‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 25 sur 123 · PAPE ARE AE · texte numérisé non relu

PAPE ARE AE

son aide (Deut. 12 où érixhrn0%var ro évopa abroù revient comme un refrain. Test. XII Patr., Levi, $ eïre por vd évoua oov, Üva émtxakécupal se). — ratios peut venir des passages analogues de A. T. (Ps. 88, 27 abrds éminahécetai ue [larme mov. Jér. 3, 19), mais bien plutôt de l'usage constant des premiers chrétiens (oraison dominicale; formules d’invocation Rom.8, 15). L’épitre est toute pleine de la foi à la paternité divine (1,2-3 avayévmoas; 2,2 apTryévnTa etc...)

xofovrz, participe présent indiquant non le moment de l’action, mais le caractère de celui qui l’accomplit (Winer, p. 332). Grotius y voit le jugement que Dieu exerce incessamment (#empe ut det aut auferat spiritum suum). Cf. Jean 12, 31.

Dans 1 P.4, $ c’est le Christ qui juge. (Hén. 69, 27. 29). Cette notion ne celle des discours de J.-C. dans les synoptiques (Mt. 25); elle s’est conservée dans la littérature chrétienne Barn. 7, 2° De 294 200léne 240 USA RE O0 PAPA ne du Christus Judex domine le moyen âge. — Dieu est Père et Juge tout ensemble, et ceci bannit la fausse familiarité et la peur. Grâce au Père on ne tremble pas devant le Juge; le Juge apprend à respecter le Père:

arposwrokmurTws. Il n’y a pas d'exemple antérieur de ce mot; rpécwrov Aapéiver est l’hébraïsme connu 5135 ni, faire attention aux personnes, les traiter partialement, avec faveur ou défaveur. Le grec du N. T. forme les composés rposwrokmurteis (Jacq. 2,9), toccurokfurtns (Act. 10, 34) et rpoowroïmubia (Rom. 2, 11). Aucun nest dans les LXX (Symmaque à xpccwroretta, 2 Sam. 14, 20). La Bible afhrme à chaque instant labsolue justice de Dieu. L’épitre rappelle aux chrétiens que la grâce même n’est point partiale. Cet avertissement n’était pas inutile. Israël croyait que Dieu le jugerait d’après d’autres principes que les Gentils (F. Weber, System des Altsynagogalen… p. 327). De là un laisser aller, une fidélité illusoire qui tournait les commandements. Il fallait détruire toute sécurité de ce genre.

pyov, au singulier : l’œuvre et non les œuvres. La conduite forme un ensemble. Unum, dit Bengel, bonum malumve. De même Jésus dit rp3%iv (Mat. 16,27). Paul emploie tantôt £oya

(Rom. 2, 6) et tantôt £pyes (1 Cor. 3, 13). Le nom collectif dit la même chose que le pluriel. — C’est le jugement, non le salut, qui est mis en relation avec les œuvres.

avaotpaphte (avaotoco : I, 15), aor. 2 pass. avec sens réfléchi, correspond à l’hébreu +54 et paraît avoir été d’un usage courant dans ce sens. Deissmann (Bibl. Stud., p. 83) cite divers textes du temps.

Ëv 966w. — iv exprime l’état moral où l’on vit, les forces spirituelles dont on dispose (Winer, p. 364). — La crainte (nxv min) recommandée au chrétien, est une notion essentielle de la morale juive du temps, qui se retrouve modifiée dans le N. T. Chez Paul c’est surtout le respect, cette forme supérieure de la crainte (Eph. $, 21); c’est la crainte de l’amour (2 Cor. 7,11); c'est aussi le sentiment que l’on peut déchoir de la grâce (Gal. s, A RPQUR2 Are ein s 200 He br A Te Abe 2241P- 3, 17). D’une part, tout esprit de servitude est exclu par la liberté des enfants de Dieu; mais souvent aussi Paul s'exprime comme ontiasat autoutr-de lui (2'Cormir;-Romas21;"Philis;:r2). Le 4° Évangile ne connaît pas la crainte. Jésus accorde une intimité complète à ses disciples, mais il reste des éléments éthiques analogues à ceux dont se compose la crainte chez Paul : les scrupules de l’amour fidèle et la possibilité de déchoir; mais, en somme, l’amour seul est resté; toute peur est bannie. L’évangile de Jean, tout lumière à l'égard du croyant, ne peut pas admettre cette ombre. — Dans l’épitre de Pierre une nuance d’effroi subsiste (comme dans les synoptiques : craignez celui. Mat. 10, 28). C'est plus que le respect, plus que la vénération religieuse (Grotius, Hottinguer : reverentia Dei), plus que la crainte filiale (Luther), plus que « la vigilance austère et la gravité recueillie » (Burnier), plus que « l'émotion religieuse qui saisit le chrétien lorsqu'il se pénètre de sa vocation » (Chaponnière). C’est la crainte, au sens antique, au sens de l’épitre aux Hébreux (notre Dieu est aussi un feu consumant : Héb. 12, 29). Sur les vies les plus fidèles planent encore de tragiques possibilités. Les épreuves des derniers temps seront extrêmement redoutables. Mais cette crainte est présentée comme salutaire, bienfaisante. Elle augmente la vigilance. Elle est

un principe de grandeur d’âme et même de joie, détruisant les craintes secondaires, et fortifiant le vrai courage. — Après l’épitre aux Hébreux (12, 28; 4, 1), Clément de Rome coordonne les 2 éléments, selon lui essentiels, de la vie chrétienne, la crainte et l'amour (Clem. Rom. 21, 8 et suiv.). — Les Pères apostoliques unissent constamment la foi, la crainte, l’amour (Barn. 2, 2. 4. 1; Herm: Mañd., 7, 8, 9); la crainte et la patience (orcuovt) étant les soutiens de la foi (Clem. Rom. 58; 2,2). Oecumenius distingue 96625 Tpo4 re et sehetwwrtxéc. Théophylacte, la crainte élémentaire rods +à swppovsiv, et celle qui tend à être accomplie dans l'amour.

rapourias, notion voisine de rapemidmquers (1, 1). C’est le fait de ceux qui, étrangers dans un pays, séjournent en passant (Gen.

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