Var. : N ravres. — K L 31. 40. ayarnoats
— Il, 17 — 3 I21
hommes est proche de l'amour; l'honneur dû au roi est proche de la crainte).
adehgérna. Les LXX n’emploient ce mot que dans r Macch. 12, 10 avec le sens de sentiments fraternels. Ici c’est un terme collectif, désignant l’ensemble des frères (Bruderschaft). Les premiers écrivains chrétiens ‘usent volontiers de ces termes abstraits (Cf. Didachè 4, 1 xuptérns) que la langue contemporaine leur fournit.
œyaräre. Au moment où il écrit ce mot un peu froid, honorez, l’auteur exprime sa tendresse particulière à l'égard de l’Église (Gal. 6, 10). Sans cesse revient la pensée de l’amour chrétien qui unit et soutient (ouhadehoix, 1, 22).
Oséy. Cette fin semble inspirée par Prov. 24, 21 90608 rèv Oeèv dtè at Gasthéa; mais avec une différence notable. L’épître accorde la crainte (906eishe) à Dieu, l'honneur (zäxe) au prince. —— Le N. T. emploiera aussi uv pour désigner l'honneur que l’on rend à Dieu; en y ajoutant d’autres qualificatifs. Ainsi les degrés de la soumission se précisent; on ne devra pas honorer le roi de façon à manquer à Dieu (Mat. 22,21; Act. 5, 29). La crainte de Dieu donne aux autres préceptes leur véritable portée. Elle purifie la soumission, en Ôte la crainte servile, la recherche de la faveur, et donne à la vie sociale une incomparable solidité.
ro-25-Etsesclaves (Cr Cor:7, 27; Eph16; $=105Col: 3,32 24; Philém.; 1 Tim. 6, 1-2; Tite 2, 9). Tout ce passage s'adresse à eux. Les diverses catégories de recommandations sont nettement délimitées dans cette partie de l’épitre. À parler strictement, il n'est question des esclaves.que du v. 18 au v. 20; les v. 21 à 25, sur limitation de J.-C., s'adressent à toute l’Église; mais par une délicatesse de cœur, c’est à eux, les maltraités par excellence, que ces encouragements, les plus sublimes de tous, sont donnés.
1. P. Allard, Les Esclaves chrétiens, Paris, 1876; Wallon, Histoire de l’Esclavage dans l'antiquité, 2e éd. Paris, 1879, 3 vol.; Troplong, De l'influence du Christianisme sur le droit civil des Romains, 3e éd. Paris, 1868; Mommsen et Marquardt, trad. V. Henry, La Wie privée des Romaïns, Paris, 1892, t. Ier; G. Boissier, La Religion Romaine d’ Auguste aux Anlonins, 4° éd., Paris, 1892, t. 2, p. 192 à 237; Jhering, L'Esprit du droit romain, trad. de Meulenaere, 3° éd., Paris, 1886, t. 2. — Sur l'esclavage en Israël v. Wallon, t. Ier; Zadoc Kahn, L’Esclavage selon la Bible et le Talmud, 1867.
SN PRE Eee EUR ou I PT NEUTRE TRE
On sait quelle place les esclaves tenaient dans l’Éelise, dès les premiers temps. Tout les y attirait. Eux que la religion ofhcielle tenait à l’écart, et qui étaient relégués dans les cultes inférieurs et les collegia tenuiorum (P. Allard, p. 213 et suiv.), ils trouvent l'égalité complète de Pâme. Nos animae sumus, disent-ils (Ambroise, de Isaac et anima 8,79). « Nous enseignons aux esclaves, dit Origène, comment ils peuvent prendre une âme d'hommes libres, et par la religion devenir véritablement libres » (C. Cels. 3, 24). « Toi qui es libre, disait Grégoire de Naziance, reçois ce frein; toi qui est de condition servile, reçois ce même degré d'honneur » (Orat. 40, 18. 27). Ils ont la même foi, ils ont part aux mêmes sacrements. La prédication tient grand compte de leur présence. On se met à leur portée, on leur adresse des exhortations particulières. Souvent on prêche à leur intention sur l’histoire de Joseph (P. Allard, p. 218 et suiv.). Ils peuvent arriver à toutes les fonctions de l’Église. Quand Calliste devient évêque de Rome, on accuse ses mœurs, non son origine (Philosophumena, 1. 9). Eux qui n'avaient pas de véritable foyer, ils trouvaient la consécration et le respect de leurs unions. Pour l’Église, le contubernium de l’esclave est un conjugium (P. Allard, p. 268 et suiv.). Le martyre leur donne la consécration suprême. L'Église les inscrit sur ses diptyques (martyr vindicatus) aussi bien que les hommes libres (P. Allard, p. 247). Ils avaient la même sépulture. Dans les catacombes de Rome, les épitaphes gardent le silence sur la condition des défunts'. Aussi les esclaves sont-ils d’actifs propagateurs du christianisme dans les familles païennes. Celse les montre convertissant les femmes et les enfants à l'insu du mari et du précepteur, expliquant l'Évangile aux autres esclaves, dans les ateliers (Orig. C. Cels. 3,55).
Les encouragements que l’épitre leur adresse sont parmi les plus touchants du N. T. Il faut mettre à part l’épitre à Philémon, si puissante, si nuancée, vraie charte d’émancipation, où chaque mot est une semence d’avenir?.
1. De Rossi, Bull. di arch. crist., 1866, p. 24. 2. Bersier, Sermons, t. S, l’esclave Onésime.
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L'épitre de Pierre parle surtout de résignation, mais la manière dont elle en parle est riche non seulement en consolations, mais en transformations profondes. L’esclave qui souffre avec piété, suit les traces de Christ. L’esclave mis en croix meurt comme lui. Le sanctuaire le plus intime de la piété, limitation de J.-C. lui est ouvert. Frappé, meurtri, ses souffrances sont transfigurées par la ressemblance avec l'agneau immolé. Ainsi, dans l'arène de Lyon, l’esclave Blandine est suspendue au poteau, et les martyrs voient « à travers leur sœur, Celui qui a été crucifié pour eux » (Eus. A. HD COUV)
IE 18. oi oixéra, bTotasaomevor ëv mavti 66w Toic JESTOTAS, OÙ pôvoy Toic dyaloïc ai émierxéoiv GAÀX rai toic sroÂtoic :.
Vous, esclaves, soyez soumis à vos maîtres, en toute chose, avec crainte, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi aux méchants.
ot, dans 2,18 et 3, 1.7, d'après Von Soden, n'aurait pas le sens du vocatif, mais indiquerait en détail les catégories de gens auxquels l’auteur a pensé, du v. 13 au v. 17. En effet, dans 2, 18 il peut y avoir doute; mais dès le v. 20, le discours est direct, et dans 3, 1.7, le vocatif est franc. Fréquemment, le nominatif avec l'article tient lieu de vocatif dans le N. T. (Mat. 17, 26; Luc. 8, 54 (à maïs 2yepe); Héb. 7, 8; ro, 7 (Winer, p. 172). xéta. — Usteri y voit une expression adoucie (rappelant ixia), pour doÿoc. Dans le grec classique cixérns a parfois un sens moins rigoureux (oixeûs, chez Homère; Plutarque, Coriolan, 2 Eypovro roAAT rpèç Tods oixétas émuerxela. V. de même G. Boissier, p. 307 « nés dans la maison même (Werna)... les maîtres les traitent avec plus d'affection »). Mais dans l'A. T. (LXX), comme dans le grec classique, oixérns désigne également une dure servi-
1. Var. : vrotascouevor. Plusieurs Mnn. (69. 137) Vg. Theoph. Oec. ajoutent nre. — N Syrsch Copt. Va. (harl. tol.) ajoutent uuuwv à Gesrotars.
tude (Deut. 24, 18 iv yñ Atyürrw), et tout le passage 1 P. 2, 18-25 suppose précisément l'esclavage le plus rigoureux.
Droracsépeve ne se rapporte pas au v. 13 (Usteri), qui est trop loin, et ne se prête pas à une liaison franche; mais est en relation directe avec ce qui précède. Dans Eph. $, 21, passage parallèle, le même participe se rattache à ce qui précède. Sur les participes que l’on complète en suppléant un verbe à un temps fini, d’après le contexte, v. Winer, p. 293. — Le devoir de la soumission caractérise la première morale chrétienne : elle réagit contre l’orgueil antique et contre l’esprit juif de révolte; elle reçoit de l'A. T. et de la piété d'Israël, mais surtout du Seigneur, l’humilité comme une vertu suprême; elle apprend aux fidèles à accepter par un consentement intérieur leur subordination sociale.
y mavrt, parce que la crainte, comme un rythme douloureux, mais sanctifié, accompagne toute la vie de l’esclave. « En toute crainte » est l'équivalent de « en toute chose avec crainte ». o$6w. Selon Weiss (Lebrbegriff, p. 169) et Kühl, c’est la crainte de Dieu, dont le contexte parle (2, 13. 16. 17 (craignez Dieu). 19); mais ravr{ indique plutôt le tremblement qui convient à l'extrême dépendance : la tâche est lourde, aucune excuse n’est admise; d'où une crainte consciencieuse et humble (De Wette), un extrême respect. Calvin : hic timor ex officii cognitione nascitur. Chez le chrétien, c'est le scrupule toujours en éveil. (Justin, Dial. c. Tryph. 87, compte la crainte au nombre des 7 dons de l'esprit). Les exigences d’un maître mauvais peuvent servir d'incitation incessante à la perfection. Et c’est encore la seule attitude offrant quelque sûreté devant un despotisme sans limites.
riswréou (Jacq. 3, 17); d’après von Soden, ceux qui laissent de la liberté à leurs esclaves; plus simplement, ceux qui sont doux, bienveillants. — ouodeïs, Wpy (Deut. 32, 5; Phil. 2, 15), de travers, fantasques, cruels. Bengel : convicia sine causa intentibus.
La vie des esclaves dans la maison de leur maître sera ainsi une prédication (2, 12. 15), par la noblesse que le témoignage chrétien confère à la vie la plus obscure.
IL, 19. xoïro yas yapuc, ei dix cuveidnoiy Peod dropéoe Tts AÜTas Téoywv &dixwc!.
car c’est une grâce d’endurer des peines et de souffrir injustement par motif de conscience, et pour Dieu.
robro ouvre et domine la phrase (Rom. 14, 13; 2 Cor. 2, 1). Buttmann, p. 128.
you. Ce n’est pas la grâce, au sens de Paul, le don inconditionné, comme veut Schott (Bèze, pour yaptév). Il ne s’agit pas ici d’un don à recevoir, mais d’un effort à faire, et de ce qui trouve grâce aux yeux de Dieu. Les LXX traduisent constamment %n a par edplone ou Eyeu yapiv (Prov. 22, 1; Sir. 21, 16. Cf. Luc. 1, 30; Act. 2, 47). Calvin : laude dignos esse, et opus facere Deo acceptum. Gerhard : hoc est Deo gratum et acceptum; Weiss, Lehrbegrif, p. 194. Le v. 20 reprenant l’idée avec xA£es et rapa Oeù confirme nettement ce sens.
ouvelènoiy Pecd (Rom. 13, 5; 1 Cor. 8, 7). Ce n’est pas la connaissance que Dieu a de nous (Morus : Dieu connaît nos peines et nous soutient); mais celle que nous avons de lui (génitif de l’objet : Héb, 10, 2 suveidroiv auapuiüv). Il s’agit évidemment de ce qui nous fait accepter les souffrances injustes : c’est la conscience, en tant qu’elle a Dieu pour objet (Calvin : dum quis non hominum sed Dei respectu fungitur). C’est Dieu qui nousa assigné notre place; c’est à lui que l’on rend les services que les maîtres demandent
tience, sans colère, sans découragement (v. 20 dmemeveïre). En cet endroit, l’héroïsme chrétien consiste à tout accepter; l'extrême injustice n’éveille qu’une résignation plus haute; le Christ crucifié reste le modèle suprême.
1. Var.: Après yapu, et pour déterminer, d’après le v. 21, ce mot qui semblait vague, C, de nombreux Mnn. (7.13. 15. 18. 21.27 etc...) Syrsch ajoutent rapa tu Pew. — C et de nombreux Mnn. (15. 18. 27. 29. 36 etc...) ont «yabry au lieu de @:ov; A* et 13 combinent : suvetôraty (eov ayabnv.
räsywy ax, souffrances injustes, quelle qu’en soit l’occasion, fût-ce le bien que l’on a fait (Mat. $, 10.11; Luther : wm Woblthat willen leiden.
IL, 20. roioy yo XAËOG ei ALApTAVOVTES LA ro 1pICOLEvou UTOUEVEPTE; AN ei &yxbonorodvtes «ai TATYOVTES ÜTOpeveite, roro you naoù Dec”.
Quelle gloire y a-til à mal faire et à supporter les coups; mais si après avoir fait le bien vous souffrez avec
patience, voilà qui trouve grâce devant Dieu.
xéoc (Hésych. DéËa, ré, onu ayal). Ce terme, étranger au langage religieux, ne se trouve pas ailleurs dans le N. T. ; les LXX ne s’en servent que dans Job28, 22; 30, 8. Clément de Rome emploie à diverses reprises. La première partie du verset (moïev.… dropeveire) est une sorte de proverbe, d’ expression populaire, destinée à faire ressortir l'affirmation religieuse qui suit. Il ne s’agit pas de la gloire qu’on aurait devant Dieu (Kühl), mais du mérite qu'il y a à faire telle ou telle chose.
apapravovres, participe présent, indique des actes fréquents, des fautes de tout genre, qui méritent châtiment. Beck juge cette interprétation triviale. Küh]l la conteste : le péché dont il s’agit serait le manque de soumission, et les 2 parties du verset viseraient la conduite de l’esclave ch ie de faiblit (émaoréveyres), et lorsqu'il tient bon (æyabomoroüvrecs). Cette interprétation n'est guère naturelle. Cf. 4, 15.16 (que nul de vous ne souffre comme meurtrier etc.).
xohapéuevor (Marc. 14, 65), coups, soufflets par lesquels les méchants maîtres déchargent leur mauvaise humeur (Luther : Sireiche). V. Mommsen et Nu OUV. cil., P. 214, sur les soufets (colaphi), coups de poing sur les dents, etc.
Uropevetre (futur, à cause de l’exhortation adressée). Il faut sup-
1. Var. : N°P Mann. (7. 9.27 etc...) It. (q) ont xohaKousvor pour xokaœt- À Mnn. (13.73), Theoph. Oec. ont yap avant yapts.
v” - COUEVOL.
porter ce qu'on mérite, le châtiment auquel on ne peut se soustraire.
xai, et pourtant.
œyabororoïvres. L'accent est sur ce mot. Le devoir dépend non des actes mais de la conscience et de Dieu. Nous pouvons être maltraités injustement (v. 19 räcywv &dixwe), il faut néanmoins rester fortement attachés au bien. L’épitre y revient (v. surtout 3, 16. 17 qui reproduit exactement la même idée). Les chrétiens passent pour des malfaiteurs; ils doivent convaincre leurs ennemis du contraire, à force de vertus. Il ne s’agit pas ici des persécutés pour la justice (3, 14) mais de ceux qui, faisant le bien, sont maltraités.
dropeveire, accepter sans révolte la croix inévitable, la porter sans murmure, heureux de l'approbation divine.
zodre se rapporte à si qui précède (Buttmann, p. 128).
4e, comme au v. précédent, ce qui trouve grâce devant Dieu, ce qui lui est agréable. Tant de patience entre dans ses vues, et recueille le fruit de ses desseins.
21-25. L'exemple de J.-C. souffrant, est proposé aux esclaves chrétiens. Les v. 21-23 s'adressent bien à eux. On y distingue des allusions à leurs souffrances, à l’attitude qu’ils doivent garder. Le parallèle est suivi jusqu’au bout avec soin; mais les principes posés, l'exemple de J.-C., la situation de l’Église qui est dans le monde comme un esclave maltraité, tout donne à ces exhortations une portée universelle. La soudaine généralité du développement rappelle ce qui a lieu dans le 4° évangile, où, à maintes reprises, des entretiens particuliers s'élargissent en afhrmations générales.
On ne peut rencontrer sur son chemin, cette grande question de limitation de J.-C., sans rappeler, fût-ce de la façon la plus brève, l'importance qu’elle a prise de nos jours. Il n'y en a pas de plus actuelle pour la morale chrétienne. Dans les 20 dernières années, on pourrait citer toute une littérature, théologique et édifiante, sur ce sujet. On sait combien le problème se pose autrement que dans le passé. François d'Assise imitait la vie pauvre et crucifiée de J.-C.; Thomas a Kempis traçait du point
de vue du cloître, les règles de limitation de J.-C. La Réforme a voulu croire en J.-C., plutôt que limiter: la justification par la foi a fait tort à limitation. Et maintenant, il s’agit de trouver non plus seulement dans le Christ souffrant, mais dans le Christ complet et vivant des Évangiles, dans sa vie comme dans sa mort, dans les exemples très divers qu’il donne, dansses paroles, dans sa charité infinie, le programme d’une vie authentiquement chrétienne. Il s’agit de savoir, dans quelle mesure chaque chrétien peut et doit, avec son individualité, ses dons, sa vocation propre, refléter la vie rédemptrice du Maitre.
IL, 21. ei toùro yao ExAn0nte, ëtt rat Xprordc Emalev
\ € € ee € 4 € \ ef 2 c pe mèo UUEV, div ÜroAUTAVEY UToyoauuOy Îva Ètaxohou MONTE Toi iyveoty aroÙ’,
Et c’est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces.
els roùro, se rapporte à ce qui précède, souffrir innocemment et patiemment (de Wette). Reuss fait porter l'exemple sur la sainteté et la résignation. Beck : souffrir patiemment sans se laisser détourner de son devoir.
ëxhn0%re, comme chrétiens, en tant que tels; c’est votre vocation même. — On n’a pas ici la notion théologique de l'appel; le mot est pris dans son acception ordinaire. — Les chrétiens étaient surpris de souffrir, tout en faisant le bien. L'exemple de J.-C. justifie leurs épreuves : elles n’ont rien d’étrange, puisqu'il les a endurées. Il montre surtout comment on les supporte, nous laissant, dit Amyraut « un patron de confiance et de patience invincible. »
ai introduit cet exemple.
1. N Mann. (5.14. 17 etc...) Syrsh Arm. ont arecÜavev au lieu de exaev. — Mnn. (2.4.18. 45. 47 etc...) Syrsch Copt. ont nue nuuv au lieu de opwv vu. Weiss remarque que muwy est une généralisation fréquente chez les correcteurs.
NE RO ee A A PQ 2 TEE TON TR EN ER ï a Ce AD DANS RE LUE ADI PPENE OS CPS TA A Pre 0 ji H A L17
r2S Il, Di 129
729: fait penser d’abord aux souffrances même de J.-C., et à la façon dont il les a endurées. Au v. 24, l’auteur dégagera leur portée rédemptrice (avévsyxev).
rip buüv, se rapporte non à ce qui suit, mais à £xx:v, qui précède. Cette liaison est plus naturelle; xx! l'exige. Ces mots, drt9 2%, introduisent dans un développement particulier un principe général. L'épitre rencontrant la Passion tient à rappeler le caractère essentiel, rédempteur, des souffrances de J.-C. « A notre place », dit Bonnet. En effet, c’est presque avrt. C’est beaucoup plus, assurément que « pour notre bien » (Von Soden). Fulliquet ne voit pas non plus la portée de cet endroit, quand il dit : « Ce n’est pas encore une explication mais une application de la mort de Jésus » (La pensée religieuse, p. 243). Selon Usteri, l’idée éveillée par drèp duüv, c’est que J.-C. ayant souffert pour nous, nous avons maintenant à souffrir pour lamour de lui (&yx0oro1oùvras). Mais ce passage ne parle que de suivre son exemple.
(oro)rurévuy forme collatérale de xsiro (Buttmann, p. 62).
broypauuév, modèle, esquisse tracée pour l'élève; ce mot ne se retrouve pas dans le N: T., il n’est qu'une fois dans les LXX (2 Macch. 2, 28). Aussi sa présence dans Clément de Rome (5, 33) indique très probablement une réminiscence de ce verset. Dans Polycarpe (44 Phil., 8), limitation est certaine. Le 4° évangile dit ürS$3eryux (Jean 13,15): ce que Jésus a fait est un modèle à reproduire.
Eraxohoumontes. Le terme habituel est 4xohovbsiy (Mat. 4, 20) (2 P. x, 16 etc... &Exxodoubeiy). En cet endroit, suivre J.-C., c’est être patient comme lui. Les versets 22 et 23 parlent de ses vertus, mais de vertus déployées dans la souffrance. L’imitation porte avant tout sur la croix. Il en est souvent ainsi dans le N. T. (Mat. 16,24), car la mort du Seigneur résume son œuvre et les persécutions faisaient naturellement penser à la Passion. Mais le principe posé garde toute sa généralité, « Christ nous a laissé un exemple afin que nous suivions ses traces ». C’est la devise essentielle de la morale chrétienne primitive. Dans les synoptiques, il est question de suivre J.-C., c’est-à-dire, d’être de ses disciples, vivre comme il a vécu (Mat. 9, 9; 20, 28). « Tout disciple accom-
Monnier. — La première épitre de Pierre. 9
pli sera comme son maître » (Luc. 6, 40). Dans le 4° évangile, Jésus précise : « Je vous ai donné un exemple afin que, vous aussi, vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean13,15). Il demeure dans les siens (Jean 15, 4) et cette présence intérieure leur permet (Jean 15, 5) de réaliser une vie semblable à la sienne (Jean 15, 12 xahos). — Les écrits de Paul contiennent une notion analogue : par la foi, le Christ est formé dans l’âme (Col. 2, 6. 7). I doit y grandir, et c’est l’œuvre de l'Esprit de nous élever, à travers les luttes, à sa stature parfaite (Eph. 4, 13). Mais limitation inspire et oriente cette vie intérieure : en J.-C. tout est modèle, ses sentiments (Phil. 2, 5), ses actes (2 Cor. 8, 9). Aïnsi, nous nous revêtons du Seigneur (Rom. 13, 14); nous réalisons l'humanité nouvelle issue du second Adam. — C’est, en somme, à l’apôtre Paul que se rattache 1 P.2,21r et suiv., mais en rappelant les synoptiques. D’une part les fidèles sont ëv Xotsr& ($, 14); de l’autre ils suivent les traces de leur Maître.
fyveruw, traces des pas. Jésus marche devant nous. L’image ne cadre pas avec celle d’une esquisse. On nes’attachait pas à l’exactitude des figures; maïs à chacune, prise à part. Tertullien ajoute au sens en disant : Vestigia ejus, sanguine ejus signata, ideoque inventu facilia (Scorp. 22). Et Corn. a L. s’écrie : notent hoc molles haeretici qui fidem Christi sequi volunt, non passionis vestigia, dicentes solam fidem in Christum sufhcere ad salutem !
22-23. Ces 2 versets développent l'exemple particulier que nous laissent les souffrances de J.-C. et montrent en quoi le Seigneur souffrant est un modèle.
= D [de] Oz SN Q- TE Le1 re)
PS à le] CE = mn à O =
de) Q [O] SZ s O C2 O2 om [Q) C° TD ms (==) ss O2 OS O N [On <
Lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude.
C'est une citation presque textuelle d’Es. 53,9; mais l’épitre