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Fic: 84. — Hachettes en silex jaune. Koejkkenmæddingers de Toukh. 1/2 grandeur naturelle.
dont l’autre côté a été dressé en ligne droite, par petit coups. Souvent la lame ne présentant pas la courbure requise a été mise à la forme voulue au moyen de fines retouches (fig. 97). Il n’est pas rare que ces outils portent des traces d'usage (fig. 94, à droite). On les rencontre en abondance dans Le sébakh, à la surface des stations, et dans les sépultures.
. D Couteaur. — Je désigne sous ce nom des lames obtenues non pas d’un
seul éclat, comme les précédentes, mais retaillées sur les deux faces (fig. 95), généralement courbes du côté du tranchant, et droites au dos, ouwlinverse,car les deux côtés sont également coupants. Ces instruments
Fic. 85. — Hachette en silex jaune clair.
Kjoekkenmæddingers de Toukh. 1/2 grandeur naturelle.
sont très abondants dans les stations, depuis Thèbes jusqu'au Delta, au Fayoum, et dans le sébakh de la Haute-Égypte ; leur forme est très variable, mais la technique est toujours la même (fig. 96). Ces instruments deviendront dans les sépultures de véritables objets d’art.
Racloirs circulaires. — Ces instruments se rencontrent en extrême abondance dans les kjoekkenmæddingers comme dans les stations de
surface. Ils sont-très variables de formes, les uns sont de larges éclats plats retaillés sur les bords, soit circulaires, soit allongés ou elliptiques ; les autres sont plus épais; les retouches garnissent tout le pourtour, n'existent
qu’à l’une des extrémités, ou aux deux (fig. 99). La partie tranchante est le plus souvent courbe (fig.
100), mais quelquefois aussi taillée carrément.
Quelques racloirs, très rares d’ailleurs, sont munis de dents et semblent avoir joué le rôle de peignes pour la laine (fig. 103).
Racloirs à encoche. — Moins abondants que ceux qui précèdent, les racloirs à encoche (fig. 102) présentent une très grande variété de forme. Ce sont
Fi. 86. — Formation du tranchant des haches néoli-
certainement, non pas des
outils d'usage courant,
thiques de l'Égypte par l'enlèvement d'un seul éclat.
mais des instruments façonnés chacun dans un but spécial pour un emploi
lmmédiat.
Burins et poinçons. — Dans les stations de surface, comme dans les
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Fic. 88. — Éclats de silex enlevés pour former le tranchant d’une hachette, Khattarah. 1/2 grandeur naturelle.
kjoekkenmæddirgers, les burins et les poinçons sont en nombre infini et d’une extrème variété de formes, sauf quelques types (fig. 106). Ce sont, pour la plupart, des instruments de fortune dans lesquels, avec un peu de bonne volonté, on peut reconnaitre toutes les formes qu’on rencontre dans
lie. 89. — Percuteurs en silex gris. Kjoekkenmæddingers de Toukh et EI-Kab (à droite). 1/2 grandeur naturelle,
les industries archéolithiques, mésolithiques ou néolithiques (fig. 104 et 105).
Scies et éléments de faucilles. — Dans mes deux volumes sur les Origines de l'Égypte, en 1896 (p. 132) et 1897 (p. 94), j'ai décrit les lames
Fiç. 90. — Haches polies : à gauche, en diorite à droite, en serpenline. 4/5 de la grandeur naturelle.
dentelées, appuyant sur ce fait qu'il est difficile de distinguer entre les véritables scies et les éléments de faucilles. Cependant il est aisé de re-
connaître bon nombre de vraies scies en ce qu’elles présentent une courbure convexe, alors que par le fait même de l'usage auquel ils étaient destinés, les éléments de faucilles devaient être soit rectilignes, soit à légère courbure concave. |
La faucille, telle qu’elle est représentée par son hiéroglyphe (fig. 107, ne 3) et telle que M. W. M. Fcinpers PerRie l’a retrouvée à Kahoun (1) (Hg. 107, n° 1 et 2) montre une courbure assez prononcée à laquelle, natu-
rellement, doivent répondre les silex destinés à garnir son tranchant, alors qu'il y a avantage à ce qu’une scie ordinaire soit plutôt convexe que rectiligne et surtout concave.
Ainsi, dans les figures 105, 107, 108 et 109, les clichés des figures 107 et 109 (sauf peut-être le premier à gauche de la figure 109)-sont certai-
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Fie. 91. — Hache en silex jaune. Hoou (Haute-Égypte). 1/2 grandeur naturelle.
nement des éléments de faucilles, tandis que ceux des figures 105 et 108 représentent de véritables scies. |
Les scies de silex des deux genres sont très abondantes dans toute l'Égypte, aussi bien dans les kjoekkenmæddingers que dans les stations de surface. Nous avons vu qu’au Fayoum les éléments de faucilles sont très rares. |
Pointes de flèches. — Dans les kjœkkenmæddingers et les stations de surface de la Haute-Égypte, on ne rencontre pas de ces merveilleuses
41 Cf FL. PETRIE, Llahun, Kahun and Gurob, pl. VII, fig. 27.
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petites pointes de flèches dont je parlerai plus loin en décrivant le mobilier funéraire des sépultures royales de la Ir° dynastie; mais quelquefois, très rarement, on trouve des pointes semblables à celles du Fayoum : les unes sont triangulaires, sans pédoncule ni encoche (fig. 111), les autres sont à encoches (fig. 113). Pour ces armes, je prie le lecteur de se reporter à ce que j'en ai dit en décrivant les objets du Fayoum.
Racloirs concaves. — Cette forme se rencontre également dans les gisements paléolithiques, de telle sorte qu'il est impossible de dire si ces ins-
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Fire. 92. — Hache en silex jaune. Akh- Fic. 93. — Lame en silex jaune. Toukh. mim. Musée de Guizeh. 1/2 grandeur 1/2 grandeur naturelle. naturelle.
truments ne doivent pas à des remaniements leur présence dans les kjækkenmœæddingers où s’ils étaient encore en usage au temps des premiers villages.
Figurines en silex. — Enfin, nous devons à M. W. M. Fumnpers Pe- TRIE (1) la connaissance de curieuses pièces, d’une facture fort habile, représentant des animaux (Bœuf, Bouquetin, Mouflon et Oiseau). Ces œuvres: d’art appartiennent à la belle période de la taille du silex en Égypte, c’està-dire aux temps voisins de celui de la tombe royale de Negadah.
(1) Prehist., Egypt, 1920, pl. VII.
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