AC SEP MC ES
AE Dee 37 persécution où ils vivent. Tout saisis qu’ils sont par la main armée de leurs ennemis, une puissance plus forte garde leur âme (Mt. 10, 22; 24,13; cf. Luc. 21, 19). Il faut sous-entendre tous les moyens spirituels qui peuvent éclairer, purifier, fortifier.
y duvauet — y indique le rempart qui protège (Ein feste Burg ist unser Gott). Par duvduer on a entendu le Saint-Esprit (Weiss, Lebrbegriff, p. 189; cf. Luc. 24, 49 où le Saint-Esprit est appelé, mais d’après une lecon mal appuyée, la puissance d’En Haut). Les anciens exégètes admettaient volontiers ce sens. Ainsi, Cameron: Spiritus sanctus summa Dei efficacia… vim illam quam sentiunt qui Christo dant manus (obp., Genève, 1642, p. 660). Mais le texte ne précise pas; il s’agit en général de la puissance de Dieu (Phil. 4, 13; Col. 1, 11; Éph. 3, 16). — Gecÿ avec dvd CO a Coré7reulim. ro),
4 paraît se rattacher plutôt à ppoupouuévous qu’à ëv à. O. Remarquer le mouvement de la phrase, v-hà-eis, dont opoupouué- "vous est le lien.
riotews ; en Dieu, la puissance; dans le cœur du chrétien, la foi. (CF. Jean 10, 27-29 le berger garde ses brebis, ses brebis le suivent.) Il n’est pas dit que la foi soit produite par la puissance de Dieu, comme veut Hofmann. « Comment pourrions-nous, dit Luther, par nos forces accomplir l’œuvre suprême, croire. Il y faut la puissance de Dieu. » Rien n’est dit sur l’origine de la foi, ni sur l’action divine qu’elle suppose. Elle apparaît comme le principe subjectif de la vie chrétienne. Elle est essentiellement confiance en Dieu. Elle reçoit à chaque instant la force qui vient de Lui; elle attend, inébranlable, la réalisation de ses promesses, quel que soit le silence de Dieu, quel que soit le triomphe de l'ennemi. Pfleiderer en rétrécit la notion : « la foi est ici, dit-il, comme dans l’épitre aux Hébreux l’espérance de la gloire de Christ encore invisible, mais devant être manifestée, et celle des chrétiens avec lui » (Urchristenthum, p. 659; Holtzmann, N. T. Theol. I, 310). Schlatter, de même y voit « la certitude de l’héritage céleste » (Der Glaube, p. 314). En général, les interprètes, exagérant la place qu'il faut donner à l'espérance, méconnaissent le caractère propre et la nature cordiale, profonde, de la foi dans notre épitre.
ï à] CAE > re Al be :
38 COMMENTAIRE els cornplav dépend de ppoupouuévous. — Dans PA. T., sauver
(win), c’est délivrer du danger, de la mort (Ex. 14, 13, cf. Luc. 1, 71). Dans le N. T., sauver sa vie, son âme, c’est conserver, à travers les périls, cette vie de l’âme qui est le moi luimême (Hort). Disons plus simplement que sauver, c’est délivrer du péché et de toutes ses conséquences. C’est bien ainsi que l’entend lépitre; swrnetx désigne la délivrance actuelle, et la victoire définitive, notion dont xAmgovouix est le complément positif (Usteri). Le mot est pris, dans une acception large, populaire : c’est le salut messianique, l’entrée dans les biens à venir, leur possession anticipée. L'idée de délivrance domine dans 3,213 4, 17- 18 (Rom. 5, 9 être sauvé de la colère), celle d’enrichissement dans 1, 5.9; 2,2. (Voir pour l’usage populaire du mot cwrnpiz Deissmann Bib. Studien, p. 216.)
ërotunv, féminin, avec la terminaison #v (2 Cor. 9, 5) dans Mt. 25, 10 0n lit ai £roruer (Buttmann, p.25). — La fin est proche; tout est prêt (5, 1 méhhousav; Rom. 8, 18; Gal. 3, 23). La parfaite certitude avec laquelle l’auteur parle de la fin prochaine trahit une époque primitive. Ce n’est pas ainsi qu’on s'exprime plus tard. On continue à attendre la Parousie, mais on discute son arrivée; on ne ressent plus cette vibration des choses imminentes.
aroxxhvobnvar, l’infinitif aoriste, après £touos, indiquant une action qui doit être très rapide. (Act 21,1 13::2 Cor! 10, 6: ; 14; 1 P. 4, 5). Cette révélation se fera au dernier moment, àv xao® cyar®. Pour l’auteur, ce qu'on appelle la fin des temps, Édy. t. ypévwy a commencé avec la première apparition de J.-C. (x, 20). C’est aussi le point de vue de Pépitre aux Hébreux (1, 1.9.26; cf. ACt. 2,17; 3, 19-24) mais dans ‘cette fin des temps (ypévuv) viendra un dernier moment (xxe@) qui est proche (4 57; 1 Cor rom) Celui sde parousemMEepreson même ëv x. éoy. est toute grecque (Hort cite Polyb. 29, r1, T2.Netc)
Sur les différents moments où l’on fait commencer les derniers jours, et sur le caractère de ces derniers jours dans l'A. T., les pseudépigraphes et le N. T., voir Holtzmann, N. T. Theol., p. 78 à 81.
= ii en 39 1, 6. ëv & &yaAläsle, dAlyov dom ei déoy Aurnlévtes y mouxihotc metpasuoic',
Et vous vous réjouissez quoique vous soyez encore affigés puisqu'il le faut, pour un temps, par diverses épreuves, ;
y & ne peut se rapporter À xx9@ qui désigne un moment à venir. Hort propose de le rapporter à Dieu en qui l’on se réjouit (Ps#32 05; ab trs; Lac r/yravec ris lea. 5535) 0 rappelle d’une façon générale ce qui précède (3-5), comme dans 4, 4 (Ev © Eevitevrar).
œyxhhaobe, mot des LXX et des écrits du N. T. qui subissent particulièrement leur influence (Hort). Paul ne l’emploie pas. — Ce n’est pas l'impératif, pas plus que dans 1, 8(œyæräre) ni2, 5; mais l’indicatif. — Plusieurs, rattachant ou non ëv © à xxpd, ont voulu donner à ce présent le sens du futur; ainsi Origène : xxrà rdv Iétoov ayalAaseote, et Oecumenius : rà yap ayakäote avrt méAovros elhnrtat. On a vu que quelques Mss. de la vulgate ont exultabitis. La Peschito à la même leçon. Mais la langue de l’épitre n’a rien d’imprécis; elle est soigneuse; chaque mot doit être pris dans son sens exact. D'ailleurs zyæAkäofs se rattache à d’autres verbes au présent, auxquels on ne peut se méprendre (rs).
Le salut est, quant à son accomplissement, une notion de l’avenir; par les réalités spirituelles qui le garantissent, une notion du présent. La foi n'attend pas seulement que le Seigneur vienne, elle lui est unie. Elle en éprouve une joie ineffable. C’est l’enseignement de Paul, qui se retrouve ici avec une physionomie particulière : les derniers temps ont commencé (r, 20); on a le droit de se réjouir de ce qui va arriver, de ce qui arrive. Ce qui manque au mysticisme de l’auteur est complété par son eschatologie particulière. Ainsi s'explique ce qu'il y a d’un peu flottant dans ce
1. Var. : ayahhtasesÜe d’après Ve. (demid. tol.). — Syrsch omet et deov. — NACKLP ajoutent est: après deov, N*B l’omettent. — NK*L et de nombreux
Mnn ont Avrnevras.
morceau qui exprime d’une manière touchante l’ardeur d’une âme
qui est toute à J.-C.
« Vous vous réjouissez… » C’estainsi qu’au début de ses lettres Paul aime à reconnaître les vertus de ses lecteurs. Il en rend grâces, et c’est la forme la plus délicate de l’exhortation. — &yakliio, dans les LXX, traduit les verbes qui expriment l’allégresse débordante 513, 21. Ces vives manifestations caractérisent la piété d'Israël.
héyov, pendant peu de temps (Apoc. 17, 10); Luther : eine kleine Zeit}; la vie est courte, la fin est proche. La Vulgate pense à la faible quantité des épreuves, modicum; (2 Clém. 19, 3 x4v SA Yov ypôvoy xaxxoTaÎNowo). — ps, maintenant, fait ressortir le caractère tout momentané des évènements que l’on peut craindre.
:, qui s'emploie couramment ainsi, avec un verbe sousentendu (äcriv, Act. 19, 36), ne signifie pas puisque, mais si (3, 17; Sophoclès, Dict.). Schott, après Calvin et Bengel, insiste sur le sens de puisque « ei n’exprime pas une hypothèse, tout ce qui vient de Dieu est nécessaire » (Séoy). Mais si revient dans l’épitre pour atténuer les déclarations qui pourraient sembler dures. L'auteur ne disserte pas, il console. Il n’est pas sûr, semblet-il dire, que tous aient à souffrir, et nous ne savons ce que Dieu enverra (Castalion : si res ita ferat; Bèze : tum demum, quum opus est). — désv, selon Hofmann, exprime l’opposition nécessaire entre le monde et les chrétiens ; mais st exclut la nécessité ; selon Hort, c’est peut-être une allusion aux douleurs finales qui doivent survenir (Mc. 13, 7 Get, cf. Dan. 2, 28), et peut-être l’espoir que la persécution sera évitée. Luther conclut que nous n'avons pas à aller au devant de la souffrance : elle viendra, c’est assez d’être fidèle. « Es-tu chrétien... attends-toi à être condamné et persécuté.…. saint Pierre unit la foi, l'espérance et la croix sainte, car ces choses se tiennent. »
Avrnôévres exprime la douleur ressentie; 4v, les circonstances pénibles. L’aoriste indique une courte durée (èxiyov). Les épreuves passent (part. aor.) sur un fond de joie inaltérable (indic. prés.). Calvin : fideles non esse truncos, nec humanum sensum ita exuisse quin dolore tangantur (2 Cor. 6, 10).
= Lire L etpaspois, mot très fréquent dans les LXX(Hatch, Essay in biblical Greek, p.71 et suiv.), d’abord pour dire que Dieu met l’homme à l'épreuve (Ex. 16, 4, je les éprouverai pour voir...) puis, surtout dans les apocryphes, avec l’idée de châtiment (Sap. 3, 5; FIMO ot. V2 Sr Judith 242malctscetlépreuvesserla louange méritée par qui en triomphe (r, 7 taivev; Sap. 3, $ noi OAlyx madeubévras péyaha ebepyernfhoovrar, or à Pedc émelpacey abrobs nat elpey abrois &Eiouc Eœutoë). C’est aussi l’école nécessaire (Séov), à laquelle l'amour du Père à recours pour le bien de son enfant. Elle n’est variée que pour préparer l'âme à une plus grande variété de grâces (rorxians yäpires 4, 10). mouxihots (Jacq. 1, 2; 2, 3 et 4 Macch.), plusieurs et diverses; donc, ni rares ni aisées. L'épreuve pourra être à la fois courte et redoutable. Mais les affictions surviennent sans détruire la joie; elles peuvent être même une source de joie (1, 8; Jacq. 1, 2).
I, 7. va mb doxitov bu@y This riorewc TOÂUTILÔTEDOV Jeusiou Toù aTohAUUEvOU, dx ruobc LE doxtmalomévou, 2% <0ÿ 2e >! = \ NA £ \ in 5 SNS Àu x etpeT eic émavov xai O0Éav xai TIUMNY EvV Trou Ver Inooù Xptoroù
Afin que l'épreuve de votre foi, beaucoup plus précieuse que l'or périssable que l’on éprouve cependant par le feu, vous soit un sujet de louange, de gloire, d'honneur, lorsque Jésus-Christ paraîtra.
{y2, de sorte que, indique dans le grec biblique, la suite nécessaire, ce que l’on ne peut éviter après ce qui a été fait (Winer, p. 427).
donipuoy etc.; ce passage imite Jacq. 1, 3. Les termes rù doxipuoy buüv ès riszews se retrouvent, identiques, de part et d'autre;
1. Var. : rolvtwotepov, très bien établi par NA BCP, est remplacé par zohvruwresoy dans K Oec. Theoph. —NACKLP ont ypvsuv et B ygusou. — doxmatouevou remplacé par Gedoxmaouevou dans des Mnn. Clem. Or. — 2. dobav, x. tiunv dans NA BC Copt. Syrp Arm. Or., et x. tiunv x. doëav dans
KLP Oec. Theoph.
dans Jacq. le sens est plus franc, la phrase plus ferme. — 3oxtuov peut être le substantif classique, moyen d’éprouver (Bailly, Dict., mieux Jompetov). C’est le sens de Prov. 27, 21 (donpuov dpyvoû nai vous rÜpwsis); mais la tournure serait embarrassée ; on ne voit pas comment un moyen d’éprouver serait plus précieux que l'or; et cette interprétation n’est pas plus satisfaisante pour Jacq. 1, 3. Il s’agit bien de l’adjectif Soxios usité dans le grec hellénistique. Deissmann (Neue Bibelstudien, Marbourg, 1897, p. 86 à 89) en cite six exemples indiscutables, d’après des papyrus du Fayoum, des années 93, 126, 230 ap. J.-C. où ypusoë Seule signifie de bon or avec le sens de Séupos (Gen. 23, 16; 1 Chron. 29, 4; 2 Chron. 9, 17); de même que dans le Ps. 12 (11), 7 apyipiov memupomevoy Donipuov +9 yÿ. C’est ainsi que Oec. interprète Jacq. 1, 3 (Soxiurev rà rexpupévoy Aya). On remarquera en outre que plusieurs Mnn. ont, à 1 P 1, 6 la variante Séxmpov (23. 56. 69. 110). L’adjectif neutre indique, comme chez Paul (2 Cor. 8, 8), la qualité qu’on veut mettre en lumière : c’est ici le caractère éprouvé de la foi, la foi mise à l'épreuve (Jacq. 1, 3), purifiée, précieuse, prête pour la gloire à venir. L'âme est fréquemment comparée au métal nus au creuset Ps: 661065 T0 72040389 MAS See s; Apoc. 3, 18; Jér. 9, 7. Cf. 4 Esdr. 16, 74 tunc parebit probatio electorum meorum, ut aurum quod probatur ab igne; Herm. Wis. 4, s. — Chez Paul douur signifie caractère éprouvé (2 Cor. 2, 9; Phil. 2, 22). Soxfuuos est l’adjectif correspondant : ce dont on a fait l'essai.
risrews. Ceci nous élève au-dessus de toute notion superficielle de la foi : il y a donc une vie intérieure, issue de la nouvelle naissance, purifiée par l'épreuve, préparée pour la vie éternelle.
4evsiou. Paul dit youcés. On ne trouve que ypvstey dans 1 Tim., Héb., Apoc., 1 P; ypuocioy et ypuoés alternent dans Act. et Apoc.
r0ù — l’article étant supprimé avant le substantif, l’attribut suivant le prend. (Buttmann, p. 93.) aroxhvyévou, participe employé dans le N. T. comme un véritable adjectif indiquant la nature (Winer, p. 319), ce qui est périssable (Jean 6, 27). L’épitre aime à rappeler que tout ce qui est terrestre doit périr. — La foi