‹ La première cause, ou, Le jeune avocatChapitre 6 sur 19 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LAURENT assis auprès de la table à droite. ALPHONSE à son bureau.

LAURENT , à part.

Succinctement!... Il y a quarante ans, qu'il parle succinctement comme ça , et qu'il écrit de même. Je dois le savoir , moi qui ai tout copié.

. ALPHONSE, à part.

Mon père a raison... ne pensons plus à elle... C'est un rêve que j'aurai fait... un rêve bien séduisant... n'importe...

LAURENT

Ah! ça... mais cette cliente.... monsieur, est-ce que vous vous seriez trompé de jour?

ALPHONSE

Non, voici la lettre de Sinclair... ( Il lit.) « Mon cher Al- « phonse, je vous enverrai demain une de mes clientes, dont «i il faudra plaider la cause au pied levé... car le tribunal ne « veut plus la remettre... C'est d'elle que vous recevrez les «< pièces du procès... J'aurais été vous les porter moi-même ; « mais je pars pour ma campagne. »

LAURENT

Pour sa campagne!... Un avoué!... Ah! il y a quarante ans!... Quel bruit !... une voiture?...

ALPHONSE , courant à la fenêtre.

Si c'était?... Voyons.

LAURENT, l'arrêtant.

Du tout, monsieur... et le décorum — au contraire... Dans ce fauteuil, à votre bureau... un air de travail... Ce

LADY EVELYN

LADY EVELVN

volume de Domat ouvert devant vous , parce qu'un in-folio ça donne une contenance... Un peu de charlatanisme.... Que diable I quand on fait sa fortune aux dépens du public, il faut au moins lui persuader qu'on s'occupe de ses inti-rèts. [Il va à la porte du fond au-devant de lady Ei'eljn.)

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