SCENE VII
ALPHONSE , seul.
Quel bonheur!... oh I je ne veux pas même y penser... aujourd'iiui tout à ma cause... Voyons... examinons ces papiers... Ah! d'abord la note de l'avoué... bon! c'est à la seconde chambre... Qu'est-ce que cela? la dernière lettre du mari. .. Digne vieillard ! Ai-je eu assez de peine pour déguiser mon trouble!... Une attestation du mariage... pièce décisive , j'espère... n'importe, j'ai eu de l'empire sur moi... je ne lui ai parlé cpie du procès... elle ne peut pas se douter que je l'aime... par exemple, demain... Où sont donc les titres des propriétés rachetées?... c'est essentiel... Ah! mon Dieu!... ça m'y fait penser... elle va être riche... et mon amour... «Ile pourrait croire que l'intévêt... Dieu ! quelle position!... Si je nas[ne sa cause, il faut renonce?' à être jamais heureux : a moms qu a présent , pendant que sa lortune est encore incertaine... Pourquoi non?... j'ai un état, une existence iionorable ; et en me déclarant sur-le-champ... parce que <lans une heure, la délicatesse ne le permettrait peut-être
plus c'est cela ( // se met au bureau et écrit. )
"< Madame , depuis que je vous ai vue aux Tuileries, je n'ai
« pensé qu'à vous : et dans ce moment même , où j'ai à m'oc- « cuper d'une cause qui m'intéresse vivement , je cède ,
« malgré moi à des sentimens »
DUC LOS, dans la coulisse.
Laurent, copiez vite ces conclusions que je viens de rédiger.
Ciel ! mon père I
[Il se lèi'e.)