I, POS
de Dan. 9,24; 12, 7.12; Hén. 1, 2), ceux de ses contemporains, les siens peut-être.
ESslmrnoxy nat Eénoxüvnoxv, deux verbes déjà réunis de la même façon dans 1 Macch. 9, 26. — ëpauvay (fouiller, comme des mineurs, pour extraire) indique l’ardeur, la persévérance avec laquelle on cherchait à pénétrer le mystère. — 2%, répété, accentue la recherche intense. — Mais de quoi s'agit-il au juste ? Il n’est pas question avant tout d’un effort spirituel, d’un travail de l’âme pour mieux saisir le dessein de Dieu; encore moins d’un effort pour saisir par anticipation le salut (Luther : nach Seligkeit) ; L’épitre semble parler de la peine que les prophètes ont prise pour entrevoir le moment même où les choses devaient arriver. Les faits à venir sont révélés; l'inspiration (vision, Nomb. 12, 6, ëv éoduart Es. 6; Ez. 10; dictée Dan. 10, 21; 12, 4; interprétation suggérée, Dan. 2, 19. 28), communique d’En Haut la connaissance. Et c'est comme une donnée première sur laquelle le prophète peut travailler ensuite par lui-même (Apoc. 13, 18). — Au reste, sous cette forme particulière, on retrouve ici la même longue attente du salut dont Jésus parlait (Luc. 10, 24).
astres, le don de Dieu en J.-C., l’amour de Dieu manifesté dans le salut qu’il donne et dans toutes les grâces que ce salut comporte. D’après l’épitre, les prophètes font des calculs; maïs ils annoncent la grâce. Leur inspiration est teintée d’apocalyptique; mais elle reste profondément religieuse. F. Delitzsch dit à propos der Pr,10: «le regard dans l’avenir qui est accordé au prophète est déterminé, pour ainsi dire, par les lois optiques de son sens intérieur » (Syst. der bibl. Psychol., 1861, p. 366).
eis ous. Cette tournure ne doit pas être trop pressée. On sait quel usage le N. T. fait des prépositions, spécialement de eïç, là où le grec classique mettrait un simple cas; eis accentue simplement le fait même de la réalisation. Ce qui jadis était en promesses, en images, est maintenant accompli. Wiesinger ne dit pas assez en traduisant : qui nous a été donnée. Hort dépasse le sens en retrouvant ici l'admission des païens dans l’Église : en présence du salut, l’épitre ne connaît ni juifs, ni païens. buäs, par un usage fréquent du pronom personnel, le prédicateur qui à écrit
Monniër. — La première épitre de Pierre. 4
l’épitre cherche à convaincre ses lecteurs qu’ils n’ont pas reçu une grâce collective, vague. Il individualise énergiquement. Il semble dire : cette grâce vous est destinée, et vous à elle (5, 12).
10-12. Le prix du salut. Les prophètes l’ont attendu et avec quelle ardeur! (Calvin : salutis hujus pretium inde commendat quod in eam toto studio intenti fuerunt prophetae). Les évangélistes l’ont annoncé par le Saint-Esprit. Les anges désirent le connaître à fond. Il ny a pas ici d’apologétique, comme le pensait Gerhard (probatio veritatis Christianae), point de comparaison entre les deux alliances, bien que cette double intention puisse être à l’arrière-plan. On voit, en effet, comment l'Évangile continue les révélations antérieures et en quoi il les dépasse.
I, 11. Éoxuv@vrec eic tive D moloy xatodv édmhou To y QAUTOÏS TVEÜUX XptoToù TPOLLAPTUOÔLLEVOV Ta eic Xptorèv
h> NET 2 | SE le ralnuata LOL TAG ET TAUTA OOCUS
Ils tâchaient de découvrir le temps et les circonstances indiquées par l'Esprit de Christ qui était en eux et qui faisait connaître à l’avance les souffrances de Christ et la
gloire dont elles seraient suivies.
loxvvovtes, sans 5; l'accent n’est plus sur l'intensité de la recherche, mais sur son objet. Le mot, sous cette forme, est ordinaire.
sis n'est pas répété, régissant riva et roïoy comme une proposition unique (Buttmann, p. 342). — « cherchant pour quel temps. — +ivx, la date. — oïoy (Rom. 3, 27; 1 Cor. 15, 35; Jacq. 4, 14; 1 P. 2, 20), les circonstances qui permettront de reconnaître que le temps est proche. — xaœoèv,
; dépend de épauvüvres,
1. Var. : epxsvovres avec N B* (Tischendorf, Westcott et Hort). C'est la forme alexandrine (Buttmann, p. 58; Sturz, Dial. Alex., p. 117); eoeuvovtes avec AB 3 KLP (Lachmann, Weiss). — Plusieurs Mnn. lisent ednhov<o réunissant deux mots évidemment distincts. — Xoiostou omis par B.
— Ï], 11 — Si
le moment où une chose a lieu, où l'attente du salut se réalise (Mat. 16, 3 et parall.). On sait combien le moment de la parousie préoccupait les premiers chrétiens. Les disciples interrogent leur maitre (Act. 1, 6). C’est un sujet d’incessantes réflexions (2 Thess. 2, s); les grands discours eschatologiques des évangiles en portent l’empreinte (Luc. 21, 8. 24). D’après les déclarations de J.-C., on ne peut savoir le jour, mais on peut faire le tableau des dernières scènes (Mat. 24; Marc. 13; Luc. 21; Act. 2, 19-21; 1 Cor. 15, 52; toute l’Apocalypse). L'auteur attribue aux prophètes la même tension d’esprit à l'égard de la première venue du Seigneur.
&mhov se prête à trois constructions; 1°, il peut être pris d’une façon absolue, sans régime direct : on en trouve un emploi analogue dans 1 Cor. 3, 13; cf. Polybe 22, 11, 12 xa0” êv &d#hou viva rov yahxwpäérov. 2° Hort préfère prendre ëdfhou comme verbe actif ayant, pour régime, mafmuxta etc... (que régit aussi Tpopaprupépevov). 3° "Efhou rpouaprupémevor, dans le sens de : montrait qu'il rendait témoignage. Adoptons le 1“ sens, plus indiqué par la disposition des mots, toujours significative dans l’épiître. (ais viva... Edfhou.)
&dmhou caractérise les suggestions voilées ou distinctes de l’Esprit, les indications auxquelles il faut faire attention. L’imparfait contraste avec les aoristes £e{hrnoxv etc. L'action de l'esprit est continue ; l’effort des hommes est passager.
Cette connaissance était donnée aux prophètes par le rvsdma XptoTo5 toomaprupsmevoy &v œbroïs. — Xpuoroÿ sans article; c’est le nom abrégé de J.-C. On désignait également, sans article, le Méseitleane2s)ointede, Dieu-(2.Sam 23,152 Téstdes XII Patr. Rub. 6). — Maïs qu'est-ce que ce rvedpa? Selon Weiss CN. T. Theol., N 48 b), c’est l’Esprit éternel de Dieu qui annonce Christ par les prophètes, avant d’être Esprit du Messie. Weiss ne juge pas impossible, mais peu probable qu’il soit question du Christ préexistant. Pourtant les termes sont précis. L'Esprit de Christ, c’est bien l’Esprit par lequel le Christ préexistant se révélait aux prophètes. Il n’est pas question seulement de la préexistence idéale, dans les desseins de Dieu, comme au v. 20 (l'agneau prédé-
si; SEC s Rt
terminé); ni de la préexistence réelle, mais inactive, du Fils de l’homme des similitudes de Hénoch, qui attend, près de Dieu, le moment d’entrer en scène (Hén. 48, 6, il a été choisi et caché devant Lui avant la création du monde; cf. 4 Esdr. 12, 32 quem reservavit Altissimus in finem). — Une activité positive, de premier ordre appartient au Christ avant sa venue sur la terre. Il est le révélateur.
Paul, l’épitre aux Hébreux, la théologie Johannique parleront de son rôle dans la création. L’épitre de Pierre s’en tient à l’histoire du salut.
L’apôtre, dit F. Bonifas, nous représente le Christ comme préexistant à son apparition historique et inspirant lui-même aux prophètes le témoignage qu'ils devaient rendre de lui ». (Unité de l'enseignement apostolique, p. 57). « Il avait donc avant son apparition sur la terre une existence personnelle, et il était l’organe des révélations divines » (p. 239).
C’est une notion constante, dès l’origine. L’Ép. de Barnabas (5, 6), dira of rpograr am abtoÿ Éyovres thv yapiv els adtèy Émpophreucay. De même Justin, (4pol. II, 10), Ignace (ad Magn. 9), Irénée (Ad. baer, 4, 7, 2 et 4, 20, 4), Tertullien (Adv. Marc. 3, 6 nos quidem certi Christum semper in prophetis locutum; Ibid. 4, 13 Ipse erat qui in prophetis loquebatur). Clément d'Alexandrie (quis dives.…. 6) appelle J.-C. 5 roopñrns mocpntüy nai xÜpios Tavrds Tpopnrixoù Tvebpatos. Théophile (ad Autolyc. 3, 10) dit que le Christ venait vers les prophètes, HATAPYET ro els TOUS TpophTrac, Et Théophylacte : RYEÜUA Xproroë.…. Beokoyet tèv Xpustév. — Beck montre fort bien comment cette notion confine à celle de Paul. I y a, dit-il, + le Christ et l'Esprit un rapport spécifique. J.-C. le possède; il en est porteur. Il l'envoie, et l’Esprit le glorifie (Act. 2, 33; Jean 16, 7. 14 et suiv. ACCORDE ah n'arrive pas à l’existence avec l'apparition terrestre de Jésus. Sa venue dans le monde est une oxvéswois de sa préexistence cachée, car il est antérieur au monde (Jean 8, 58; 12,