais convaineu de l’existence en Égypte des industries préhistoriques; mais les assertions formelles des égyptologues et les récentes découvertes me portaient à admettre la survivance de l’usage de la pierre pendant l’ère historique.

En 1895, je publiais dans la Vie contemporaine (VIII année, t. IT, p. 337 sq., Memphis et la Vallée du Nil) un article dans lequel, tout en considérant l'existence de l’âge de la ‘pierre en Égypte comme certaine, j'émettais des craintes au sujet de la découverte des stations de cette époque qui, je le pensais alors, devaient être enfouies sous d’épaisses couches de limons dans la vallée du Nil.

Ce n’est que l’année suivante, en 1896, que j’ai trouvé le loisir de me livrer à une exploration méthodique de certaines parties de la Haute- Égypte au point de vue spécial du préhistorique.

Les résultats ne se firent point attendre : À peine avais-je mis pied à terre dans le Saïd, que je découvrais en foule les stations, les Kjoekkenmoeddingers et les nécropoles, que je rapportais aux temps pré-dynastiques un grand nombre de sépultures attribuées jusqu'alors aux périodes pharaoniques.

Autant la Basse-Égypte était pauvre en restes de ces âges primitifs, autant la Thébaïde en était riche et, si mes travaux m'avaient amené plus tôt dans cette région, j'aurais dès mon arrivée en Égypte (1892) résolu la question qui vers 1870 avait fait l’objet de tant de discussions.

En quelques mois je réunis tous les matériaux nécessaires pour mon ouvrage l’Age de la pierre et les métaux ; car après avoir exploré les nécropoles et les amas de débris de Toukh, d'El Amrah, El Ragaghah, Omel Ga’ab, Zawaïdah, Khattarah, etc., avoir recueilli des instruments paléolithiques à Toukh, Abydos, El-Amrah, Deair el Bahri, ete., J'explorais le Fayoum, et jy découvrais les stations d’Om el” Atl, de Kom Achim, Medinet el Mahdi, Qasr Karoun, j’explorais celle de Dimeh, déjà connue, mais attribuée aux temps historiques. Je visitais sur une longueur de 100 kilomètres au moins le Bahr Béla Mà, sans y rencontrer les traces

(4) Cf. W. M. Fuinoers Perrie, Kahun, Gurob Ten years Digging in Egypt(1881-1891), in-8°, 201 p. and Hawara, 1890, in-4°, 54 p., 28 pl. — Z{ahun, Londres, 1802, Kahun and Gurob, 1891, in-4°, 59 p., 33 pl., etc...

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