‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 23 sur 123 · Var.: Syrsch. Arm. ajoutent vuwv à avastpoon · texte numérisé non relu

Var.: Syrsch. Arm. ajoutent vuwv à avastpoon

Géyever (Winer, p. 375). Luther : « Parce que je suis votre Dieu, et que vous êtes mon peuple, vous devez être tels que je suis. » Bonnet : « l’essence de la religion consiste dans l’imitation de celui qu’on adore » (Eph. 4, 24 +èv xavèv dypwroy, rèv xatx Oeèv xrtofévra, venant après Eph. 2, 2 xaràx ràv aiüve, Col. 3, 10 ar elxiva tod xtioavros). — Stapfer : « comme l’a dit le Saint. »

Tèv &yiev, peut être soit un substantif, le Saint (le nom par excellence, le Saint. Cf. 1 Jean 2, 20 : « vous avez reçu l’onction du Saint), soit un adjectif, attribut de xxkéoavzz. Mot à mot : comme le Saint qui vous a appelé; ou : comme celui qui vous a appelés est saint (cf. Mat. 5, 48 « comme votre Père céleste est parfait »).

äytes, perfection intrinsèque de Dieu, qui est pur de toute sorte de mal (Jacq. 1, 13 : à yäp ec dmeipasroc). Mat. 5, 44-48 (réderor ws à rare buy) exprime de plus la perfection active du Père qui aime, qui pardonne.

zakécavra, la vocation dans le temps, réalisant la prédestination antérieure au temps. xxsiv suit tpoopiterv chez Paul (Rom. 8, 30) et ici rpoyryvwoxew. L'appel vient de Dieu, qui retire l’élu du péché où il vivait, et l’introduit dans la vie nouvelle. C’est un acte intérieur de la grâce, qui se réalise par l'appel historique (Rom 00 no Er 24 en COrEL, 0-1 Fhess 4,57. 2472 Thess. 2, 14). Dans l’épitre, l'accent est mis par endroits sur l’appel extérieur (2, 9.21; 3,9; $, 10), comme avec un ressouvenir du « suis-moi » de jadis (Mat. 4, 19).

xat adrct, non pas, comme on l’a parfois entendu : vous de votre côté, voici ce que vous avez à faire, comme votre part dans l’œuvre de votre salut; mais : vous, comme lui; x! avoit surcharge la phrase pour souligner l’ordre de tendre à la sainteté qui est en Dieu, et qui vient de lui.

vevn0ñre, impératif aoriste : il faut commencer sans délai. Peutêtre l'impératif de yéyvoux remplace-t-il simplement l'impératif d’eiva, rare dans le N. T. On pourrait aussi traduire : devenez (Estius : efficiamini). Hort y voit davantage : « Montrez-vous saints, comme vous l’êtes. » Usteri veut même que ce soit une antithèse à £5:50< que contiennent les passages de l’A. T. auquel

Monnier. — La première épître de Pierre. $

celui-ci fait allusion ; « vous serez », disait l’ancienne alliance, qui voyait dans la sainteté un état qui existe, de par l'alliance même.

Il est vrai qu’en Israël, à cette époque, l’épithète de saint s’applique couramment à la partie fidèle du peuple (1 Macch. 10, 39 roïs dyicus roïs ëv Tepouoadn. Dan. 7, 18.22. 25). Mais le texte même du Lévitique établit un rapport essentiel entre la sainteté divine et la conduite des membres de l’alliance; et, pour l’auteur, la sainteté d'Israël procédant de l’alliance, impliquait la sainteté essentielle et l'effort du croyant pour la réaliser. (Cf. Talmud, Nedarim 32 a, sur l'effroi d'Abraham à la pensée de la perfection qui lui est demandée (Hort)}. (1 P 1, 16.17; Mat. 5, 48).

La notion de la sainteté qui résulte de. cet enseignement est bien la sainteté évangélique. Elle garde quelque chose du caractère négatif, élémentaire de l'A. T.; mais les idées dont elle est entourée, l'esprit qui la transforme, font d'elle, avec la charité, la vertu par excellence des temps nouveaux. Elle ne consiste pas seulement à se préserver des souillures (Corn. a L. : sanctitatem consistere in puritate quae acquiritur fugiendo et mortificando carnales et lerrenas cupiditates), mais à réaliser la vie qui procède de la

régénération (1, 22).

y tac avagTpooÿ. — avasroco, mot des apocryphes de l'A. T. (Tob. 4, 14: lot reraSeupéves 2v taoÿ avaorpooÿ oov. 2 Macch.s, 8) et des épitres du N. T.; expression familière à l’épitre (x, 17. I8; 2,12; 3,1.2.16);-terme.coutant chez Josèphe” Polybe’et les écrivains postérieurs (Epictète 1, 7, 2). — ëv rao, sans article, généralise : en toute sorte de conduite humaine, dans toutes les circonstances de la vie. Les détails de l’existence doivent porter le cachet chrétien; les fidèles deviendront conformes à celui qui les a appelés.

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Car il est écrit : vous serez saints, car je suis saint.

1. Var.: ABKLP Oec. Theoph. ont dr NC 60 où. — NACKLEP ont œyuot; B 31 70 Syrutr o7t ayrot (adopté par Weïss). — soeoûe appuyé par N BC et

IT É 1 NÉre) 67

=, un peu plus fort que &x, introduit une citation importante comme dans 2, 6 (Hort).— yiysxrzæ, De Wette voit dans cette citation un simple commentaire d’xyie1 qui précède, un ornement de la phrase. C’est une déclaration solennelle donnant une base biblique à ce qui vient d’être dit. Ce texte revient plusieurs fois dans le Lévitique : à propos de souillures légales (animaux impurs, Lév. 11, 44; 20, 26), à propos de la consultation des esprits, qui atteint la souveraineté divine (Lév. 20, 7); à propos du respect dû aux parents (Lév. 19,2), et c’est la loi morale mise sous la sauvegarde de la religion. Dans l’épitre il n’est question que de la perfection spirituelle. « À vous, dit Amyraut, appartient la vérité des ombres et des figures, et par conséquent la réelle représentation de la sainteté spirituelle et effective qui est en la nature de Dieu. » Beaucoup de commentateurs, isolant ce passage de ce qui suit, n'en ont pas vu toute la portée. Fronmüller dira qu’il n’est pas question ici de participer en Christ à la sainteté de Dieu. Schott y trouve la loi fondamentale de l’histoire du salut.

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