ARE
dans Eph. 2, 20.21 dont ce passage dépend, bien que l’idée diffère. Dans Eph. 2, c’est la solidarité des croyants unis en J.-C., dans 1 P. 2, 4 et suiv., c’est avant tout le sacerdoce universel. — La tradition qui attribue au Seigneur le surnom donné au fils de Jona, et la déclaration solennelle qui fonde l’Église sur la fermeté de sa foi (Mat. 16, 18. 19), se reflète peut-être en cet endroit. Bengel : haerebat animo Petri cognomen 1psi a Domino datum , hinc varie alludit. Au reste, rien ne l'indique absolument : dans la prédication apostolique, l’image de la maison tenait beaucoup de place. (Fondations Luc 6, 48; Rom. 15,20; 1 Cor. 3, 10; 2 Tim. 2,19 pierres Macro 19 -maison 1 Fin. 3, ts; Héb.3,6: édification 1 Cor.3; 9; 14,12-26; 2 Cor. 13, 103; Eph. 4, 12; temple qu'il faut bâtir Act. 7, 49).
recsepybuever (cf. Mat. 11, 28; Jean 14, 6), au présent, indique le rapport permanent des croyants avec J.-C. Ils sont les pierres de l'édifice; lui, est la pierre de l’angle, sur laquelle tout s'appuie. reccépyesbx, dans cesens, (wx:, 21p) s'emploie rarement avec xpéc, dans les LXX (r Sam. 14, 36; Ps. 33 (34), 6). Le N. T. emploie le datif (Mt. 24, 3). — On ne dit pas que les pierres reposent sur la pierre de l'angle (Es. 56, 3 mosousiuevoc), mais qu’elles s’en approchent, étant vivantes.
A0ov, J.-C. est appelé ainsi pour l’inébranlable solidité de ses promesses. Dieu s'appelait le rocher d'Israël. Esaïe (28, 16) parle de la pierre d'angle qui sera mise en Sion. Paul voyait en Christ le rocher qui, dans la tradition rabbinique, suit le peuple dans le désert (1 Cor. 10, 4). D’après Ps. 118, 22 et suiv., Jésus est comparé à la pierre, rejetée par ceux qui bâtissent (Mat. 21, 42; Marc 12, 10; Luc 20, 17) et ce texte a joué un grand rôle dans la prédication apostolique (Act. 4, 11). — Eüvrx, incohérence expressive. Le terme de pierre n’est qu’une notation imagée à travers laquelle il faut voir J.-C. Il est vivant, ressuscité, principe de vie pour l’Église; on s'approche de lui pour y participer. — Afov Côvrz, sans article, comme une apposition destinée à caractériser et à glorifier J.-C.
uéy.… dé, antithèse précisée avec soin, et formant parenthèse dans la phrase. — yév avec le sens de quoique.
amoeompasmévor (Ps. 118, 22 Afov dv éredouipacav; Act. 4, 11 8 AMos 6 Eouvbevnbsis. Mat. 21, 42 Mo 3v aredoxlpasav). — Le texte est formé par la combinaison du Ps. 118, 22 et d’Es. 28, 16). — On n’a pas su comprendre la valeur de cette pierre, on Pa rejetée (ox), mise au rebut. — Dans le grec classique, amodowtuétew veut dire : rejeter après examen. Dans le N. T. il ne s’agit que du rejet (Luc 9,22; Héb. 12, 17). — Les hommes souvent, par impression première et par un sentiment personnel, rejettent ce qui, par sa valeur profonde, prépare l'avenir (Es. 49, 7; 53,3; Fer (2217).
brd avOpwruwy, sans article. Fréquemment le N. T. emploie ainsi une préposition suivie d’un substantif avec une sorte de sens adverbial. Ces termes généraux élèvent le rejet de J.-C. à la hauteur d’un fait universel. C’est l’humanité qui l’a repoussé. La grâce a ouvert les yeux de ceux qui croient aujourd’hui; mais ils participaient auparavant au même péché.
rapx Oeù, Dieu seul sait la valeur de cette pierre, et seul il la fait connaître (1 Cor. 2, 6-12); Dieu, suprême recours de ceux que le monde méconnaît, et dont le jugement importe seul (Rom. 2,13). Ce jugement infaillible élève ce que les hommes rejettent.
ÊMAEATÉY.. ÉVTILOV, deux épithètes empruntées à Es. 28, 16. — xhezzév traduit 12 Jan, une pierre éprouvée (le traducteur lisaitil 12 ?) et indique une valeur appréciée, un choix (Es. $4, 12). Le épithète Spor ailleurs à J.-C. (Luc9,35 éxaeheyuévoss Jean 1, 34 6 Exheurds ro5 Oeoÿ). — Evripov (p*), précieux, indique l'estime (à =:u%) où l’on tient quelqu'un (Luc 7,2), le prix que lon attache à une chose (r Rois 7, 9-11).
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Dusias edroocdéxrouc Dec à ‘Tnooù Xotorod :
1. Var. : Tischendorf préfère exowxodouesûe appuyé par N A2C Ve. (superaedificamini). Cette leçon (d’après Eph. 2, 20) peut avoir pour but de marquer le rapport entre les pierres et la pierre de l’angle (Hort); Westcott et Hort, Weiss, otxodouetcle avec A*B K LP Or. Oec. Theoph. et les PP. lat. — «ts
An re 93
Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous formez
un édifice, une maison spirituelle, pour être des prêtres
saints, pour offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu par Jésus-Christ.
at aret, le distiple accompli est comme son maître; que les chrétiens soient ce que Christ est lui-même.
wc, en qualité de, manière habituelle au N. T. d'introduire des explications prédicatives (Winer, p. 491).
Mot Éüvzes, c'est moins une image que l'expression symbolique de 2 idées : la fermeté et la vie qui caractérisent les chrétiens, personnalités vivantes, posées sur le fondement qui est J.-C., s’appuyant les uns les autres. Ce sont les individualités régénérées, animées de l'esprit de Christ, qui forment son Église (Mat. 16, 19). — Cette comparaison est fréquente chez Paul (x Cor. 3,9; 14, BON 20 412. rl hess serre Act o ie 20, 32 Jud. 20). Elle reviendra avec insistance chez les Pères apostoliques, mais l’image se complique. Chez Ignace (Eph. 9, 1), la croix est la machine; le Saint-Esprit, le câble qui élève les pierres. Chez Hermas, c’est l’allégorie de la tour bâtie dans l’eau (Vis 3; Sim. 9). Ce serait, dit Batiflol, la plus ancienne notion de l'Église « cohésion des individus et des groupes en une unité, comparable’ soit à un édifice fait de pierres appareillées, soit à un corps humain vivant; cohésion qui n'est pas une institution contingente mais une création nouvelle de Dieu; cohésion qui a pour condition essentielle l'initiation et la fidélité à un même mystère » (Rev. Anglo-Rom., 1896, juin, p. 592).
otxoDopsiols (es S4, 14 nat ëy dinaroovn oixodoun0on; Eph. 2, 22 suvsuxoSop.2tohe) ; le rapport entre les VA et La pierre de | ee ar ailleurs par ëxt (Eph. 2, 20), l’est ici, par mpès ôv rooceeyémevor (2, 4). — oinodopeïohe ar être à l’impératif, comme le pensent Bèze, de Wette, Huther. La teneur générale du pas-
est rejeté par K LP Ve. Syrp (d’après 2, 9 fastctov 1epateupa ?) — rveutartuus omis par N. — zw (em dans N° K L P (tendance à mettre, par solennité, lar-
ticle avant (eos).
sage (2, 4-10) indique plutôt l'indicatif; de plus, les impératifs, dans l’épître, sont, à moins d’indication particulière (2, 11), à l’aoriste (2,2). — C'est le sens réfléchi, le moyen et non le passif (rpocepyéuever 2, 4; Eph. 4, 16 rù cüua... sv abSnoiv +05 cuparos moustrat els oixoSounv Exuroë). — Il s’agit d’une édification progressive, constante (Eph. 2, 21; Col. 2, 19). — L’édification dont il est parlé ici n’a rien de commun avec les émotions vagues et les propos confus. C’est la foi vivante et solide, la ferme discipline par laquelle, à chaque instant, on se tient à sa vraie place, près de son Maître, uni aux autres.
oies mvesuvarués. Ce n’est pas (von Soden), une apposition au sujet sous-entendu d’oixodoueishs, mais (Usteri) un prédicat complétant le verbe. C’est ce qu’ils deviennent une fois édifiés. — Ce n’est pas seulement une allusion au caractère moral (syrxés), invisible, de l’édifice, par opposition à yerporoinres (Marc. 14, 58; 1 Cor. 10, 3). mvsvyxstxés indique la nature spirituelle (Eph. 2, 22 natourmrmetov Toù Ocoë y rvefparr, Jean 4, 23. 24). (Weiss : produit par l'esprit). Les Juifs ont un temple de pierres, le peuple chrétien constitue une maison spirituelle (1 Cor. 3, 16. 17; 2 Cor. 6, 16). Dieu habite dans le temple formé par les âmes fidèles. Hofmann conteste ce parallèle avec le temple; oixos dit-il, n’est pas vaéc; mais le contexte est décisif (1 Cor. 3, 16; Eph. 2, sa — L'église chrétienne réalise la grande idée du peuple de Dieu, un, quoique ses membres soient épars, et formant, de tous les peuples, une seule maison (Verny, sur l'unité de l'Église, sermons, 1867, p. 261). — La notion de l’église qui résulte de 1 P. 2, 4-10 et des textes semblables, réduit à bien peu de chose l’analogie des églises Pre et des associations religieuses du monde ancien.
es isodreupx &yrov. Les images sont incohérentes : la maison pe un clergé. Mais l’idée est expressive : les fidèles sont tous prêtres. — Il s’agit d’un clergé, d’un ensemble de prêtres, non d'une prêtrise. Le texte Ex. 19,6 qui est à la base de celui-ci porte nv» (ispeïc Apoc, 1,6). C’est évidemment le sens de 1P.1,9. — C'est le sacerdoce universel des croyants. « Il n'y a de différence, dit Luther, que pour la fonction; on y est appelé par l'Eglise, mais pour Dieu il n’y a pas de différence ».
Les exégètes catholiques cherchent des distinctions. Ils parlent du sens mystique dans lequel il faut prendre ce passage. Ainsi Corn. a L. : Ecclesia per veros sacerdotes vera et propria offert sacrificia Deo ; per singulos vero fideles offert sacrificia impropria et mystica laudum et precum.… Haec tamen non probant laïcos esse veros et proprié dictos sacerdotes. De même Menochius : mysticé et improprié ut comprehendat etiam laïcos qui quodammodo sunt sacerdotes Dei offerentes sacrificia bonorum operum. Et Drach : « Ce passage ne favorise pas l'erreur des protestants. Saint Pierre parle ici par métaphore, et qu'il ne faut pas prendre à la lettre ».
%yrov, saint comme Dieu, digne de lui (r, 15, 16). Ce n’est pas une antithèse à la prêtrise de l’A. T., mais une exhortation à en réaliser l’idée essentielle. Luther : « qui a la prêtrise doit être saint ». Ainsi s’accomplit le programme d’Exode 19, inaccessible à l’Israël selon la chair.
aveviyxar. Cette forme d’infinitif aoriste en «1, de oépw, n’est employée qu'ici dans le N. T.; ailleurs, éveyuet. — L’'infinitif rattache à ce qui précède l’action du verbe (Winer, p. 374) et précise l’activité de cet fsoarssux. — L'emploi d’évaséow, à propos des sacrifices, vient des LXX (157, mp); ce mot est employé dans les apocryphes, avec le sens d’offrande. Ces acceptions se retrouvent dans le N. T. (Jacq. 2, 21 le sacrifice d’Tsaac ; Héb.7,27; 13, 15). Onprésente (avevéyxu), Dieu. accepte
fe ATOUS ).
mvevyarués, spirituelles, comme la maison qui les offre. Il n’y a plus qu’une lointaine analogie avec les sacrifices d'Israël. C’est le règne de l'Esprit. — L’allégorie se continue : après le temple, les sacrificateurs, puis les victimes. « Tout revient, dit Luther, à prêcher l'Évangile. Qui prêche, saigne le veau et égorge le vieil Adam. Tout ce que nous avons de lui doit être déposé; c’est le seul sacrifice agréable à Dieu. » Il s’agit avant tout du don de soimême (Rom. 12, 1) qui se manifeste dans le service des autres et de Dieu, dans tous les renoncements, et toutes les vertus chréfentes (Rom, as, r6-mPhilie 17: 4218; Jacq.r,.27).Aïnsi Lefèvre d’Étaples : ut offerant spirituales hostias, se ipsos, ut Christus se ipsum obtulit ; et Amyraut : « Votre vocation à J.-C. vous a
conféré à tous un saint et spirituel sacerdoce, en vertu duquel vous avez le droit de présenter à Dieu des victimes non charnelles comme autrefois, mais spirituelles, et qui consistent dans la sanctification de vos personnes. » Bède l’entendait moins purement : spirituales hostias opera nostra, eleemosynas et preces; et après lui les auteurs catholiques donnent à ce texte un sens plus légal et extérieur. — Paul appelle immolation, Ousx, toute consécration procédant de la foi. Les offrandes sont les sacrificateurs eux-mêmes se consacrant à Dieu. Hort remarque que les deux épitres (Romains et Éphésiens) que celle de Pierre imite, insistent sur ces sacrifices spirituels : Eph. 4, 17 à 24, et $, 1 à 2, parle, d’abord des vertus envers le prochain (7 P, 2, 1), puis de l’offrande de nous-mêmes (roosoopay nat Ouoia; Phil. 2, 17 Ouoix xal herroupyila; 4, 18 Ouoiay dexrhv, cûdpsorov; Rom. 12, r et suiv. est le texte essentiel. srooodéurous, agréables parce que spirituels, et non : spirituels et agréables. Ce mot ne se rencontre pas souvent dans les LXX et les apocryphes; mais c'était un mot de la langue religieuse grecque (Aristophane, la Paix, 1054, si e) ploie constamment (Rom. 15,16. Cf. Rom. 12, 1 eshapeorov et Eph. $, 2 èc àx ‘I. X., ne se rapporte ni exclusivement à évrpoodéxrous (Luther, Bengel), ni d’une façon générale à ce qui précède; mais aux sacrifices que l’on offre (De Wette) et qui tirent leur valeur du sacrifice de J.-C. (Héb. 13,15 à ab=25 avapépwuesv; et, pour les actions de grâces Rom. 1,8; Col. 3,17). Il est le médiateur (x Cor. 3, 23); son sacrifice fonde la nouvelle alliance, et rend à
ITPOTÈEATOS h Ovc :} Paul lem-
nv Suds).
l’homme l'accès vers Dieu, la communion du Père. Les sacrifices accomplis sont agréables à Dieu dans la mesure où ils rappellent lesprit même dans lequel J.-C. s’est donné. Ils doivent être comme les fruits de l'arbre mystique de la croix.
Il, 6. Gér TL TEDLEYEL ÊV YOATT" où ribnus ëv Erov Ailoy ÉxhexTOY dxpoywviatov ÉvVriuov, xal à TLoOTEUWY ÈT AT où
Un xataroyuvOT |
1. Var. : R AB ont sv ypaon, et KL P sy 5n Yozxpn, corrections explicatives.
C'est pourquoi il est écrit : Voici je mets en Sion une
pierre d'angle, choisie et précieuse, et celui qui croit en elle ne sera pas confus.
Buért (1, 16), c’est pourquoi, explique et fonde ce qui précède; 2, 4 à déjà fait allusion au texte qui suit, dont il contient une partie.
repuéyer, impersonnel (= continetur, reptéysra., Buttmann, Stud. u. K., 1858, p. 509; Blass, p. 178; Hort, ad. 1 ); ya peut être impersonnel, intransitif; et de même ses composés (är£yet Marc 14, 41); reptéyw, contenir, est employé de la même façon. Josèphe (Ant. 11, 4,7), parlant d’une lettre, dira : xadws èv abr} reptéyer. Le Test.des XIT Pair. Levi, 10 x20w5 repréyer Bi8hos 'Evwy. Origène de même, repiéyst &v rois Erpocôsv (In Gen. 6, 9). Un passage de l’'Écriture se‘dira TEPLOYÉ (Act. 0,222 ct.-2Macch. O9 Pre 11722 reeueycdsas cûzwc). D’après Hort, repiéyer v ypx9% serait simplement synonyme de « il est écrit » (Jean 2, 17 ysypaupévos ctiv; cf. Sir. 39, 32, Où èv yp29% désigne le fait même d'écrire). Le N. T., en effet ne parle guère de l’Écriture, au singulier, sans article. IT le fait pourtant, à 2 reprises (2 Tim. 3, 16 et 2 P. r, 20), et il est très difhcile que 72497, précédant immédiatement une citation importante, ne désigne pas l’Écriture. — L'autorité d’une citation était souveraine.
Idoÿ etc, citation empruntée à Es. 28, 16, d’après les LXX mais avec des divergences notables d'expression : ‘T32ù 446 è#X kw
! ail \ = = CRE) \ ? ” % > ets T4 Deméhix Derwy Aoy rohureT ÉxAexTÈV axpoYwvtatov ÉvTuoY, el