Recommandations adressées aux femmes chrétiennes
Les 2 sujets traités sont la subordination (1-2, 6), et la simplicité (3-5). Les raisons essentielles que l’auteur invoque sont, la nature même de la piété (4), et l’exemple de Sara, mèreet modèle des femmes dans le peuple de Dieu (6). L'auteur, en cet endroit, ne pense qu'à l’épouse chrétienne, il ne dit rien de la participation des femmes à la vie de l’Église : cette participation est impliquée plus loin (4, 7-11).
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Vous de même, femmes, soyez soumises à vos maris ; et, s’il en est qui ne croient point à la Parole, ils seront gagnés, même sans paroles, par la conduite de leurs femmes,
époiws. Dans le grec alexandrin, ce mot se rencontre avec un sens affaibli. Fréquent dans les LXX, il y traduit 2 (Es. 14, 10; 45, 11). Dans 5, $ il signifie seulement « quant à vous », sans lien avec ce qui précède. — Ici, peut-être veut-on attirer l’attention sur une nouvelle forme de la soumission.
yovaixes sans article, vocatif (2, ipüv).
tous. Pour Usteri l'emploi de ce mot est intentionnel; avec
Enc. Herzog-Hauck, 1898,t. 5, p. 738-750; Renan, Les Apütres, Paris, 1866, p. 122 et suiv.; De Pressensé, ÆMstoire des 3 premiers siècles, etc. (4° série). Paris, 1877, p. 425, et suiv. (le christianisme et la famille).
1. Var.: N°CCKLP mettent « avant yuvauxes, contre N*AB. — B Arm. Copt. suivis par Westcott et Hort suppriment at avant et tuves. — It. (q glorificentur) et des Mnn. ont xepônfnamvrar.
Steiger, Fronmüller, il y voit un avertissement visant des liens spirituels, que telle femme aurait souhaités. La tentation était naturelle à qui doit chercher force et lumière hors du logis. Elles pouvaient faire plus de cas de chrétiens, membres de l'Éolise, que de leur mari. Quel que soit votre mari, dit l'épitre, c’est le vôtre, c’est à lui qu’il faut être soumise. — Cette nuance n’est pas dans le texte; i3os dans le N. T. à un sens affaibli qui ne dépasse guère celui du pronom. Cf. en particulier Eph. $, 22, qui est imité ici. C’est le sens de £aurüv (Buttmann, p. 117). Cf. 2 P.2, 22 reproduisant Prov. 26, 11. Les versions latines traduisent souvent {des par suus.
ürotacsémevar. Elles pouvaient être tentées de penser médiocrement de leurs maris païens (Lumby). Elles pouvaient se croire émancipées de fait et de droit (Reuss). — C’est plutôt une maxime générale insistant sur la vraie place de la femme chrétienne : une franche et loyale subordination (Eph. 5, 23). Mais combien Amyraut dépasse la pensée du texte! « En toute société il faut, dit-il, que la partie la moins excellente obéisse à la plus noble, et dépende de son gouvernement; elles doivent être sujettes à leurs propres maris. »
{va avec le futur de l'indicatif (Winer, p. 271); cf. Luc 20, 10; Act21, 24; 1 Cor. 13,3 (partout une variante donnent subjonctif). Le sens atténué de ‘vx explique cette tournure.
ei rives. Est-ce une expression adoucie, comme pour douter que le cas se produise ? (Bengel : clementer loquitur). Non, c’est une manière de s'exprimer favorite de l’épitre, dont le sens flotte entre siet puisque. — Prèchant la subordination, l’auteur cherche le cas qui semble excuser la désobéissance, et qui au contraire l’exclut tout particulièrement. Fréquemment les maris ne se convertissaient pas en même temps que leur femme (Act. 16, 1-13; 17, 4). Paul relève dans ce cas l’action bienfaisante de la femme chrénenneGeéorwere)
är2t00%otv (2, 8). C'est probablement le simple fait de ne pas croire à l’Evangile, sans que l’idée d’opposition radicale, de révolte, soit indiquée. — D’une façon inattendue, Kühl reconnaît ici des Juifs.
xepn0noovra. Mot usuel pour désigner les âmes gagnées à la foi (x Cor. 9, 19-22). C’est le motif le plus noble, le plus évident, le plus touchant, de demeurer soumise.
äveu héyou. Précédemment, avec l’article, c’est la Parole par excellence, l'Évangile, Ici, sans article, l’action de parler (Bengel : priore loco Evangelium, deinde loquela). — Est-ce parce que les femmes ne devraient pas être les prédicateurs de leurs maris (De Wette)? Ainsi Ruskin dira : « sage, non pour s'élever au-dessus de son mari, mais pour ne jamais faillir à son côté ». (Sesames and lilies, 2, 69). Est-ce une allusion à la brutalité des maris païens qui n'acceptent pas la discussion ? Quoi qu’il en soit, leur vie sera une évangélisation sans paroles. Il n’est pas défendu de parler, mais quand la parole n’est pas possible, ou quand elle échoue, il reste le silence. Calvin : etiam tacentes, maritos praeparent ad amplexandam Christi fidem. Adolphe Monod remontant au principe, généralise : « une vocation de charité à l’égard de Phomme, dans une position d’humilité auprès de l’homme, voilà la mission de la femme » (Ad. Monod, la Femme, 10° éd. p. 11).
* V4 a s 4 € fx 3 A IT, 2. énontetouvtes Tv v 66m dyvhv àvastoophv DEV".
voyant votre conduite pure et respectueuse.
ronteüsavres (2, 12) ayant longuement regardé, et bien vu, afin de se former un jugement, comme en face d’un mystère dont on n’a pas la clef (Lumby).
nv à (Winer p. 124).
y o66w, soumission humble, effroi de manquer au devoir (Eph. s, 33). Ce n’est pas la crainte de Dieu (Bengel, Weiss). C’est plus que le respect (Bèze, rewrentia), beaucoup moins que la
peur. > &yvtv, c'est d’abord la chasteté (Erasme, Weiss) sans laquelle
il n’y a pas de profond et de durable amour. C’est surtout l'en-
1, Var. : N° erontevovres.
semble des perfections morales de la femme. (Fronmüller : pure, sainte). Cf. Jacq. 3,17 (von Soden). C’est par là que la femme chrétienne gagnera son mari, même sans paroles. Sûreté du caractère, fidélité à toute épreuve, délicatesse d’âme qui s’abstient de l’apparence même du mal, respect infini du lien conjugal, tel est le charme qui vaincra les résistances et fera respecter, aimer, accepter la Parole. D'une vie parfaite rayonnent des puissances, des persuasions inexprimées, d'autant plus pénétrantes. Le langage limite souvent, et affaiblit ce qu’il exprime; la beauté morale s'impose. L’admirer, c’est déjà ressentir quelque amour pour les grâces divines qui l’ont formée. La perfection chrétienne imprime dans les cœurs une image de plus en plus distincte de J.-C. Cf. l'éloge de Monique dans Augustin (Confess. 9, 9, au début) : sategit eum lucrari tibi, loquens te 1lli moribus suis, quibus eam pulchram faciebas, et reverenter amabilem atque mirabilem viro. « Comment élever plus haut, dit Ad. Monod, le crédit spirituel de la femme chrétienne? Elle supplée auprès du mari l’action même de la Parole divine, quand sa conduite épiée à la faveur de l’intimité conjugale ne laisse apercevoir en elle que la vertu secrète avec laquelle PÉvangile opère dans son cœur » (Ad. Monod, La Femme, Dar):
bswv. D'après l'usage, l’épitre est envoyée aux hommes libres ; mais elle est lue dans l'assemblée et s'adresse directement à tous ceux qui l’entendent.
T+ ë } , } n 5 ET [T, 3, &v éctw oÙy 6 ééwbev Eumhoxñc rory@v nai rep Désews yovsiwy à Evôvsewc iuariwv xécuoc',
Que votre parure ne soit pas celle du dehors, des cheveux tressés avec art, des bijoux d’or, des vêtements de prix,
éy se rattaché à po.
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ë 2£w0ev (xéouos), prépare l’antithèse du v. 4 (nourrés).
1. Var. : C Arm. omettent rptywv. L'emploi d’euxkoyn seul ne modifie pas le sens. — C Vg. Syrsh ont n reptlésews,