‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 41 sur 123 · V. Schoettgen, Hor. Hebr., p · texte numérisé non relu

V. Schoettgen, Hor. Hebr., p

ai n’est pas explétif, mais attire l'attention sur le fait qu’elles sont, comme leurs maris, héritières de la grâce.

ouyxhmpovéuors. Voici le fondement de la parfaite égalité religieuse (Gal. 3, 28) : même grâce, même foi, même héritage. (CF. Tertullien, Ad Uxorem : Conserva). C’est aussi le secret de l’union parfaite : Les époux ne sont vraiment un, que quand ils se sont rencontrés dans ce sanctuaire, et qu’ils partagent les espérances suprèmes.

yaprros Cwñe, la vie éternelle, offerte à tous deux par la grâce divine. Ils sont objets de la même miséricorde. moins la grâce divine, au sens paulinien, le principe du salut, que la bonté de Dieu, d’où procèdent les dons. — {w%s. Erasme interprète : yäpts Cou; Grotius, yapis Eworotoëca; Kühl, le don de Dieu qui consiste dans la vie.

ëyromrecôa (1 Thess. 2,18; Gal. $, 7). On ne saurait penser avec Bengel à des scènes d'intérieur qui interrompent les prières. Il s’agit de l'esprit d’union et de cordiale entente sans lequel il n’y a guère de véritables prières. On ne peut pas prier; la prière ainsi faite n’est pas efhcace : elle manque de la paix intérieure qui en fait la puissance. Tout désaccord en tarit la source. Cf. 1 Tim. 2,8, passage analogue, où la pureté et la douceur sont une condition essentielle de l’exaucement (et 1 Jean 4, 7 à 21, en particulier le v. 20). Luther explique : « si tu murmures, si elle aussi est en faute, vous ne pourrez pas prier et dire : pardonne-nous comme nous pardonnons. »

buy. D’après von Soden il ne s’agit pas seulement des prières des hommes, mais des époux chrétiens, à la fin d’une exhortation qui les a visés l’un et l’autre. De même Weïss (Lehrbegriff, p. 352). Cet iu@v est donc comme un accord final où viennent se résoudre les dissonances supposées.

xapts est ici,

8 à 12, exhortations générales qui font une péroraison particulière aux conseils qui précèdent, et dont l’idée de soumission faisait le centre. Elles se terminent par une citation libre du Ps. 34.

III, 8. xo dE méhoc mavrec bmémpoves, suumalets, piadehoo!, eUTTAXYY VOL, TATELvÉDOOVEc |,

Enfin, soyez tous d'accord, bien unis, aimant vos frères, compatissants, humbles,

rù téhoç. Paul dit rù Actxéy (Eph. 6, 10). Cette expression n’est pas destinée à introduire une idée nouvelle, mais à résumer ce qui précède. (Erasme : 57 summa; Bengel, tandem vero). — rävres accentue ce caractère de résumé et de conclusion finale. (Oecum. té yon tohoyeïobar; 4m Ads Täot nu). — Les épithètes qui suivent, sauf eborAyyvot (Eph. 4, 23), ne se retrouvent pas ailleurs dans le N. T. Elles ont trait à la vie de l’Église, aux relations journalières ; elles pénètrent les devoirs sociaux de l’esprit de l'Évangile, et font voir «ce que doit être extérieurement une vie chrétienne digne de ce nom, après que Pierre a montré magistralement ce qu’elle doit être à l’intérieur et à l'égard de Dieu » (Luther).

Ces adjectifs continuent les participes qui précèdent. On peut également sous-entendre 25e (Rom. 12, 9 et suiv.). Ce n’est pas un abrégé du caractère chrétien, mais une énumération des vertus qui unissent les hommes. On en rapprochera le début des Actes, sur les disciples qui sont un cœur et une âme (Act. 1, 14; 4, 32). Calvin : quae maximé ad fovendam amicitiam et caritatem necessaria sunt.

Von Soden, d’une façon peut-être artificielle, groupe 2 à 2 ces adjectifs : épéppoves et suprabeïs (Héb. 10. 34), gAddehgor et edorhayyvot (Héb. 13, 1-3).

épéppoves (rè œbrd opovoüvres Rom. 12, 16. Cf. Theognis 81, épépoova Buubv #yovrec), absence de discussion, entente parfaite.

cuurabeïcs, indique ce que l’on est à l’égard de ceux qui souffrent, et montre que l’on partage les sentiments des autres (Rom. 12; 15).

1. Var. : KL ajoutent eseofe à ouoppoves. — C écrit ouvralets. — KP remplacent taxewvopooves (établi par NA BC et les versions) par othoppoves que l’on introduit dans le texte pour que toutes les épithètes aient une signification analogue, raxetvoppoves semblant une idée étrangère au développement ; L Vg. (tol. harl.) Theoph. Oec. maintiennent rarewvoppoves et gthoppoves (tol. modesti humiles). Hofmann adopte cette leçon évidemment artificielle.

guXg3ekçot *. À propos de gAsppoves, Leighton parle de l’amitié, ce parfum de la piété chrétienne. gthadekgor dit plus encore : c’est l'amour fraternel dont le N. T. a un sens si profond (1, 22; 4,8; $, 9: Act. 6,350, 30:14, 292 Rom 42418, 13} Galvin SU Deus agnoscitur Pater, illuc demum vere regnat fraternitas.

edoxhzyyvo: (Rom. 12, 13; Eph. 4, 32) : le sens classique serait : qui a defortes entrailles, du courage; le sens biblique : dont les entrailles s’émeuvent (Gen. 48, 30; 1 Rois 3, 26). Dans la Prière de Manassé, 6, c’est la miséricorde de Dieu pour les pécheurs. (CF. Ep. de Polyc. ch. $ et 6). — Bengel : ergd affhctos.

raretvéppoves, &.À. dans le N. T.(Prov. 29, 23). Mais vametvooposivn est fréquent dans le N. T., et chez les Pères; cest l'humilité, vraie création de l'esprit chrétien, toute contraire à l’orgueil païen : chez les classiques, rareiv5gpuwy indique la bassesse d'esprit. (Cf., en Israël, l'expression « peuple de col raide »).

III, 9. rh &nodidovrec xauxdv dvti xaxoù Aotfopiav dti Aotdootxc, Toüvavrtiov dE ed AoyodvTec, Êtt eic Toto ÉxANÔNTE PERS? 1 el , / 3 7 2 Iva eÜAOyIAY XANOOVOUNINTE ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’outrage pour

l’outrage, mais, au contraire, bénissez, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter de la bénédiction.

1. Cf. 1 P. 2, 17 aûelgoznta. Renan parle des « larges idées de fraternité universelle, sorties pour la plupart du stoicisme », qui se font jour à ce moment et qui constituent « une sorte de sentiment général de l’humanité ». (Les apôtres, p. 316). Cf. Diog. Laërce VII, 1, 32. 33 ; Eusèbe Prep: Evang. 15, 15. V. surtout Cicéron, de Legibus, de Officiis). On peut relever de même le titre de frères que les associés se donnent parfois dans les associations païennes : collegium fratrum (Bulletin de Inst. de corresp. archéol., 1850, p. 152; Orelli, 1485). Il règne dans ces collèges une sorte de fraternité. De ces aspirations confuses, de ce besoin général, l’Église a fait la réalité la plus profonde et la plus touchante. Les païens lui portent envie. Sic nos, dit Minutius Felix, quod invidetis, fratres vocamus (Octavius, 31). Lucien le laisse voir à travers ses railleries : « leur législateur, dit-il, a persuadé aux chrétiens qu’ils sont tous frères » (Sur la mort de Pérégrinus, 13). (G. Boissier, La Religion romaine, t. 2, p. 292-293.)

2. Var.:13 omet n Ao:d. avrt kod.— LP Syrp Oec. Theoph. ont adotes avant ott, contre NA BCK Mnn. (13. 22. 27. 29), Va. Syrsch Copt. Arm. Aeth.

aro)Sovrec, identique à Rom. 12, 17, ressemble à Math. 5, 44; Luc: 6,27. 28, et rappelle Prov. 17, 13 et 20, 22 où le même verbe est employé d’une façon analogue.

xanéy (1 Thess. 5515; Rom. 12, 17).

Aotdoplav, (2, 23).

edhoyouvres (Rom. 12, 14 ue 2 M OCOT EH)

ets roûro doit se rattacher à ce qui précède (2, 20) : bénissant, car c’est à cela que vous avez été appelés (Weiss, Lehrbegriff, p. 70; Brückner). Bénissant, vous hériterez de la bénédiction. (Cf. Mat. 6, 14. 15). Chaponnière (Notes inédites) remarque à ce propos que « Pierre, comme Jésus, enseigne l’idée de léquivalence du travail du fidèle sur la terre et de sa récompense dans le ciel. » — D’autres (Luther, Bengel, Huther), relient eiç soëro à ce qui suit (4, 6 sis roûre… va). Vous êtes appelés à hériter de la bénédiction. En ce cas, la possession finale de l'héritage servirait d’argument pour motiver une vie conforme à ce but glorieux. Héritiers de la bénédiction, bénissez.

cbhoytar. (Bengel : benedictionem aeternam cujus primitias jam nunc pii habent). — Les biens célestes sont ainsi désignés, d’après les paroles divines qui en accompagneront l’entrée (Mat. 25, 34 Venez les bénis de mon Père; Eph. 1, 3 ebhoyia... ëv roïs ëmouoa-

viots).

10 à 12. Citation presque textuelle du Ps. 34, mis de la 2° personne à la 3°, et un peu condensé. Ce Psaume est déjà cité dans

II, 10. 6 yao Béhwv Coy dyanäv xai ideïv nuépac &ya- Pas Tavcatw Ty YAGooav aTd xaxoŸ ai yeiÂn To hañoa d6hov ?,

1. War.: la 1re partie du verset (0 — xyafas), varie beaucoup dans la Vulgate et les Mnn. : Le texte du Ps. 34, dans les LXX, étant:

tls Éoriv GvÜpuros 6 Dékwy Cotv, ayar@v idety Nuépas ayalas ;

on trouve une tendance à ajouter ayarwv des LXX à ayarav du texte : Ve.

(tol. harl.) qui enim vull vitam diligere et cupit videre dies bonos, ou bien le

Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit garder sa langue du mal et ses lèvres de parler avec fraude.

yée, se rattache à ce qui précède immédiatement. La bénédiction récompense la fidélité, donc celui qui tient à la vie bienheureuse, renoncera au mal. L'auteur, prenant à son compte les termes du Psaume, leur communique une signification plus pleine.

6£kwv exprime dès lors une volonté bien consciente. (Bengel : qui ita vult vivere ut ipsum non taedeat vitae. De Wette : qui est décidé à aimer la vie. Huther : qui prend au sérieux l’amour de la vie).

Cwny œyaräv, se réjouir de la vie; en grec classique, être satisfait de (V. par contre, Eccl. 2,17 ënionox {wy). C’est de la vie présente que parle le Psaume; mais l’épitre applique ce qui en est dit à la vie éternelle. (Bengel : manente sensu novum salem addit.). C’est la volonté arrêtée d’être sauvé.

uépas &yabas. C’est l’edhoyia à hériter. Kühl, après Brückner, Huther, y voit la vie présente, une vie qui se compose de jours vraiment bons. Peut-être l’auteur réunit-il, dans une même perspective, le présent et l'avenir, la vie actuelle et la vie dans le

Royaume de Dieu. — ideiy comme ñn7, expérimenter, jouir. ravoarw (Winer, p. 185). — &ré (T9), n’est pas conforme à l’usage classique. — x2x05, injures, péchés de la langue. roù ph haAÿou. — Cet emploi de où constitue un caractère de

la langue du N. T. (Buttmann, p. 158. 270).

Déhov (ma) Jacq. 1, 26.

; / N » \ ; IT, 11. éxxAtvato 0 àmb xaxoû xat nounoutw à&yaléy,

EnTacdto elonvrv rai doËdre adThv”.

texte des LXX est suivi de préférence à celui de l’épître : Mnn. (22. 60) 0 yao Bek. Cow. 2. ayarwv nueo. 1Ô. ay.

On lit avrov après ÿAwooav dans NKLP Ve. Syrutr Copt. Arm. Aeth. Theoph. Oec.; ABC et des Mnn. (13. 29. 73) l’omettent. — Il en est de même après yen, dans LP Vg. Syrsch Copt. Arm. Aeth. Theoph. (contre NABCK) et des Mnn. (5. 13.27. 29 etc...). Ce sont des additions naturelles.

1. Var.: KC:KLP, Vg. (am. demid.) Syrsch Copt. Arm. Oec. Theoph.

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