IT
Qu'il se détourne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive.
Ce verset ne diffère du passage correspondant du Psaume que par le changement de personne (la 3° au lieu de la 2°), et par l’addition de 3£ après. Exxkuwärw, arrangement oratoire en vue du contexte. Ces préceptes par antithèses, parallèles à la manière hébraïque, sont également familiers à l’épitre; dans les conseils de morale elle a recours aux oppositions vives. (Cf. renoncer à. s'attacher à... Rom. 12, 9).
epgvn, paix avec le prochain, condition de l'approbation divine. Il faut vouloir cette paix, la chercher au prix d’efforts constants, faire ce qu’il faut pour la garder (Rom. 12, 8 ; Eph. 4, 3 HCD T2 A
IT, 12. ëxe dphaduol xuplou ëmt dixalouc xai Gta adToù ; > = N 5 Fe eis dénotv xÜTOY, Toédwmov dE xuplou ÈTi ToLobVTAc ak’.
Car le Seigneur a les yeux sur les justes et ses oreilles sont attentives à leurs prières; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.
égBæapot etc... Point d'article (Blass, p. 148; Schmiedel, p. 167), avant les mots qui n’en ont pas en hébreu à l’état construit ou avec sufhxe (Winer, p. 135).
adro5. Dans le N. T. le pronom possessif est mis, par traduction ou par imitation de l’hébreu, alors que les écrivains contemporains l’omettent comme inutile.
rpéswroy. Tourner sa face vers.., expression constante dans l’A. T., en bonne ou en mauvaise part. (Luther : face irritée. Bengel; vultus cum 1r4)(2 Sam. 22, 28).
omettent à qui est dans ABC* Vg. (fu. harl. tol.) Syrp; de n'étant pas, d’ailleurs, dans les LXX, est probablement authentique.
1. Var. : C2 Oec. ont ot 090. — Ca ax rnv denotv, citation littérale. Le Ps. dit ensuite : toù é£olobosDoat êx ie T0 mvnudouvoy aûrüv. Ces mots, qui parlent de la terre, auraient mis de la confusion dans le sens de l’épître qui ne les cite pas; mais on lit dans des Mnn. (32. 57. 69, 100) et Syrp tou efohobpeuoat AUTOUS EX NS).
à CPP TR ZT ON TNA ENS
èé, marque l’opposition avec ce qui précède, et le changement de terme indique la différence de jugement).
eig (bn) tourné vers ; èx{ (2) avec le sens de faveur dans le 1° cas (vers), de châtiment dans le second (contre).
3, 13 à 4, 19. Recommandations de circonstance, conseils pour le temps présent. Après les commandements particuliers, relatifs aux devoirs d'état, viennent une série de recommandations ayant généralement trait à la conduite que l’on doit tenir en temps de persécution. Cette partie de l’épitre s'étend de 3, 13 à 4, 19, coupée cependant par 4, 7-11 qui forme un groupe distinct de préceptes. L'idée de la fin prochaine (4, 7) qui n’est pas sans rapport avec les persécutions, à cause des tribulations qu'elle implique, maintient une sorte d'unité.
Le passage important, (3, 18-22) contenant les textes sur la descente aux enfers, est un argument venant à l'appui des préceptes donnés, plutôt qu’une digression proprement dite.
3, 13-22. Etre fidèle dans la souffrance, tel est le sujet de ce développement qui commence d’une façon nette, bien détachée de ce qui précède, et qui.se termine de même. En voici les divers éléments : faire le bien peut mettre à l’abri (13), et du moins assure les promesses faites par le Seigneur aux persécutés (14). Si l’on y joint un témoignage fidèle de la bouche, c’est ainsi que l’on gagne les âmes (15. 16). En effet les souffrances et la mort du Christ innocent ont été la rédemption du monde (17-19), et leurs effets se sont étendus, des enfers même où il a prêché (20), à la terre où nous pouvons être sauvés par lui (21), au ciel où il règne (22).
IE, 13. ai is © xaxwowv dpäs èxy où dyaloÿ EnAwral vévnote” ;
Et qui vous fera du mal, si vous vous appliquez à faire le bien?
1. Var.:B et Mnn. (3. 101) ont et au lieu de eav. — KL P Oec. ont punto au lieu de fmawta. — B a yevorobe,
xai n'établit pas de liaison particulière avec ce qui précède, et introduit plutôt le nouveau développement.
ris, imitation d’Es. $0,9 (ris xaxwoer pe), parlant du secours assuré au juste. — Cette affirmation optimiste était un axiôme de la piété d'Israël, qui se juxtapose ici à la parole toute différente du Seigneur sur de bonheur des persécutés pour la justice. Certes, l’épitre ne promet pas aux chrétiens qu’il ne leur arrivera rien. Elle parle, en cet endroit même, des dures épreuves qui pourront les atteindre. Mais elle conserve le principe, toujours vrai d’ailleurs, qu'une vie pure a sa sécurité propre. On a tort d'expliquer cet endroit en spiritualisant, en l’appliquant à l’âme seule. Aïnsi, Bonnet dira : « l’apôtre sait bien que le monde peut, dans unsens, faire du mal, mais il ne voit le mal, dans le vrai sens du mot, que dans le péché » ; et l’on est à l'abri de tout mal semblable (Rom. 8, 31-39) lorsque, d’une façon permanente, on sanctifie en soi le Seigneur (15). On restera dans l'intention de l’auteur, en rappelant qu’une grande vertu protège, par l’ascendant qu’elle exerce, par la bonté qu’elle témoigne et qu’elle éveille. Marc-Aurèle (44 se ipsum II, 20) dira : ti yap co1 moinoer à épiorixwraroc, av NareAtc eopevhs adr®;), et Calvin : qui beneficientiae student, etiam ferreos alioqui animos emolliunt. — Peut-être aussi l’auteur vit-il dans un temps relativement calme : il n’y a pas de persécutions régulières . Une vie bonne, qui plus tard attirera la foudre, peut encore la détourner; &AW'et, au v. 14, semble l'indiquer : la souffrance n’est que possible, point certaine. « Si cependant vous avez à souffrir, tout bon que vous êtes... »
ëxv yévns8e, supposition (2: avec le subjonctif). — Enawrai, jaloux (2 Macch. 4, 2), terme fréquent dans les LXX et le N. T. avec le sens de recherche, d'application (Act. 21, 20 comme Rom, 12, 9 xchAwmever), mais avec une nuance d’exclusivisme : jaloux de.
&yabo5 ne désigne pas Dieu (Bengel), ni J.-C. (Weiss, Lehrbegrif, p. 213); mais le bien (v. 11).
III, 14. &GAN ei xai méoyorrte dix dixaooUvNV, paxdptos. rèv dE péboy adtov ui po6n0Te unôt Tapxy0ire,
Et si même vous avez à souffrir pour la justice vous êtes bien heureux. Ne les craignez pas, ne soyez pas troublés.
La fin du verset imite Es. 8, 12. 13 (LXX) dont les termes sont légèrement et intentionnellement modifiés : on y lit: où p6 au lieu de p#, abréviation naturelle, et «705 au lieu de abrüv.
9580 aïrov n’a pasle même sens des deux côtés. Dans Esaïe c’est la crainte éprouvée par le peuple (sens passif) devant l'invasion qui le menace ; dans l’épitre, c’est la crainte que les persécuteurs cherchent à inspirer (sens actif. Cf. 3, 6 rrénou). On ne s’astreignait pas à des citations exactes. Souvent on parlait en langage biblique plutôt qu’on ne citait.
p08n0ÿze avec 95409, verbe suivi du substantif de même sens, de même racine, à l’accusatif, pour fortifier le sens.
adrov, construction ad sensum. C’est au lecteur à comprendre de quels gens il s’agit (Buttmann, p. 106; Blass, p. 162).
aAN ei, mais, malgré tout, si vous avez à souffrir. Pour exprimer les suppositions, le N. T. se sert rarement d’ei avec l’optatif. C'estountresre dé la langue littéraire ro er Core 10). L'optatif est rare chez les juifs qui aiment à renforcer les affirmations (Combe, Grammaire du N. T., Winer, p. 275).
Il s’agit d’un fait possible qui pourra durer, se renouveler, mais qui n’est pas certain (et déov 1, 6). Ceci exclut une persécution, ou régulière, ou trop violente. Il ne faudrait toutefois pas exagérer la portée de cette atténuation (rupwots 3, 12-19).
uardotot (sous-entendu isré), allusion évidente aux béatitudes (Mat. 5, 10.11). C’est le bonheur du juste persécuté. Ce bonheur est à l’abri des souffrances. Il grandit dans les souffrances mêmes.
1. Var. : N°A Mnn.(5. 7. 13. 73) ont et de xat; P Mnn. (3. 17) alda xat et, au lieu de al’ et at (NBCKL etc...). — L Mnn. (26. 31. 35 etc...) ont ragynte. — N 25. AÂrm. ajoutent eote à paxapto. — B L omettent unde
TapayÜnte.
ae
en de FA AA
HET, 15. xüptov dE ôv XotoTbv dyiioure èv Tais xAPÔIRLS OWOV, Étormor &el mods dmodoyiav mavti TO aitvobvri dus Aëyoy neo Tic v div Fiète &AÂX LETX TOAÏTNTOS ka poéou',
Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur. Soyez toujours prêts à rendre compte de votre espérance à qui le demande, mais avec douceur et respect.
De xiptov à iuüv le texte d’Esaïe sert encore de base, mais plus modifié : abrév est remplacé par rèv Xptotév, et ëv tais napôlais bpovy est ajouté après àytésare.
Esaïe parle de Dieu, et le vocable commun xiptos transfère à J.-C. les attributs de Dieu.
xbptoy et Xouoréy se suivent sans que l’un soit attribut de l’autre (Schott explique : Christ comme Seigneur). Ce sont deux titres qui s'ajoutent (Luc 2, 11).
&yuisare. Soyez en présence de Christ comme le croyant de l’ancienne alliance devant Jéhovah. Tenez-le pour saint. Recevezle comme tel dans vos cœurs. Ayez pour lui toute l’adoration et toute la fidélité que son saint nom comporte. C’est le culte, l’adoration de J.-C. Et ceci exclut toute peur, comme toute violence.
rotor, prêts, avec une confiance joyeuse. Si Jésus est l’objet de notre adoration, il faut pouvoir, à chaque instant, rendre compte de ce qu'il est pour nous.
amohoyiav ravi, remarquer la conctruction avec le datif (Winer, P. 196). — ærohoyiav. C’est surtout la défense du Christianisme (Phil. 1, 16). C’est en même temps l'apologie personnelle (Act.
1. Var. : KLP Theoph. Oec. ont =0v (eov. — De Wette conjecture que Xetsrov aura été introduit par une erreur de lecture, XN pour ON. Mais la leçon est trop bien établie (KABC Mnn. (7. 13. 69. 137) Syrutr Sah. Copt. Arm.). — 31 a aytasavtes. — NKLP ajoutent de à etouor (Syrutr Aeth. ef) contre NBC Mnn. 5. 13. 18. 27. etc...) Copt. Arm. — NCA ont armattouytt. — Au lieu de skmdos, Origène lit riotews. Syrsch a de spe fidei, Vg. (harl. tol.) de fide et spe. Il est naturel que l’on ait introduit la foi dans cet endroit. C’était le mot attendu. — KLP Syrsch omettent x1Ax.
Monnier. — La première épitre de Pierre. If
26,2). Ces choses se confondent. Les chrétiens incarnent 11 Évangile. On ne les calomnie que pour l’atteindre.
Xgyev: C’est le compte à rendre non seulement devant les tribu-
naux, mais à tout venant (xav= 1). Rien n'indique donc une comparution devant la justice. Il ne s’agit pas non plus de l’évangélisation proprement dite, dans laquelle, le cœur débordant, on va vers les autres. Ce sont plutôt les questions sans nombre (airoëvr), hostiles ou sympathiques, que provoque la vie des chrétiens, dans un milieu où elle est nouvelle et surprenante.
Ehridos. Ce terme résume ici l'Évangile. Au point de vue de l'avenir, il est tout espérance; mais cette espérance n’en reste pas moins un fait intérieur (en vous); et ceci justifie l’explication de Calvin : spes hic per synecdochen pro fide capitur.
ëy buy. Donc, dans le témoignage, point de théories, point de vaine curiosité ; mais ce qu'il y a de plus concret, de plus vivant, ce qui est € en vous » comme étant vous-mêmes. Plus l'espérance est vivante, plus le témoignage est puissant. Renan rétrécit l’idée qui doit rester générale: « l’espérance du Royaume de Dieu, avouée par les chrétiens, donnait lieu à des malentendus. Les païens s’imaginaient qu'il s'agissait d’une révolution prête à s’accomplir » (Aniechrist,/ p.119. Cf: Eus. À. E°3,20).
TPAÜTNATES, disposition fondamentale de ceux qui ont à soutenir la cause de J.-C.; c'est le contraire du fanatisme, et c’est la vertu la moins facile à mt en temps de persécution : Onest prompt à s'indigner, on se fait une vertu des saintes violences.
9580, n'est pas exclusivement la crainte de Dieu. Les fidèles doivent avoir le sens du respect qui s’étend à tout, le scrupule d'employer de mauvais moyens, la crainte d’être faible ou infdèle ‘au service d’une telle cause, dans de pareilles circonstances.
IIL, 16. ouveldnorv Éyovzes àyagv, vx àv © xatala-
& Acïole xarasyuvhGoiv oi rnpetlovtes duGv Tv &yabhy ëv
Xe10T@ vas toophv!
1.. Var. : On lit zarahœæhousty vuwy ws xaxomotwv dans NACKLP Vg. (tol. harl.) Copt. Syrsch Syrp Aeth. Oec. Theoph. Bède. La leçon adoptée (sv xata-
Ayez une bonne conscience, et lorsqu'on vous calomnie, confondez les adversaires par une conduite que Christ approuve.
Éyovres, comme étouer, se rattache à &y14care : bonne conscience et bonne vie sont indispensables à qui parle de l'Évangile. Une vie inattaquable est la condition même du témoignage (Lumby : « Soyez purs, vous qui portez les vaisseaux du Seigneur »).
suvelènoiv ‘. La bonne conscience est ici le témoignage que l’on peut se rendre d’avoir des intentions droites et une vie pure. C’est dans ce sens que les épitres pastorales (1 Tim.1, 5.19; 3,9; 2 meer, 3 nimes lite rs )rainsiequerlépitre aux Hébreux (10922 45 18. C9, 0145210, 2)remploient ce mot, avec les épithètes de bonne et pure. C’est la connaissance que nous avons de notre état intérieur. Aïlleurs, dans l’épitre, le sens diffère. C’est (2, 19) la connaissance distincte que nous avons de la volonté de Dieu; et cette volonté détermine la nôtre. Aïnsi Paul parlera de la conscience de l’idole (x Cor. 8, 7 cf. trad. de Segond : « d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole »). Enfin, dans 3,21, de même que dans l’épitre aux Romains, la conscience a un rôle, une activité propres. Chez Paul (Rom. 2, 15) elle est la révélatrice de la loi intérieure; chez Pierre (3,21) elle représente l’âme rachetée qui a retrouvé le libre accès de son Dieu. Ménégoz indique ce qui fait l’unité de ces notions diverses. C’est, dit-il, « le témoignage de notre esprit » (ouv. cit., p. 21). Maïs cette simplification laisse place à des nuances très diverses qui sont le
Aaketole) n’est appuyée que par B, des Mnn. (69. 137) Arm. Syrp. et des Mss. de la Vg. (am. fu. demid.) qui, bien que favorables à zxatahakovat (detrahunf), suppriment w< xzxorowwy. La leçon de B est certainement la vraie, l’autre ayant été introduite d’après 2, 12. — AL 13 ont exepealovtes. — tnv ayalnv ex Xetstw avastpogny (N° À B P) est autrement construit dans KL (x. ev XG. ay. avaote.), dans C (x. ev. X@ ayvny avaste.), dans des Mnn. (38.93) (en ayaln sv XG avaoto.), etc.
1. Delitzsch, Biblische Psychologie; Cremer, Bibl.- Theol. Wôrterbuch, art. suveiônots; P. Ewald, De vocis Svveidrseuws sensu, Leipzig, 1883; Ménégoz, Le Péché et la Rédemption d’après saint Paul, p. 18-21; M.Kachler, Das Getwissen, I, Halle, 1878.
fait d’une notion encore imprécise. Emprunté au dehors", à laterminologie grecque, mais avec le contenu moral et religieux que le Christianisme y a versé, le terme de conscience est très inégalement employé dans le N. T.
ëv @. L'objet même sur lequel portent les calomnies doit être la meilleure démonstration de l’innocence.
xatakahety, parler contre, dire du mal, vrai ou faux.
ëmnesdlovres (Mat. 5,44; Luc6,28), menacer, chercher à nuire, outrager. — Les persécutions contre les chrétiens étaient aggravées par une infinité de malentendus qu'on n'’éclaircissait pas, de calomnies qu’on ne voulait pas dissiper, de propos sans fondement, comme il arrive lorsque un public ignorant et malintentionné s'enfonce dans l'injustice à l’égard d’innocents, qu'il ne pourrait réhabiliter sans se condamner lui-même. Le plus sûr recours de ces malheureux est d’être parfaits; alors ils ont chance d’être écoutés dans leurs explications.
ëy Xptorû ? ne se rapporte ni à ayabv ni à avacrpcpry seuls, mais à tous deux ensemble. — Cette expression caractéristique de l’enseignement de Paul revient trois fois dans l’épitre. Sauf dans les écrits johanniques où « demeurer en moi » tient une place essentielle (Jean 6, 56; 15,2-7), et quelques passages des Actes (4, 2. 9.10. 12; 13, 39), cette formule ne se retrouve pas dans lesautres livres du N. T. Les synoptiques l’ignorent, ainsi que Jacques, Jude, les Hébreux et la 2° de Pierre. — Sa présence ne suffirait pas à elle seule pour attribuer à l’épitre de Pierre le mysticime paulinien. En effet, elle semble être devenue une expression stéréotypée. Les Pères apostoliques l’emploient; on la retrouve dans les
1. C’est par Philon et le judaïsme hellénistique que la notion de conscience entre dans la pensée juive (Philon dit plutôt suvadds). Les LXX n’emploient ce terme qu'une fois (Sir. 10, 20 pour YA; cf. Job 27, 6, où oévaua ésauto &rona rpatas, qui s’en rapproche). L’Ecclésiastique emploie encore des périphrases (Sir. 20,21 xatéyvw ñ duyn aûtoÿ). La Sapience dit franchement suveidnsts (Sap. 17, 10). Sur les rapports entre Philon et léthique stoïcienne, sur ce point, v. Kaehler, ouv. cil., p. 174 et suiv.; l’école fournissant à Philon la forme, le mot, et lui-même le vivifiant par sa notion et son expérience de l’action divine.
2. G. Deissmann, Die N. T. Formel « in Christo Jesu », Marbourg, 1892.
— Ill, 16 — 165
inscriptions funéraires‘. Mais les 3 passages de Pierre ont avec les textes de Paul une analogie profonde. « Votre bonne conduite en Christ » est l'équivalent des 8301 & Xptord ’Incoù (1 Cor. 4, 17; Cf. Rom:9,1% Eph.4,1; Phile2; 1); appelés’ à laïgloire éternelle en Christ » (s, 10) rappelle xriofévres ëv X. ‘TI. (Eph. 2, 10; cf. Eph. 1, 13; Col. 2, 11. 12); « vous tous qui êtes en Christ » (s, 14) est, à la lettre, dans 1 Cor. 16,24 (cf. Rom. r2, 5; 5 Cor. 1,2; Gal. 3, 28; Eph. 2, 21). Cette ressemblance variée et précise ne porte pas sur le dehors mais sur l'esprit même. Certes, la préposition ëv n’a pas ici le sens plein et réaliste que le grand apôtre lui donne; on ne retrouve pas cette sphère mystique de PEsprit, milieu des âmes, où le fidèle est « en Christ » comme dans un élément spirituel, où il puise sa vie même; mais &v X. n’en exprime pas moins d’une manière intime et complète la communion personnelle avec le Sauveur.
y X. avaorocggy désignera la conduite spécifiquement chrétienne, qui procède de J.-C., se maintient par lui.
xarasyvvhüaiy. Les adversaires confondus, idée familière à la littérature juive contemporaine (réduits au silence, couverts de honte).
Le N. T. exprime parfois l’intensité de la confusion (Rom. 12, 20), mais avec l’idée que par là-même les cœurs sont touchés et reviennent, au lieu que souvent les écrits juifs laissent voir, à la pensée des ennemis humiliés, une joie mauvaise qui va jusqu'au ravissement. (Cf. le vœu qui termine le Ps. 137, dont le début est d’un accent si pénétrant; la fin du livre d’Esther, 9, 1-29, surtout les v. 16 et 17.)
IT, 17. xpeirroy Vap dyalomorodvrac, ei DEAO ro DéAnuax ro Oeod, raoyerv À xaxomowobyTac *.
Car il vaut mieux souffrir, si c’est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal.
1. Bulletino di archeologia cristiana, Rome, 1881, p. 65 et suiv. (Deissmann,