‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 40 sur 123 · Sermons sur 1 P 3, 1-6, p. 251 à · texte numérisé non relu

Sermons sur 1 P 3, 1-6, p. 251 à

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dessous, et qu’ils ne laissent par conséquent à quelques-unes des femmes l'usage du velours, du satin, de la pourpre, de l’or, de l'argent, des pierreries. Car Dieu est l’auteur de toute cette belle diversité qui se trouve entre les conditions des hommes. » L'épitre dit exactement le contraire. Elle se rattache d’une part à la vieille sagesse, et à la simplicité primitive’, et par le v. suivant à l'idéal chrétien. — « Veillez, dit Ruskin, à ce que vous soyez enfin ornées comme des femmes professant la piété, avec les pierres précieuses des bonnes œuvres, et en habillant vos sœurs pauvres comme vous-mêmes » (Deucalion, À 46).

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mais que ce soit la beauté cachée du cœur, le charme impérissable d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.

&hh4. L'auteur ne veut pas que le charme soit sacrifié. Il donne à entendre qu'il en faut; mais il va dire où se trouve celui qui convient à la femme chrétienne. Voici la plus haute parure : celle de l’âme, qui laisse transparaître les trésors de la vie intérieure. Une vraie piété met en communion avec la source de la vie la plus haute, et fait participer à la beauté suprême.

ë xpurrès y0pwros « L'homme caché du cœur ». — Ce n’est pas une notion moralement indifférente (Usteri), le dedans opposé au dehors. C’est la notion paulinienne de l’homme intérieur, spirituel. (Rom. 7, 22 ; 2 Cor. 4, 16; Eph. 3, 16); l’auteur choisit à dessein une expression indiquant le contraire du désir de paraître et il entend bien désigner l’œuvre de Dieu dans l’âme.

La femme qui s’oublie elle-même, et enveloppe de bonté son

1. Steiger (p. 306 et suiv.) cite une série de maximes analogues de Platon d’Aristote, de Plotin.

2. Var. : ACP ont rpacos, contre NBKL. — NACKLP ont rpauwç x. n5vy.; B Ve. Copt. ont nsvy. x. roxsws; Syrsch Arm. Aeth. omettent x. NIV.

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excellence morale, a dans la plus extrême modestie un véritable rayonnement. De certaines âmes pures, profondes, aimantes, se dégage une indéfinissable beauté. Chez telle femme chrétienne un bijou serait un contre-sens et ferait tache. « C’est une marque de peu d'esprit, disait Luther, que de tant tenir à la parure ». :

Par contre, dans la mesure où le sens de la vie intérieure diminue, le goût des ornements extérieurs augmente. Il aura ses théoriciens :

« Le goût de la parure, dit Pérez, contenu par la pudeur et le bon sens, marque plutôt une perfection du type humain chez la femme. — L’art de parer sa personne, dit le même auteur, d’achever en elle un type idéal de pureté, de beauté, de convenance, indique une perfection esthétique ou sociale ? » Pérez cite Rousseau, au gré de qui le rôle de la femme est surtout « de plaire à l'homme », et Renan, qui estime qu’en se parant « elle pratique un art, un art exquis, en un sens le plus charmant des arts ».

Certes, suivant le mot de Keats,

À thing of beauty is a joy for ever,

mais la question est de savoir où il y a le plus de beauté, de vraie parure et de charme souverain. C’est aux femmes chrétiennes qu’en appartient la démonstration.

Au reste il ne s’agit pas ici d’une chose moralement indifférente, d’un &à:#90opov. Si la simplicité se trouve d'accord avec une esthétique plus haute, elle n’en est pas moins d’abord un devoir positif, que notre épitre rattache au souci de la vie intérieure.

ao04orw. Steiger sous-entend xéouw. C’est inutile. L'idée et l'expression sont claires; l'adjectif neutre, exprimant une idée essentielle, remplace le substantif abstrait.

mveûuaros, n'indique pas le Saint-Esprit (Steiger), ni seulement l'esprit, terme psychologique (von Soden); mais l’es-

1. Aristote (Econom.) disait : xo toù flou seuvov zat edmoerés.… 6 ris duys x00u0ç. (Steiger, ad loc., p. 306.) 2. L’artet la poésie chez l'enfant, p. 2. — Ouv. cit., p. 301.

Mownier. — La première épitre de Pierre. 10

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prit de celui qui est né de nouveau (Usteri), l’ensemble des dispositions spirituelles.

rouëws, 'ouylou, qualités particulièrement estimées en Israël, et sans lesquelles il n’y a pas de soumission; vertus essentielles du christianisme primitif, et qui tiennent une grande place dans les béatitudes(Mat. 5, 3. 5.7. 9). — Elles font antithèse, si l’on veut, à la vanité, au désir de paraître; mais surtout elles sont mentionnées pour elles-mêmes, et comme donnant au fidèle son cachet propre.

6 (éortv) que Steiger rattache à ap0aprw, et Usteri à rveüparos, résume plutôt, dans son ensemble, ce qui précède.

rohurekée, idée de valeur unie à celle de parure(Usteri); précieux ornement que la grâce donne gratuitement.

évoriov (1325), hébraïsme, périphrase favorite du N. T. pour remplacer le datif subjectif (Buttmann, p. 180).

JL, $. oûtws yap note xai ai &yrat Vuvaixec ai éATI- Coucou sic Dedv Exéououv ExuTéc, ÜToTacoémevar Totc idiots &vdodatv”,

C’est ainsi qu'autrefois les saintes femmes se paraient, espérant en Dieu, obéissant à leurs maris,

obrws, en ayant recours à la parure d’un esprit doux et paisible.

œyra. L'usage des 1% chrétiens était de chercher des exemples édifiants dans l'A. T. Sortis du judaïsme, ou du paganisme, c'était le trésor commun où l’on puisait. Saintes, disent Weiss, von Soden, parce qu'elles appartiennent au peuple élu; mais en tenant compte de la piété personnelle que le terme d’äyros suppose dans l’épitre. Le N. T. verse un sens tout spirituel dans ces expressions de PA. T., qui, malgré leur grandeur, ont encore quelque chose de collectif et d’extérieur.

1. Var. : 13 remplace note par rote. — N KLP Oec. ont ex, contre ABC Man. (13. 15. 27. 36. etc...) Theoph. (ex). — N Oec. ont Oeov.

éArifouoa (avec es Jeans, 45; Act. 24, 15). Les LXX traduisant ni et non, emploient le plus souvent ër{ (rarement cle, le datif, ou £v, qui répondent à 5v, 5x Buttmann, p. 175). — C’est la caractéristique même de leur foi. Pour un chrétien du 1* siècle, la piété des saints d'Israël consistait avant tout dans leur confiance aux promesses de Dieu, parfois même dans l'attente de J.-C. (Jean 8, 56). — Paul parle de la foi d'Abraham (Rom. 4, 3; cf. Héb. 11,117 miotet wat adrr Séppa), et Pierre, de l’espérance de Sara. L'orientation n’est pas la même (Weiss y insiste). Mais il s’agit surtout de désigner les vertus les plus contraires à l’idolâtrie de ce qui passe. L’espérance, qui rend présentes les choses éternelles, guérit de la recherche de soi, et de ce qui paraît. L’espérance et la sainteté sont unies. Bengel a dit : Wera sanctitas, spes in Deum.

Exosuodv, parure incorruptible de l’âme. Kühl, remarquant le rapport éxoopody broracsémevar, Veut que cette simplicité et cette obéissance s’entre-répondent.

droracsépeva, coordonné à &kmitouoat. L’espérance les ayant affranchies des prétentions, des préoccupations personnelles, elles peuvent avoir, sans arrière-pensée, l’esprit de soumission.

ous non pas leurs propres maris, mais simplement leurs maris

III, 6. dc Zdopa dmnxouey TO AGpadu, xüptov 'xdrbv xaloüoa, he éyevn0nTe Téxva dyxlomorodcat xai h poboupEvaL UNCELIAv TTÉNOL

comme Sara obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur, elle dont vous êtes devenues les filles, faisant le bien, et n'ayant nulle crainte.

Westcott et Hort mettent entre parenthèses l'exemple de Sara,

1. Var.: Westcott et Hort préfèrent vxnxouev, avec B Syrsch It. (q) Vg. Aug., à vrnxougey appuyé par NAKLH Syrr Arm. Theoph. Oec. ct adopté par Tischendorf et Weiss. D’après Usteri, vrnxovey est une correction grammaticale.

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de 6e à réxva. Cette manière de construire donne un sens satisfaisant mais elle n’est nullement indiquée.

Zappa. Selon De Wette, l'exemple de Sara est une allusion à Héb. 11, 11; mais textes et contextes diffèrent profondément. — Les rabbins voyaient en Sara un modèle de soumission. Elle est pour les femmes l’exemple par excellence. Mère d'Israël, les femmes chrétiennes qui font partie du vrai peuple de Dieu, l’Israël, selon l'esprit, sont devenues ses filles, et héritent de ses privilèges (Rom. 4, 11). — Weiss y voit une preuve de l’origine judéo-chrétienne des lecteurs (Lehrbegriff, p. 112). Sans cela, dit-il, pourquoi leur parler de Sara? Mais on sait que les païens convertis acceptaient aussitôt l’A. T., en vivaient, et se croyaient d’emblée au bénéfice de toutes ses promesses.

Sara obéit en quittant son pays et en A oochit Abraham Seigneur (Gen. 612: 1Sam 1,8);

dbrhrovey. L’imparfait marque la continuité de l’obéissance. L’a0riste indiquerait non un fait particulier, mais la vie considérée dans son ensemble, comme appartenant au passé (Gal. 4,8; 1 Cor. 9, 20) (Keil).

tyevhOnts ne signifie pas : vous êtes (Ve.); mais : vous êtes devenues. On peut paraphraser : « jadis il n’y avait aucun rapport entre vous et Sara; mais maintenant, de païennes que vous étiez, vous êtes entrées dans la descendance spirituelle d'Abraham » (Rom. 4, 11; Gal. 4, 22). — Ce n’est pas une exhortation que l’on adresse, c’est un fait UE que l’on constate (von Soden : Ermunter ung). Kühl, qui retrouve ici des judéo-chrétiennes, pense qu'il s’agit de l’effort qu’elles ont eu à faire pour devenir de vraies filles de Sara.

réxva. Ce mot implique chez les auditrices les qualités qu’il signifie (von Soden).

œyañomotousa, etc. Ces participes mettent en lumière leur caractère de filles de Sara (Cf. Jean 8, 39), et les qualités qu’elles ont acquises en entrant dans l'alliance de Dieu (Usteri). Il ne s’agit pas de ce qu’elles ont eu à faire. On ne raconte pas leur arrivée à la foi, comme veut Burger qui interprète ainsi &ya0or. ; on dépeint leur vie actuelle. — Faisant ce qui est bien (Luther), et non faisant du bien (Grotius).

APAPA

ph poboüpevat. La crainte qui leur est recommandée ne ressemble donc en rien à la peur et ne saurait porter atteinte à leur sérénité intérieure.

mrénotv, &. À. dans le N. T. (Prov. 3,25; 1 Macch. 3, 25 mé); ce qui fait peur (sens actif), ne fait allusion à aucun événement de la vie de Sara, ni en particulier à Gen. 18, 15 mais à la condition trop réelle des femmes, exposées aux menaces, aux colères de leur mari païen. Semblables à Sara, par l'espérance et la soumission, elles ne doivent rien redouter. Dieu garde leur âme (x P. 1, 5).

(Cf. Augustin, Confess. 9, 9... tra fervidus. Sed noverat haec non resistere irato viro…. Scientes quam ferocem conjugem sustineret. » [Éloge de Monique]). — Elles doivent faire le bien, et ne rien craindre ; quoique femmes, ne pas connaître la peur.

7. L'auteur s'adresse ensuite aux maris. Il le fait brièvement, beaucoup plus brièvement que l’apôtre Paul (Eph. $, 25-33), qui équilibre mieux ses recommandations (Col. 3, 18 et 19), et parle avecune autre force à ceux qui ont l’autorité. Mais si ce développement est court, il n’est pas sacrifié. Il commence, comme les précédents, en nommant nettement ceux à qui on s’adresse. Il dit l'essentiel. Ce n’est pas une simple conclusion de ce qui précède. Il faut se rappeler de quelle puissance était investi l’époux et le père dans le monde ancien’, pour apprécier ce que l’épitre demande aux chrétiens.

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TROTEUY KS ÜLOV?.

1. V. p. ex. Jhering, ouv. cil., p. 156 et suiv. : « La maison romaine avec tout ce qu’elle contient, la familia, est un monde fermé dont la conduite et la direction appartiennent exclusivement au chef suprême, au paterfamilias, et dont les rapports avec le monde extérieur sont réglés par lui seul »; P. Gide, ouv. cit., p. 53 et suiv. (sur la loi mosaïque et le Talmud.) ; Benzinger, art. cit.

2. Var. : o: est omis par B. — 13 remplace oxever par peper. — N° B Mnn. (13. 26. 31. 40) Syrsch Arm. Aeth. Aug. Amb. ont suyxAnpovopoue, leçon plus

Vous maris, de même, conduisez-vous avec sagesse envers vos femmes, comme envers un sexe plus faible; honorez-les, car elles hériteront avec vous la grâce de la vie. Ainsi vos prières ne seront pas troublées.

ävèesc ne fait pas suite à 2,13, comme veut Hofmann, car la liaison serait lointaine, forcée, mais vient naturellement après ce qui précède.

époiws paraît signifier simplement : et vous, quant à vous. — Peut-être aussi l’auteur veut-il adresser aux maris une recommandation analogue à celle qu’il vient de donner aux femmes et aux esclaves : tout maîtres qu’ils sont, une certaine soumission leur est prescrite : la soumission réciproque dont parle l’apôtre Paul (Eph. $, 21). Ils doivent l'honneur à l'épouse qui est avec eux héritière de la Vie.

suvouxoüvres habitant ensemble, sous le même toit (Deut. 22, 133; Sir. 25, 8 paxdpios 6 ouvotxüy yuvarxé sauver). C’est toute la vie commune. — Il faut suppléer un verbe que le contexte suggérera, p. ex. : soyez (Buttmann, p. 293).

yrüow, ce n’est pas la connaissance de l'Évangile et de Dieu, mais la prudence pratique, la connaissance de soi-même et des autres (Luther : d’après la raison; Bengel : #oderatio). Lumby parle, à ce propos, de l'esprit de chevalerie chrétienne qui n’impose pas à la femme des fardeaux excessifs.

Ôg acfevecrépw cxeûet est relié par Westcott et Hort au participe qui suit; mieux vaut le rattacher au précédent. — C’est à cause de cette faiblesse même de la femme qu’on réclame ce discernement.

acdevestépw. Le monde ancien s’exprimait ainsi. Chez les auteurs latins, grecs et juifs on trouve les appréciations les plus nettes, souvent les plus dures, dans le même sens. Aux environs

facile mais mieux appuyée et admise par Tischendorf et Weiss; Westcott et Hort préfèrent suyxAnpovouot d’après ACK LP, Mnn. (5.38.42. 57 etc.) Syrp Jérôme. — yapiros, précédé de rotuns dans NK A C?, quelques Mnn. (4. 5. 57. 68. 69.). Hoffmann adopte cette leçon, évidemment introduite d’après 4, 10. — eyxontecar (A BP), evx. (N) exx (C2KL). — B a tas roooevyaw, maintenu en marge par Westcott et Hort.

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de l’ère chrétienne, la loi romaine déclare la femme incapable, de par son sexe même ( fragilitas, imprudentia, imbecillitas sexus*). Bien plus encore chez les Grecs?, la femme avait été privée de capacité juridique à cause de la faiblesse même de sa nature. Il y a, suivant Aristote, trois classes de personnes qui ne peuvent agir par elles-mêmes, l’esclave, l'enfant et la femme. « L’esclave n’a pas de volonté; l’enfant en a une, mais incomplète; la femme en a une, mais impuissante 3. » Dans le monde juif, Josèphe dira, comme allant de soi, que la femme ne peut témoigner en justice 4. Maïmonide parlera de la femme incapable de science, faible d'esprit 5. On tiendra parfois un autre langage6; mais l’opinion fondamentale est là. — L’épitre de Pierre en est loin.

5x20os (1 Thess. 4, 4; Rom. 9, 21) désigne ce qu’il y a d’extérieur dans l'individu, et peut se dire de l’un et l’autre sexe (àobeveotépw, au comparatif). — Luther entend : un instrument de Dieu; d’où le respect qui est dû (Rom. 9, 21).

arovépovres (Deut. 4, 19, donner en partage), rendre à chacun ce qui lui est dû, +è vopsuov.

uv. Que la faiblesse n’amène pas le mépris; que la faiblesse même devienne un titre au respect! (Cf. Ambroise, Hexaemer.s, 7 : non es dominus sed maritus, non ancillam sortitus es sed uxorem. Gubernatorem te Deus voluit esse sexus inferioris, non praepotentem; Calvin : Sit amor cum reverentia conjunctus.)

1. P. Gide, ouv. cit., p. 145 et suiv.; lire en particulier l’étude sur le sénatus consulte Velléien, « Les femmes ne peuvent s’obliger pour autrui... » p. 155; cf. Tite-Live 34, 2, 7: nunquam exuitur servitus muliebris; Quintilien (Declam. 308), imbecilla res est foeminu.

2. P. Gide, ouv. cit., p. 63 et suiv. sur la situation de la femme en Grèce.

3. T0 Oè Onau Eyer uèv, GA axvpov (Polit. 1, 5). Platon dit que les hommes qui ont été lâches ou injustes renaîtront femmes dans une autre existence (Timée, éd. Didot, t. 2, p. 248).

4. dt xovpornta xal Opasos toù yévous adt@v (Ant. 4,8, 15) et Conir. Ab. 2. yovn Où yeipov pÜoet AvDpÔs Els TA TAVTa.

s. Quoniam mulierum animi sunt plerumque doctrinae incapaces, el ob ingenii imbecillitatem verba legis ad vanum et hyperbolicum sensum trahunt. (De Doctrind legis, Oxford, 1705, I, 1, 13.)

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