‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 27 sur 123 · ON 7 NORTON · texte numérisé non relu

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offert en sacrifice pour le péché, suivant la loi (Calvin, Huther, Sieffert)? Les termes employés ne tranchent pas la question. äpouess (du vieux mot grec ôuos, blâme, dont les LXX se servent pour traduire DM2, défaut, guwpés traduisant DY2n, sans défaut. C’est l'usage des apocryphes et du N. T). Ce mot se dit des victimes dans le rite mosaïque (Nomb. 6, 14; 19,2; Lévit.

22, 22), de Christ (Héb. 9, 14), de l’Église (Eph. 5, 27), des rachetés (Apoc. 14, 1-5).

äorihos, sans tache, terme classique, n’est pas une expression rituelle (cf. Test. des XIT Patr., Joseph 19, Benjamin 3 pop orÈp avépuwy rap2Do0oerai), et s'emploie au sens spirituel (Jacq. 1, DTA IMC 14:23 TA) Pour l'agneau Dee sa qualité est bien d’être nn (LXX : rékstos Ex. 12, 5);. mais la loi réclame l'intégrité de toutes les victimes (Lév. AD 253 OC TON UERCETES 1):

L’agneau du sacrifice était, dans la force du terme, düpov eis auaptiav [var. : 2 ris auaotiac| (Lév. 4, 32). Mais ce qui peut faire reconnaitre l’agneau Re c'est qu'il est ailleurs le type même du sacrifice e qui fonde la nouvelle alliance (Jean 19, 36; 1 Cor. 5, 7: toraoya uv ëtüün Xpioréc). L'agneau pascal, sauvant les premiers nés d'Israël, est un élément essentiel de la grande délivrance. Il semble en être le moyen (v. le Midrasch sur Ex. 12, 22 dans Wünsche, Bibliotheca rabbinica, W, p.135 : « deux sortes de sang ont délivré Israël de l'Égypte, celui de l'agneau pascal et celui de la circoncision » (Hort)). Les idées de rachat, d’expiation y restent attachées. C’est pour l’Église primitive l’allégorie la plus complexe, la plus riche.

Weiss s’y force d'éliminer de ce texte l’allusion aux rites; il n’y retrouve que la perfection de la sainte victime (Lehrbegriff, p. 27 et suiv.). Le symbolisme est large; mais il est incontestable. — Ainsi, une mort sanglante succédant à une vie sainte, et constituant l’offrande même de cette vie, voilà ce qui devait affranchir les hommes. L’épitre affirme le salut par le sang de J.-C. Elle n'explique pas comment cette rédemption est possible, comment elle s'effectue. (Fulliquet : « ce passage parle des effets moraux de la mort de Jésus; ce fait extraordinaire a cette puissance d’arra-

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