‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 26 sur 123 · PS · texte numérisé non relu

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Sachant que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, que vous aviez apprise de vos pères, non par des choses périssables comme largent ou l'or;

sidtres, rappelle dans l’épitre, et chez Paul, un principe admis, indisenté (s, 9; Eph.6, 85 Col::3, 24). L'épitreimentreltèrles phrases par des participes qui introduisent une idée nouvelle, se rattachant au principe général qui vient d’être posé, plutôt qu'aux mots qui précèdent immédiatement. — Usteri veut que le don du salut soit mentionné ici comme un motif de plus de marcher dans la crainte, et il cite Héb. 10, 26-31; mais les idées diffèrent. La liaison vraie est : vous pouvez être saints, ayant été rachetés. Il ne faut pas traduire par un impératif (Luther : et sachez); mais par le participe : sachant; c’est un principe de la foi chré-

1. Var. : N° lit pDaoros et apyuprou, fautes évidentes. — On lit ratporae. av25:20%. dans C Mnn. Arm. Tehoph.

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tienne qui va être rappelé. Huther traduit : réfléchissant. C’est une nuance étrangère au texte.

Eutpwbre *. (Es. 52, 3 : où meta &pyuplou Autpwoece. Mat. 20, 28 ‘htpov dvi mohAüv. Mat. 26,.28; Marc. 10, 45.) Le Aütpoy est l'argent du rachat, la rançon. Paul emploiera les mots d’arolürewos (Rom. 3,24) et d’&yopätw (1 Cor. 6, 20; Apoc. 5, 9'#yépasac; Apoc. 14,3 #myopasuévet, et dans les Pastorales, 1 Tim.2,6 avrilurpov; Tite 2, 14 Aurponrai). À quelle coutume est-il fait allusion? A l’amende payée pour des délits commis par négligence (Ex. 21, 30)? Au demi-sicle payé par tout Israélite lors des dénombrements (Ex. 30, 12-16)? à la rançon des premiers nés (Nomb. 3, 44-51), à la rançon des esclaves (Nomb. 18, 16)?

La plupart des commentateurs reconnaissent une allusion à la délivrance des captifs d'Égypte et de Babylone. Moïse est appelé Avtpwris (Act. 7, 35).

Dans les LXX, Avrocëy désigne souvent la délivrance d’une captivité, traduisant 5x3 (Ex. 6, 6; 30, 12; Ps. 74,2; 77, 16; 106, lo)et-nte (Deut-7,8:19, 262161521564, 11) Letarand nombre des figures possibles montre combien l’idée est générale. L'usage chrétien ne se borne à aucune en particulier; les plus touchantes l’intéressent davantage ; il les ramasse toutes pour en faire le symbole de l’œuvre rédemptrice. Mais cette image ne doit pas être pressée. Elle ne fixe qu’un aspect des choses : un sacrifice obtient une délivrance; un don d’un prix infini permet que les coupables reçoivent leur pardon (racheté de la servitude du péché ; desl’ayouia Tite2, 14; de la xaréoz; Gal. 3, 13). Il n'y a pas à demander à qui la rançon est payée. Elle ne l’est à personne, en

particulier.

o0aphsis, des choses périssables, substantif, apposition aux mots qui suivent, et non adjectif leur servant d’attribut. — L'or

rachète les esclaves, le sang de Christ rachète les pécheurs (Rom. 7,14): « trésor si précieux et si noble qu'aucun esprit, aucune

1. Sieffert, Heilsbedeutuiny d. Leid. u. Sterb. Christi, nach. d. 1. Br. des Petrus, I. f. d. Th, 1875, p. 388. J. Dalmer, Zu Petri 1, 18-19, Gütersloh, 1899.

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raison ne le peut concevoir. Une goutte de ce sang innocent aurait suffi pour le péché du monde. » (Luther).

aralas, une manière vaine et nulle de comprendre la vie. Une défaveur spéciale s’attachait à ce mot. On nomme ainsi les idoles (uaratz Nomb. 17,7; Es. 20,2; Os. 5,11; 1 Rois 16,2; d’après 5an et sw; Act. 14, 15). I n’est question ni des pratiques idolâtriques, ni des rites juifs traditionnels; mais de la vie païenne. Les juifs parlaient ainsi des gentils, et c’est le jugement sévère que la morale chrétienne, pénétrée du sens de l’éternel, porte d'emblée sur un temps et sur une vie où tout avait le cachet de l’éphémère; jugement d’un chrétien transporté des cantons de la Galilée dans un faubourg de Rome, où, peines, plaisirs, travaux, tout lui semble également faux, non existant, hors la misère et le péché (Rom. 1, 21; Eph. 4, 17). La paraérne et l’&yvola caractérisent la vie païenne, loin du vrai Dieu. « Wana vivendi ratio, quae, ubi tempus praeteriit, nihil reliqui fructus habet » (Bengel).

opov, le pronom, plus souvent employé dans le N. T. que les adjectifs pronominaux.

avaotpcoñs, le péché est présenté de façon a être compris par d'anciens païens, comme une conduite vaine et coupable. Bonnet dépasse non l’idée, mais la façon dont elle est exprimée, en interprétant : € une corruption fondamentale, constituant un esclavage. »

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adérov, sans article, venant après un substantif qui a de un attribut précédé de l’article (Buttmann, p. 91); ou parce que les déterminatifs qui suivent le substantif n’ont pas besoin d'article quand le sens est clair et qu’il n’y a pas à préciser de catégorie (Blass, p. 156). — En soi, ce terme pourrait désigner les traditions juives (Bengel: Nimium libenter inhaerent homines in religione vestigtis patrum, Judæi praesertim), et Weiss pense qu’elles sont réellement visées (SF. . K., 1865, p. 624). Mais il serait tout à fait contraire à l'esprit de l’épitre d’appeler ainsi les traditions de l’ancienne alliance, entourées de tant de respect, unies à la foi nouvelle par la communauté ni accomplies plutôt qu’abolies. Augustin (in Ps. 146, 18) et Jérôme (in Ps. 52, 2. 3) parlent ainsi des traditions païennes; de même Théophile (ad

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Ar: E ep 13 Autolyc. IL, 34, metbôuevor déyuaot paralois Da Than ratporapa- Sérov), passage qui pourrait faire allusion à 1 P. 1, 18. (Cf. lettre d’Attale IIT de Pergame, 135-4 av. J.-C. parlant de rèv Aa rèv Dabaouoy rarporzeddorov, dans Deissmann, Neue Bibelstudien, p.94). — F. Chaponnière (notes inédites) remarque que « l’épitre ne ménage pas la fausse piété filiale, le traditionnalisme paresseux et frivole, le faux prestige de la maison paternelle, le respect qui accepte en bloc l'héritage du passé ».

LE 19. d&AAX tuile afuart &e auvoÿ duwuou xat doni- Xou Xptotoü!,

mais par le sang précieux de Christ, comme de l'agneau sans défaut et sans tache.

ah NX accentue l’antithèse. — Xp1oroù se rattache-t-il à &uveë ou à aiuart? La 1° construction est indiquée par la disposition des mots; mais il est possible que Xp15105 n’ait été rejeté à la fin de la phrase que pour se relier à ce qui suit (le Messie prédéterminé); ws introduirait une image formant parenthèse.

tiulw (Ps. 72, 14; 16, 15). Le sang a la valeur même de celui qui l’a versé, c’est sa vie, c’est lui-même immolé (Rom. $, 8; Héb. 9, 14). Ce prix surpasse infiniment la faible valeur de lor périssable (ohaproïs, siutw; cf. Mat. 16, 26), toute valeur appréciable.

ws auved, dans le N. T., l'emblème de l’agneau ne revient directement que dans le 4° Évangile et l’Apocalypse; indirectement, les Synoptiques et Paul l’emploient. — Mais, quel est cet agneau ? Celui d’Es. 53, 7, symbole du serviteur de l'Éternel qui souffre patiemment (Luther, Weiss)? En d’autres endroits l’épitre y fait allusion (1, r1et2, 22), mais ce sont des allusions au Serviteur lui-même, non à l'emblème qui le représente. Dans Es. s3, il n’est pas question de sacrifice, et c’est ici, formellement, le cas. — Est-ce l'agneau pascal (Hofmann, Gess, Reuss) ? — L’agneau

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