‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 21 sur 123 · AIS COE MO ANIME MEET · texte numérisé non relu

AIS COE MO ANIME MEET

ëv avroïs, le v. 12 montre qu'il s’agit plutôt d’une révélation accordée aux prophètes que d’une habitation de l'Esprit en eux.

Du même coup, l’auteur laisse voir sa pensée sur le rapport

a ed ER 53

des deux alliances. Rien d’essentiel ne les sépare. « Jésus-Christ en est le lien vivant » (F. Bonifas, l’Unité.…., p. 57). Cette théorie n'est que la formule d’une expérience religieuse, celle du juif nourri des espérances les plus pures et qui salue en J.-C. celui en qui il croyait, avant de le connaître.

TpopLapTupéEvSY, mot composé rare (un exemple cité par Hort), po peut indiquer la grandeur, mais plutôt l’antériorité du témoignage. — paptipouat, citer en témoignage ou témoigner. Hort propose la première interprétation (calling God as a witness in prophetic announcements; cf. Jos. De Bell. Jud. 3, 8, 3), qui n’est pas conforme aux analogies du N. T. (Act. 20, 26; Gal. $, 3; Eph. 4, 17 etc. Où papripoua veut dire attester; cf. Jean 15, 26, l’Esprit rend témoignage), et qui, en cet endroit, n’est pas satisfaisante.

ra sis Xpiorèv rafuara, les souffrances de Christ, non celles que les chrétiens endureront pour lui. — ei, en se plaçant au point de vue du prophète, qui regarde l’avenir. (cf. sis ouäs (ro) et eis Xptorév (11); Hippol. De Antichr., 12 oi... mpoxnpÜEavres và els adrèv cuubnodmevx raôm). — Il est vrai que l’épitre parle des souffrances des croyants; elles sont à l’imitation de celles du Maître, (2, 21) et pour sa gloire; mais l’épitre ne les met pas sur le même pied, et n’en fait pas l’objet de la prophétie. Von Soden cite 2 Cor. 1, $ (xafWS Teptoseter Ta rabat To5 Xprorod els uäc); mais le sens et le contexte diffèrent. Autre, aussi, est l’idée que les souffrances du chrétien complètent celles de Christ. (Col. 1, 24.) Il est question en somme des faits sur lesquels le salut repose et non du sort de ceux qui l’ont accepté. Les souffrances et la gloire du Sauveur remplissent la conscience chrétienne primitive (Holsten, Zum Evang.des Petr. u. Paulus, p.173). Justifier lesunes (£de: Luc. 24, 26. 46; Act. 17,3), annoncer les autres, c’est, au début, toute MapDiooé tte ÉACL 2022 on MTe Ni AL28 cf Luc. 22,37.) On remarquera que nul écrit du N. T. ne parle, plus que cette courte épitre, des souffrances de J.-C. (réoyw, Tabmux, à 8 reprises).

raôuaraæ ...déEus. L’antithèse des souffrances et de la gloire revient ailleurs (Rom. 8, 17. 18) probablement empruntée au langage juif du temps et dérivée de l’A.T. (Es. 53). — Le pluriel

dé£as n’est pas sans exemple (Ex. 15, 11; Os. 9, 11; 2 Macch. 4, 15); il n'est pas appelé par le pluriel ab#para (1 P. 4, 13; s, 1); il désigne les manifestations successives de la puissance du ressuscité, monté au ciel, répandant son Esprit, revenant sur les nuées, jugeant les vivants et les morts, donnant l’héritage aux élus. Dans la brièveté des derniers jours, toutes ces « gloires » forment un ensemble, et paraissent presque contemporaines.

e » c Se en I, 12. oÙç àmexa don ét oÙy Exutoïs duiv dE dinxévouv andre, & vèv vnyYÉAN Ouiv duu Tov edxyyeAiTaévoy dus Ev nVEUUATt dylw dnrootahévri 4m oùpavoÿ, sis à ETubumoùoty dyyehor apart *.

Il leur a été révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu'ils étaient ministres de ces choses, qui nous ont été maintenant annoncées par ceux qui nous ont évangélisés, par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent de voir jusque au fond.

cd !

oïs avec le sens de quippe. — êr1, que, et non parce que (Luther); la construction serait embarrassée.

où Eavroïc. Bonne explication de Daillé : « les prophètes ont administré les choses qui appartiennent au Christ pour les fidèles du Nouveau Testament, et non pour ceux du Vieil... L’administration qu'en ont faite les prophètes, c’est qu'ils les ont prédites et signifiées. » (Sermons, sur 1 P, 12, p. 160-192, cf. Amyraut). Hofmann propose de voir dans les mots d’£r1 à ab une parenthèse. Rien ne l'indique et ce serait supprimer précisément l’explication attendue. — Il ne faut pas adoucir la traduction de 634... dt par un équivalent, non tam... quam; mais laisser à la négation et à l'afhrmation toute leur portée (Winer, p. 461).

1. Var. : K Syrsh Copt. Arm. ont muiv. — sv avant nrvevuart, appuyé par NCKLP Copt. Syrutr Theoph. Oec. est maintenu par Tischendorf, Weiss; omis par AB Mnn. Ve. ; Westcott et Hort, et Nestle le retranchent. Hort y voit une interpolation ancienne, probablement alexandrine, pour obtenir l'expression toute faite ev rvsvuatt (The first Epistle).

L’épitre ne dit pas que le ministère des prophètes ait été sans intérêt immédiat pour les contemporains. La valeur des prédications, l'influence des prophéties reste hors de cause. Mais en présence du prix infini de l’évangile, les temps qui précèdent sont une économie provisoire ; l'office capital des prophètes est d’entretenir l'attente, de préparer l'avenir. Peut-être aussi sommes-nous en présence d’une affirmation religieuse d’une portée générale : « Non pour eux, mais pour nous! » Les serviteurs de Dieu s’oublient pour les autres ; Israël parmi les nations (Es. 49, 6), l’Église chrétienne dans le monde ont reçu la mission de transmettre les révélations reçues (Hort). De cet endroit on ne peut conclure ni l’origine juive des lecteurs (Weiss, Lehrbegriff, p. 33, rem. 2) ni leur origine païenne (Usteri). Ce langage était courant dans la première Église.

arexx 690. Il s’agit, non plus d’une recherche anxieuse, mais d'une révélation. On croyait sans doute la constater dans les paroles des prophètes sur l’éloignement de l’ère messianique; peut-être dans Hén. 1, 2 : « Je compris ce que je voyais, non pour cette génération, mais pour les générations lointaines qui sont à venir »; dans Dan. 12, 4. 9 : « Ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusque au temps de la fin. »

dryxovoüv, forme habituelle dans le N. T. (Mat. 4, 11); l’imparfait, parce que les effets de cette œuvre durent; iancvéw avec l’accusatif est fréquent dans le grec hellénistique pour dire : présenter quelque chose à quelqu'un qu’on sert 2 Cor. 3, 3; 8, 19, 20; Jos. Ant.6, 13, 6; Orig. In Psalm 49 (48), 3 eiot DE orôpa Xptatoë oi Tôv Adyov abtoë Oianovoïvres, (Jean Réville, Origines, p. 56, n. 3 : &« x... xovéw, vieux mot ionien, travailler, se donner de la peine, être l'organe par lequel se fait un travail ». Le ministère des prophètes transmet à l’Église l’évangile anticipé, préparant ainsi la foi. Hofmann pense à leurs écrits : c’est de leur ministère en général qu'il s’agit. Wiesinger croit que ce ministère est regardé comme efficace, à cause de son action sur les évènements. Mais l’accomplissement n’est pas l'effet des prédictions. Les prophètes ne sont pas la cause de la venue de J.-C. Il ne s’agit que des révélations reçues et transmises. C’est par là que les

prophètes servaient les chrétiens, comme des diacres de l’Esprit. — Brückner (qui traduit : messagers de Dieu) et Hort, voient dans drnxovoiv le service de Dieu (Apoc. 10, 7 doÿhovs cf. Am. 3, Ts Zach.1, 6; Dan. 9, 6: 10.) C’est le sens de Col: 1,7 et Hébr, 14. Cette pensée n’est pas étrangère au texte; mais elle n’y est pas exprimée.

buiv, le pronom est répété trois fois, pour insister sur l’application personnelle. — 2574 peut s'expliquer de deux manières : ou il se rapporte aux rabmuxrx, etc…, dont il vient d’être parlé, ou bien il porte sur à et signifie que les prophètes ont annoncé précisément ce que les évangélistes prêchent.

avnyyan (Es. 52, 15 os ox avnyyéhn rep adroë ÉVovra, cité dans Rom. 15,21). &vayy£kiw est très fréquent dans les LXX (1 Macch. 2,31), moins dans leN. T.(où &yy£Anw est diversement composé : Act. 17, 13 avec «ar; Rom. 9, 17 avec à) et signifie raconter, exposenñen détail (Act 14927, etir5,-4 007: Jean ro 73.0T4 TS; 2 COLE)

edayyehroapéveys, suivi de l’accusatif, pour désigner ceux qu’on évangélise, comme dans Es. 40, 9 ; on trouve le datif dans Es. 617, 1 (Luc 4, 18); et les choses annoncées sont à l’accusatif dans Es. 2, 7; de même Luc, Act., Paul et 1'P. disent ebxyyehileohai où, rwvé, tivi me. Mat., Luc, 1 P. et Héb. disent ebayysAtfeofar au passif, en parlant des personnes et des choses; Apoc. : ebxyyenler rivd. — <)æy. ne désigne pas une catégorie spéciale, apôtres ou évangélistes ; leur titre serait indiqué (2 P. 3, 2); mais les nombreux chrétiens, libres évangélistes, qui ont apporté la bonne nouvelle (cf. Rom. FOIS):

ëv rveûpart, — év instrumental (2) par l'Esprit (Zach. 4, 6; 7, 12; Es. 4, 43 avec dé Act. 11, 28:21, 4). Chez les prophètes, c’est l'Esprit mème qui est à l’œuvre. Quant aux évangélistes, l'Esprit est la puissance qui les éclaire et les fortifie; mais leur personnalité reste plus intacte; ce sont bien eux qui agissent. C’est qu’à propos des premiers, l’auteur exprime un jugement théologique; il a une théorie de l'inspiration. Pour les seconds, il parle d’expérience. Plus tard on considérera les inspirés de la première heure comme eux-mêmes faisaient des prophètes. — 79. &yiw (Es. 63, 10.

11; Sap. 9, 17), notion commune au N. T. et à la théologie juive. Le Saint-Esprit, pur de tout défaut, vient du Dieu saint et se propose la sainteté dans le message qu’il inspire (Hort.).

amootahévrt. Allusion à la Pentecôte (Joël, 2,28; Act. 2, 17. 33) : « Les apôtres, dit Bonifas (Unité, p. 102), sont unanimes à invoquer l'autorité du Saint-Esprit qui fut répandu sur eux le jour de la Pentecôte. » Le Saint-Esprit a été envoyé (ärostélw, avec l’idée d’une mission à remplir, Luc 24, 49; Act. 1, 4. Jean 14, 26 réuber); IS, 26; 16, 7; Gal. 4, 6 aExréoreuhes ; Eph. 4, 8-13). Il est dit de même que le Messie a été envoyé (Act. 3, 20. 26. Héb. 3,1; cf. Es. 38, 16). — àr obpavod, séjour glorieux où Dieu règne et d’où les grâces divines rayonnent.— Envoyé par qui ? Par le Père (Jean 14, 26)? Par le Fils (Luc 24, 49; Jean 15, 26; 16, 7; Eph. 4, 8)? L'expression employée ne permet pas de préciser.et correspond à des passages tels que Jean 14, 16 épurnou 12 rasépa nai. duoer..., Act. 2, 33... AuBwv... 8Ëyeey.. Ce qui est dit de cet envoi de l'Esprit répond à ce que les Actes disent des descentes de FESpnit(8 2; etsuiv.; 2x0, "44'et suive set suive ct Ez. PS

&yyshor, sans article, comme rpopras (10). Voici enfin qui met dans tout son jour la valeur du salut : les anges le sondent avec une ardeur et un désir fervent de le mieux connaître. Ce tableau de l’univers contemplant J.-C. deviendra habituel dans l’imagination des croyants. Il se retrouve dans 1 Tim. 3, 16 où l’on croit reconnaître un fragment de cantique (Ed. Stapfer, Le N. T., note à r Tim. 3, 16).

sis à indique le contenu même de l’évangélisation. La rédemption est ce mystère adorable que les anges cherchent à pénétrer. La sagesse et l’amour infinis sont comparés à un abime sur lequel on se penche. « Dans le ciel, dit Luther, il y a de si grandes choses que nul cœur d'homme ne les peut concevoir. » Aïlleurs, les anges sont montrés, suivant avec joie les progrès du Royaume de Dieu dans le cœur des hommes (Luc 15, 10), ou veillant sur les petits (Mat. 18, 10). Il est possible que l’épitre pense à l’Église sur laquelle les anges se penchent pour y trouver la révélation et l’explication du mystère.

Erbuyodaiv exprime leur désir, leur effort, et le caractère incomplet de leur connaissance. Thomas d’Aquin dépasse le sens en disant à ce propos : Desiderium illud non excludit rem desideratam sed ejus fastidium (Somme P. 1, Q. 58, art. 1).

raparÿVa, terme classique (se pencher pour regarder), traduit np, qui se dit de Dieu qui regarde du haut du ciel (Deut. 26, 15); dans les LXX, se pencher pour regarder à travers la porte (Sir. 21,23). Dans Hénoch (9, 1, fragments grecs), ce terme s'applique précisément aux anges : dnoUsavres of réooapec peydhot apyayyEhot.… ragérvbav èmi Thy yAv En TOY &ylwv Toù obpavoÿ. C’est le mot qui caractérise l’attitude du disciple penché sur le tombeau (Jean 20, $). Il n’y a pas ici d’allusion aux Kheroubs de l’arche, ainsi que le pensait Amyraut : « Comme les chérubins que Dieu avoit fait poser sur l’arche avoyent le visage tourné et penché sur le propitiatoire, pour en admirer, ce semblait, la structure et la beauté. » (Id. Bèze.) Il n’y à pas non plus à parler de la curiosité des anges (Bengel : la curiosité, vertu non seulement des prophètes, mais des anges). L’épitre reproduit dans une grande image la pensée de Paul (Eph. 3, 10), sur la sagesse de Dieu manifestée aux puissances célestes par l’Église (yvwp:507 v5v taïs apyxis nai Tais EEoutous à

giats Év Toi EROUpavious anges et les hommes sont associés dans la connaissance et dans l’amour. Les hommes à qui la grâce de l'Évangile a été accordée, ont quelque chose à apprendre aux anges. Les uns et les autres sont membres du royaume de Christ : 1 P. 3, 22 y insiste, et met peut-être les anges déchus au bénéfice de la rédemption (Col. tr, 20). Voir sur les doctrines juives relatives aux anges, F. Weber, System der altsynagogalen.… Theologie, p. 168 et suiv. (anges incapables de connaître les profondeurs de Dieu (p. 169); anges jaloux des hommes qui ont la Thora (p. 170), et ailleurs, famille céleste à laquelle Dieu communique ce qu’il décide (p. 170). cf. l'étrange explication de Didyme : les anges tombés, mais non sans espoir, regardent, à travers une grille, les joies de l'Evangile.

Al = LA e Le ÿ, mn (a 14 TS EXXAANOIAS 1 TOAUTOUIAOS gopia). Les

FF. 1e Pr 59

TE PARTIEMCE CES 02 60):

On vient de voir sur quel fondement inébranlable reposent la foi et l'espérance des chrétiens (3-12); voici maintenant quelle doit être, en conséquence, leur conduite. De 1, 13 à 2, 10 ce seront les principes généraux de la vie chrétienne : la sainteté, l'amour. Au reste, il ne faut pas s'attendre à rencontrer des développements de morale, succédant d’une façon tranchée à des afhrmations de doctrine. Ces distinctions seraient artificielles. La vie chrétienne est embrassée dans son unité, J.-C., source de toute vie. L'auteur exhorte donc en enseignant, et il n’enseigne que pour exhorter, mêlant à chaque instant, comme il l'indique, l’érisaotuota et la rapaxAnors (5, 12), les deux éléments essentiels de la littérature religieuse du temps.

13-21. La sainteté, caractère distinctif de ceux qui ont Dieu pour Père, J.-C. pour Sauveur. Le v. 16 est le texte central, le thème de l’exhortation.

: AURS ’ 7 re, Ev amoxahube [nooù Xorotod.

C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre esprit, et étant sobres, attendez avec une parfaite espérance la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ paraîtra.

à16. Les anciens commentateurs rattachent 316 aux versets 10 à 12, et les modernes à l’ensemble de ce qui précède. Volontiers, dans l’épitre, un développement se rattache à la pensée générale qui vient d’être exprimée. Ici l’ampleur de l’idée rend la chose évidente. Les conséquences vitales vont sortir du principe essentiel.

Les pèlerins qui veulent arriver à la patrie céleste, imitent ceux qui ont à voyager, à courir, à servir. Ils ramènent les plis de la

robe flottante, et les fixent autour de la taille par une ceinture, pour assurer la liberté de leurs mouvements (1 (3) Rois 18, 46.) — Les LXX disent habituellement rept£wvvou: (de même Luc. 12, 35; Eph. 6, 14). sept indique que l’on serre, äv4 que l’on relève, mais avat. est aussi dans les LXX; Prov. 31, 17, avalwoxuévn loyveüs rhv dop)v arñs. cf. Polyc. 2;) c’est le geste de l’homme qui se ceint (Jean 13, 4 é£wsey). Copiant une expression hébraïque, ou se souvenant d’une parole du Seigneur (Luc. 12, 35), ou plutôt imitant Eph. 6, 14, l’auteur ajoute raç Bopias 1%c Quavoias, les reins de l'esprit. Il n’y a pas à presser le sens d’èsoÿxs, à y chercher l'indice d’une nouvelle vertu : la pureté, d’après Luther (cf. ce que les Hébreux entendaient par D%9n; Corn. a L: fortitudo, castitas); la pureté est dans le second terme (vépovrse), plus que dans le premier. C’est un trait faisant image, rien de plus.

duavoix ne doit pas être pris dans son sens propre, activité de l’esprit, du voÿs, réflexion. Dans les LXX on sait combien les termes de psychologie s’échangent l’un pour l’autre, sans rigueur; Duavoia se prendra pour xapèla et traduit 25(Ex.9,21; 35, 25; Gen. 6, S ns tue diavosïrar &v T9 xapôta adrod; cf. Mat. 22,37; Marc 12, 30; Luc. 10, 27 de tout ton cœur, &€ Same tac xapôlac sou; Eph. 4, 18, écxotupévot 77 diavoi).

Le participe aoriste est employé, car il s’agit d'une détermination qui doit être prise une fois : se décider au voyage de la vie chrétienne. Usteri pense que cet endroit vise le zèle aveugle, les espérances fantastiques. Ce ne serait assurément que par voie de conséquence. Calvin y voit une exhortation au recueillement; et Weiss, au zèle.

vhgovtes, au présent, car c'est un devoir continuel. Au sens propre, c’est le jeûne, et il en est question, en effet; mais il s’agit avant tout de la sobriété constante, nécessaire pour garder la maîtrise de soi (sens classique, Bailly, Dict.; exemples cités par Hort.; 1 Thess. $, 6. 8;) sobriété d’âme et de corps, qui garde la tête et le cœur libres. Jésus avait dit à ses disciples de ne pas se laisser appesantir (Luc. 21, 34); l’épitre en fait un synonyme de sagesse (4, 7) et de vigilance (5, 8) ». Quand la foi est de bon aloi, dit Luther, elle saisit le corps et le tient en bride ». Et ce

— I, 13 — 61 sont, remarque Reuss, les conditions d’une bonne marche : se ceindre, être sobre. Weiss entend végovres de l'espérance qui ne doit pas être exaltée (2 Tim. 4, $ vies ëv räouv.)

tehelws, se rattache à ëArioare. — Les uns le rapportent à vñpovres (Hofmann, Ewald, Westcott et Hort, d’après la Peschito et Oec.); d’autres à ?Atioure (Weiss, Tischendorf, d’après LP. Ve.; Luxov : perfecti). Le rythme de la phrase l’unit à vfgoyres, la logique à &hrioure (Chaponnière, notes inédites). végovres sans adverbe, seul, est un peu dur, entre des propositions développées, chez un auteur qui n'est pas habituellement concis et Hort remarque que, dans l’épitre, l’adverbe suit le verbe (1, 22; 2, 19. 23); mais cet usage n’est pas absolu (4, 5); Atisaze sans adverbe serait froid, et il est plus naturel que l’adverbe soit joint au verbe principal.

rehksiws signifie parfaitement. Érasme : jusque à la fin. Bèze : sincèrement. Morus : inébranlablement. Schott : sérieusement. Weiss : simplement.

Cette espérance parfaite sera définie au verset suivant; c’est une espérance accompagnée de perfection morale. « La communauté, remarque Fulliquet, met ses soins empressés à ce que ses membres soient dans un état moral irréprochable » (La pensée religieuse). Espérez, rattache ce développement à celui qui précède; parfaitement, énonce l’idée nouvelle sur laquelle on insistera.

thricare, Imp. aor. Blass remarque que l’épitre emploie ces impératifs pour donner des exhortations générales, là où on attendrait le présent (Gramm. p. 191; Winer, p. 294) C'est, explique Winer, parce que l’aoriste était regardé comme plus pressant, comme renforçant l'expression. C'était un usage de la langue hellénistique (2 Clém.)

ër!, selon Weiss (Lebrb., p. 36, note 1), ne désigne pas l’objet même de l'espérance, mais la raison d’espérer; il ne faudrait pas traduire : espérez en la grâce; mais, en vous appuyant sur la grâce, en la prenant pour fondement, espérez; l’objet de l’espérance devrait être marqué dans l’épître par eis (1, 21; 3, S). Mais en réalité &Ax!Çew se construit de façons très variées : datif de l’objet, Mat. 12, 21; infinitif 2 Cor. 5, 11; êu, Luc. 24,21; HT Co loncr dat alim, 4"10: et ace.,1 Tim, 5,25;

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