‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 28 sur 123 · FU 220 AS · texte numérisé non relu

FU 220 AS

cher à l'empire du péché ;.… sans chercher à l’expliquer » (La pensée religieuse, p. 241), et plus loin : «.. délivrance, sans indiquer le mode de cette délivrance » (p. 242). C’est que pour un écrivain de ce temps et de ce milieu, la substitution, le sacrifice, le rachat de ceux qui sont mis au bénéfice de cette immolation, sont les principes constitutifs de la pensée religieuse.

L, 20. npocyvoouévou iv mod xxtafodÿe xécuou, onve-

/ N SERA NS / / PSE NS owEyTos où è ÊTYATOU TOY y06VOY êt duc prédestiné avant la création du monde, et manifesté à la fin des temps pour vous.

Fposyvwoomévou (1,2 moéyrwow, Bèze : pracordinati). Ce n’est pas prescience mais prédestination; la volonté de Dieu règle d'avance les destins. Parmi les anciens Oecumenius, parmi les luthériens Gerhard, Quenstedt, maintiennent le sens de prescience. Quenstedt parle de la contemplation éternelle par Dieu du sacrifice de Christ, fondement de sa grâce. Amyraut cherche à concilier : « Dieu l'avait préordonné dans sa sage prescience. »

Dans Act. 4,28, Pierre parle des souffrances de Christ, décidées dans le conseil de Dieu. Dans Apoc. 13, 8, l'expression est encore plus forte : « l’agneau immolé depuis la fondation du monde. » L’agneau immolé appartient au monde idéal qui préexiste en Dieu, et qui est déterminé d’avance. Cela revient à dire que « Dieu avait dès le commencement décrété le salut des pécheurs et l’instrument qu’il emploierait dans ce but » (Fulliquet, p. 285).

L’intention n’est pas de répondre à la question que formule Corn. a L. : Cur tam sero venit Christus ? Nul ne doutait qu’il ne fût venu à son heure. Il s’agit d'établir, sur un dessein éternel, cette mort qui était un scandale. Dans les discours des Actes, c’est la résurrection qui ôte cet opprobre. Ici la mort même est voulue de Dieu, comme le fondement du salut.

1. Var.: NŸ a avsyvwousvos, et C* rooseyvwsuevou. — eoyatwvy, d’après K LP

VS in AR AAIMmAOE AMheophiecontreNABCMnAaGEs us etc) — N a rov ypovou, — À Mnn. (4. 32. 47 etc...) nas pour vba,

rod rataboñs, (Polyb. 1,47, 7; 26,:1, 9; Diod. de Sic. 12, 32) avant le moment où les fondements du monde sont posés, avant toute création et toute histoire.

Cette expression, probablement empruntée à Eph. 1, 4, revient én-tout 9fois dans le N-=T:(Mat 13555125, 34#:lucrr or Jéant7245;Eph as Héb "16:09 26 TD EP 205 Apec Mere, 17, 8). L'idée que l’œuvre du Messie a été voulue de Dieu avant les âges revient ailleurs (Eph. 1, 9-10; 2 Tim. 1, 9).

pavspwévros, participe aoriste, indiquant la manifestation historique au temps marqué. C’est une allusion formelle à la préexistence. Il ne s’agit pas seulement d’un dessein qui s’accomplit ; quelqu'un existait et devient visible, se manifeste (Jean 1, 14.31; 1 Jean 3, 5-8).

à" opäs. C’est l’application directe qui revient incessamment; l’auteur pense d’abord à ceux qui le liront et il leur parle comme s'ils étaient seuls devant Dieu. Selon Hort, ce ae bueïs fait allusion à l'entrée des gentils dans l’Église de gentils).

èT Éoyarou D dene dans les LXX) a la valeur d’un adverbe. (Blass, p. 153 : adjectif pris substantivement, sans article. Marc 13,27 &r dxpou yis, Héb. 1, 1 ët'éoyérou <üy Tan SW, époques de l’histoire du ne (x Cor. 10 11 aiwvwv). . ne du Messie comme dans Héb. 1, 1; le temps qui doit être le dernier (Ews ésyatou tas yñs Act. 1, 8: 13, 47. Gal, 4, 4 ête Dè ABev 72

\ N » 3 So \ 2 / er toùs 01 aœaùToÿ motos ic Üedv Toy ÉVELPAVTE

0 \ 3 eo 7e e \ 4 XUTOY EX VEXO UV 40 OOCAV XÛTÉ DéVTA, OOTE TAV TITTLV

+ æ \ . LAN) C2 .

DUGY xA éAnido etvar eic Deév ‘.

Par lui vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité des morts et l’a glorifié, de sorte que vous mettez en Dieu votre foi et votre espérance.

1. Var. : AB Vg. ont risrous; NCKLP, Syrutr Oec. Theoph. ristevovtas, qui est, dit Hort, une altération courante.

— ÎÏ, 21 — ]

rods, etc... se rattache au v. précédent.

à duc, rappelle aux croyants qu’ils sont le but même de la manifestation de Christ. Une relation profonde doit s'établir entre eux et le Sauveur qui les ramène à Dieu. — rods, vous qui; Particle introduit, en l’accentuant, un caractère nouveau des fidèles. — risrois indique les dispositions intimes, la nature même des croyants, plus complètement que le participe qui ne relèverait que l’acte de croire. ruoreiw correspond à l’hiphil {mana tenir pour certain, exprime la croyance plus que la confiance (v. pourtant Job. 29, 24; Es. 7, 9; 28, 16). miorés correspond au niphal 9x3 qui exprime la solidité, la sûreté; ruoréç dans l'A. T. et les apocryphes, veut dire digne de confiance, par extension, fidèle (Sir. 44, 21). Dans le N. T., le sens de fidèle est fréquent (Mat.25, 21; Gal. 3, 9); celui de croyant apparaît (Jean 20, 27 pi yivov dmuoros AAA X mistée, surtout dans les Pastorales, 1 Tim. 4,3; CHÉph Er (Hort)).

à œroë, exprime la foi au vrai Dieu par la médiation de Christ. (Act. 3, 16; Rom. 8, 34; Héb. 6, 20 rpédpouoc into duüv. Ailleurs à4 se dit de l’intermédiaire humain par lequel on arrive à la foi (Jean 1, 7; 1 Cor. 3, $; voir pourtant Act. 3, 16). Schott pense qu’il s’agit du Christ glorifié : on ne peut faire cette distinction.

emploie ërt avec l’accusatif (Rom. 4, 5), moés (1 Th. 1,8; Philém. $). Le 4° évangile exprime ainsi la foi en Dieu, la foi profonde (12,44; 14, 1). Ici c’est moréç qui est employé de la sorte. D’habitude r19r65 est suivi du datif; mais dans Eph. 1, ron trouve év, et dans Justin, (Dial. c. Tryph. 131) rpés.

roy Eyelpayra adrdv x vexpov, (réminiscence d’Eph. 1, 20 ?) développement doxologique qui termine un ordre d'idées; l’œuvre de J.-C., étant rappelée, le Sauveur est magnifié. La résurrection de J.-C. est constamment rapportée à un acte de Dieu, à qui revient, en dernière analyse, la première initiative et la puissance suprême dans l’œuvre du salut (avec &yeisw Act. 4, 10; Rom. 4, 24; avec àvisrny Act. 2, 24); elle n’est pas rapportée à la puissance propre de J.-C. Cf. Hippolyte (Contra Not. 18), brè marpès

DEL A ce tes / ; aviotarar, adtès &y h avactaots at Cw (Hort).

x Dévra adr@ D3Eav. La gloire donnée à J.-C. apparaît toujours comme un don de Dieu (1 P. 1, 21; Act. 3, 13 éd66acev rdv matèa aires; cf. Es. 52,13; Act. 5, 31 Übwoev; Ps. 117 (TI8), 15. 16; Phil. 2, 9 $ @:ès xh=ùv ürepodws:v). La gloire résume tout ce qui accompagne et suit la résurrection.

Gore, signifie-t-il afin que, comme traduisent déjà la Peschito, la Vulgate, ou de sorte que ? Souvent dans le N. T., Gore se confond avec #2 affaibli (Mat. 24, 24:27, 1; Luc. 4, 29; 9, 52 (&<). Mais l’épitre ne fait pas cette confusion, elle emploie volontiers tvæ (1,7 etc...); wsre marque donc la conséquence plutôt que le but. La confiance en Dieu est ainsi fondée sur le plus grand des miracles, la résurrection de J.-C. (Weiss, Lebrbegriff, p. 42, rem. 1.)

2 2Arid2. On remarque dans l’épitre le lien intime de la résurrection et de l’espérance ; tandis que Paul coordonne la résurrection et la justification (Rom. 4,25). — Mais que signifie cette réunion, dans une phrase un peu énigmatique, de la foi et de l'espérance. L’intention de l’auteur serait-elle de les identifier?

Schott, Brückner, Weiss, Pont pensé. S'appuyant sur l'absence d'article après xx! devant £Arid4, ils traduisent : de sorte que votre foi est aussi une espérance en Dieu. La foi serait le sujet, l’espérance l’attribut. Leur identité fondamentale serait affirmée. Ce n'est pas impossible, mais ce serait une tournure étrangère au langage apostolique. La traduction courante (Usteri : votre foi et votre espérance)est beaucoup plus naturelle. Ce n’est pas, comme on l'objecte, une répétition anormale (rtorods, rioruv) ou une pure tautologie. La certitude actuelle et l'espérance de l’avenir résument l’état du chrétien après l’œuvre rédemptrice, devant la fin qui approche.

Foi et espérance sont tout ensemble distinctes et unies. Bengel : haec duo sunt conjunctissima et tamen diflerunt respectu praesentis et Juturi (Clém Rome Polyer2)

Era sic Oeév, forme rare dans les LXX. — Dieu est ainsi directement l’objet de la foi (Héb. 11, 6) et de l’espérance. Au premier abord, l'espérance seule paraît être rapportée à Dieu; mais il en est de même de la foi, premier sujet de la proposition.

ES po 9

Ï, 22à 1,25. L'amour chrétien est le thème principal de ce nouveau développement. Nettement limité par la fin du v. 21, et par la citation biblique qui termine le chapitre, ce précepte, mêlé à l’exposé des principes religieux qui l’étayent, est présenté d’une façon franche, caractéristique.

I, 22. à duyas Üudv Hyvixétes ëv Th ÜTaxoÿ The

ahndelxs eis DLhAdE À DIR GVUTSXOITOV, ÈX xaoÔ las AT AOUS

LYATNIATE ÉXTEVO ”,

Ayant donc purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, pour avoir un amour fraternel et sans hypocrisie, aimezvous les uns les autres fidèlement.

Hofmann montre comment ce verset se relie à ce qui précède, d'une manière organique : la purification (22*) suit la rédemption (18) et la purification est suivie de l'amour. La charité et la sainteté sont les deux pôles de la vie chrétienne. D’une façon moins naturelle Ewald et Ritschl voient dans ce verset un résumé de 14-17 et dans 18-21 une parenthèse sur la rédemption (Sieben Sendschreiben, p. 9; Rechtfertigung und Versæhnung, t. 2, p. 361).

hyvoxéses, au parfait, indique un état conquis une fois pour toutes, un travail commencé et qui ne s'arrêtera plus. La vie chrétienne est chose définitive : il y a eu création intérieure (1, 23 avxysysvvnuéver); les progrès suivront. — Ce n’est pas comme veut von Soden, l'envers, l’extérieur de la sainteté; ce n’est pas non plus, au sens strict, la chasteté; c’est la pureté de l’âme, désormais transparente, sans tache, irrépréhensible (Eph. $, 27). — Dans les LXX &yvi{w a presque He un sens rituel; &yvéc, qui est rare, surtout un sens moral. (Ps. 11 Se 7):

Dans le N. T. &yvi£e a tantôt le sens rituel (Jean 11, 55) et tantôt le sens moral (Jacq. 4, 8; 1 Jean 3, 3); De même, de les

1. Var. : K L P ajoutent dix rveuuatos après akreuxe, contre NAB C Mnn. (1527: 73) Vg. Syrutr Ke — 4 rap0txs, d’après À B Ve.; ex xallapas xapôtas d’après N*'CKLP Oec. Theoph. Ve. (tol) Syrutr Copt. Arm. Cette addition, toute naturelle, ne serait qu’une répétition de avurozxpiros.

ni [

Pères apostoliques (Barn. 5,1; 8, 3,-dyvouès tic xapDlac) il s’agit de l’âme purifiée, dans le sens le plus large. — L'amour est à ce prix, car le péché est le grand isolateur. Il y a un germe de haine dans tout ce qui sépare de Dieu ; chaque souillure est un obstacle à l'entente. Purifié, le cœur devient humble, aimant, prêt à faire accueil, disposé au sacrifice.

duyés, désigne l’individualité spirituelle (1, 9; cf. 1 Tim.s, 22 geavtdy &ylov rhper; I Jean 3, 3).

ëv, indique le moyen dont on se sert autant que l’état dans lequel on vit.— ÿraxex (1, 14), soumission pratique de la volonté, réalisation de ce que Dieu attend de nous, vie changée et désormais fidèle.

#hnôeixs, est-il question de l’obéissance due à la vérité, ou de l’obéissance que la vérité produit dans l’âme croyante ? L'usage permet la 2° interprétation (Rom. 1, $ btaxofv tiorews) et l’analogie d’'Eph. 4, 24 avec 1 P. 1, 22 la rend probable (iv... éciérne rs &hnôelac). La 1'° est cependant possible (2 Cor. 10, $ rhv draroy Toù Xplorc5, 2 Thess. 2, 12 moveboavres 1% &Anbela, Rom. 10, 16 Üryrousav rù ebxyysMw). Le sens reste en somme le même. Après les temps d’ignorance, d’erreur et de péché (1 P. 1, 14), la lumière est venue. Il s’agit d’accepter l'Évangile avec ses exigences, ses promesses, sa divine puissance (1 P. 1, 23-25). Sanctification et vérité sontétroitémentunies (Jean17, 17; 240hes 2 10 M0 Héb. 10, 26). La primitive Église affirme avec toute la force possible le rapport intime qui unit les croyances à la piété.

gthadehota, exprime d’abord, au sens propre, l'affection fraternelle; c’est le sens classique. Puis, la portée de ce mot s’élargit, et il s’agit de la fraternité spirituelle (2 Macch. 15, 14 où Jérémie priant pour son peuple est appelé gtxa3eApoc). Dans le N. T,, cette acception est courante, c’est l'amour des enfants de Dieu les uns pour les autres (àdehgot Jean 2r, 23; aàÿeAogëtns 1 P. 2, 17; cf. he 4 0 1RomM2 Mo tHeb 15,11).

els gthadehpiay se rapporte à fyvixétec, purifiés pour être capables d'aimer véritablement. L’amour n'allait pas de soi entre gens si divers dont se composait l’église. C’était le grand miracle à recommencer chaque jour : réaliser une Fraternité où toutes les oppo-

DA PAU LR D CEE Lu LL die ci

LES ee lon MR SE que CRE SENS Ÿ

TR

— |, 23 — 81 sitions vinssent se fondre dans une confiance mutuelle, dans l’intimité de la même foi.

avurônptrov (Sap. $, 18) se trouve surtout dans les écrits chrétiens. Jésus combat l'hypocrisie; les apôtres réclament une franchise parfaite. Il s’agit ici de déraciner les haines secrètes. La recommandation revient ailleurs dans le N. T. (ävuréuprros caractérisant copta Jacq. 3, 17; miosts 1 Tim. 1, 5 ; &yärn Rom. 12, 9).

ayarhszce, impératif. L'Évangile commande dans le domaine du cœur, puisque il fournit les motifs d’agir, et la force qui permet d’obéir. « Aïmez-vous », c’est le commandement nouveau (Jean 15, 13) qui traverse comme un fil d’or tout le N.T.

ëx xxpdias (régulièrement èxs, Test. des XII Patr., Gad. 6 ayaräre où aAAfhous amd xapdlac, endroit qui peut être imité de 1 P.). (Hort). — C’est la spontanéité cordiale de l’amour.

äurev®s. D’après les uns, ce mot exprime Pintensité. Ainsi Luther : snniglich; Hort : earnestly; Bengel: impensé; Steiger : inbrünstig. D’après les autres, la continuité : Schott parle de durée, de solidité; Lumby traduit steadfast. Faut-il en rapprocher Mat 22 22/60 Jean r3, 1 cal les’anma jusque à la fn»? Le: r# sens est classique ; le second, à la rigueur peut être admis (éxréveux signifiant persévérance).

15223: Qvxyeyevvnmévot oÙx ëx onopäs oÜapris ah AU > N # = à . \ ñ &phaotou, dia Aéyou Covros Oeod xai mévovtos”.

ayant été régénérés non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole de Dieu qui vit et qui demeure éternellement.

Hofmann ne voit aucun lien entre ce verset et ce qui précède; il demande quel rapport il y a entre la nouvelle naissance et l'amour fraternel, et il fait commencer ici une période qui se con-

1. Var. : Au lieu de ex oropas vdaprns (BKLP), NAC lisent ex olopas oDaotns, faute de copiste. — KLP Vg. (am. tol.) Syrsch ajoutent ets tov atwvæ après wevovtos, qui est sans addition dans K ABC Vg. (fu. demid. harl.). On prend sur le fait la tendance à ajouter des finales d’un caractère liturgique.

Monxiir. — La première épttre de Pierre. 6

tinue au chapitre suivant, et dont le vérbe apparaît plus loin (2, 2). Cette construction est forcée. Le verset 23 est dans un rapport étroit avec ce qui précède. C’est la régénération qui rend possible et la sainteté et l'amour. Enfants de Dieu, nous sommes frères ; nous pouvons aimer, ayant la vie nouvelle qui est l'amour même (x Jean 4, 7 rûç & dyarüv En toù Oecd yeyévynræ).

avayeyevvnuéve, le parfait, indiquant un état stable. « Vous n'êtes pas, dit Luther, ce que vous étiez, vous êtes des hommes nouveaux. Cela ne s’est pas fait par les œuvres. Il a.fallu une naissance. Le charpentier ne fait pas larbre. Il faut que l'arbre pousse, et rien ne pousse que par une semence. » C’est une nouvelle naissance (1,3), une nouvelle génération. Dieu, par sa Parole, est l’auteur de cette existence transformée.

oropd, image empruntée au règne végétal (orest et non oméeua, comme dans. 1 Jean 3,.9), Gerhard, Wiesinger, Schott s'y sont trompés. crop signifie semailles dans 2 Rois 19, 29; 1 Macch 10,30; omopés est employé dans Marc4,26; Luc, s.-11; 2 Cor.9, 10. Le verset suivant oppose la plante fragile, issue d’une graine, à l’œuvre inpérissable de la Parole. La bonne semence de l'Évangile tombe dans le cœur comme la semence

dans le champ (v. Fulliquet, p. 251); cf. Philon de praem. et poen., 2 Ty. d évayralcTétny oTopay DV D ToUMTNS ApETU Pi MAL LaTÉOMELpE, ACYIXA VUYR. TAÜTNS D’ RoWTOS 0R0006 ÉOTIY ÉÀAT

Ce ne pas seulement le db de la vie chrétienne que cette image dépeint; mais toute la suite, qui sort de cette origine, comme de la semence la plante. L'action incessante de Dieu donne l’accroissement (1 Jean 3, 9). — 402p1ñ5... &obxorou, antithèse familière à l’auteur, qui fait ressortir le prix des choses divines. La semence est incorruptible parce dde est donnée de

Dieu. Ce qui est saint peut seul être immortel. —srosûs 4oûorov, simple apposition à A£ycv, la parole est tdentifée à la semence

impérissable (Weiss, Reuss). D’autres (de Wreto remarquant la différence des prépositions àx et 14 pensent que la semence est le Saint-Esprit qui régénère par (èta) la parole. Maïs omood et À6yos se complètent comme l’image et la chose figurée; la différence des prépositions vient du tour de la phrase ; x convient à or2o%, dx à Agyou (von Soden):

ÉGvros nat pévorres se rapportent-ils à Aéyou ou à Oeoë ? Luther entend : la parole vivante et permanente (Gerhard, de Wette); Erasme : la parole du Dieu vivant et qui demeure (Calvin, Bèze, Grotius).

L'imitation probable de Dan. 6,26 constitue une forte présomption en faveur du 2° sens. On y lit, d’après les LXX, pévuv xt Cv (comparer, pour la pensée, Jacq. 1, 17). Il reste quelques difficultés. D’après la manière d’écrire de l’épitre il devrait plutôt y avoir Péoi Lvros, et de même d’après Dan. 6, 26 (Théodoon) (Pme PE ARom 0 20210, si Tlébr 2772:

cf. 2 Rois, 19, 4(LXX)); par contre, cf., pour la tournure, Jacq. 1, s duévros Oec5 et Jacq.s, II moAomAayyvés Ecru 6 wbpios nat ATP ULUY.

La Parole n’est pas le Logos et nous n'avons pas ici, même à l’état rudimentaire, une doctrine rejoignant le prologue de Jean, comme le pense F. Chaponnière (Notes inédites), qui rapproche de 1 P. 1, 23 la Parole de Dieu à demi personnifiée, nav 127, (cf. Héb. 1,3: 4,12; 11,3) et qui régénère ayant la vie en ellemême. Ce n’est pas non plus la prédication extérieure : il en sera question plus loin; le Saint-Esprit est uni à la Parole de Dieu dont il est la puissance immanente, et la Parole entendue est le moyen de la régénération (Brückner). Ainsi elle porte en elle-même la vie, et la communique (Reuss) (1 Cor. 4, $; Jacq. r, 18).

pévevros, Bengel : plenum virtutis et ab omni corruptione immune. La Parole demeure, et c’est un motif d’impérissable confiance. Elle est permanente parce. qu’elle est vivante. Elle ne passera point (Mat. 24, 35; Jean 10, 35).

[NS y, x r € h NY& a E 24 dur mäox oùpé oc yépros, xx Tâox 0064 = € / re adThc ds vlos yoprou' Ed

1. Var. : ws se trouve dans BCKLP Ve. (fu. demid. tol.) Copt. Syrp. Aeth. Oec., et est omis dans N° A Mnn. (4. 13. 36) Vg. (harl.) Syrsch Theoph. — aurns dans N°ABC Mnn. Vg. Syrutr Copt. Aeth.; avrou dans N*; KLP et

Car toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire est comme la fleur de l'herbe, l’herbe sèche et sa fleur tombe.

Dézt (x, 16; 2, 6) introduit la citation. Elle est faite librement d'Es. 40, 6-8, avec peu de divergences : (a) au commencement, ws est introduit; (b) à la fin, où Oeoë tuüv d’Es. 40, 7 est remplacé par xvpiov ; (c) enfin, et la cause du changement reste obscure, l’épitre remplace &vbpwrov par arms (Es. 40, 6). Justin cite le même texte (Dial. C. Tryph. So), avec &v@os adre5. Hort estime que l’auteur de l’épitre a pu se servir d’un texte des LXX où ces modifications se trouvaient. Souvent l’A. T. compare la fragilité des choses et des hommes à l'herbe des champs (Ps. 36 (37) 2, et 102 (103)15. 16). Cette citation fait ressortir l’indestructible permanence de la parole divine. — 549Ë, la nature humaine, faible et mortelle, sans allusion au péché. — y6p506, lherbe. =: vies (fleurs dans l’herbe, plutôt que fleur de lherbe), la fleur, le charme passager. — 36, le plus grand éclat; 3Dn, sa grâce, dit le texte hébreu dont Jacques relève (1, 11 à ebroëmeux 105 rpcouwrou abroù). Ce texte d’Esaïe devait être une citation courante de la première prédication chrétienne, en face des séductions de la vie païenne.

ébneavôn (War), etc., aoristes, accentuant da fragilité. — Buttmann (p. 201-202) traite de ces aoristes « d'habitude », aoristes « gnomiques ». Is expriment moins l'habitude que le caractère nécessaire et universel, employés en grec dans les maximes, les peintures idéales (Jacq. 1, 4).

Eérecev (523); c’est la plante flétrie (Es. 28, 1) ou la fleur qui tombe.

Re el RÉ D emR ; & 25 TOMOE QNHX KUOIOU [LEVEL ELS TOY AIWVA. TOUTO

NZ à \ \ » Se (2 , € RS

OE ÉOTIY TO OU TO EUX YYEALoUEV Eic du.

Oec ont ævÜpwrov. — ro ay0o; sans addition dans AB Mnn. (2. 5. 13.26etc...)

Vg. (am. fu.). Syrutr Arm. et suivi de avrov dans CKLP Ve. (demid. harl. tol.) Copt. Aeth.

Page 1