Var. : C porte ayallororouvres. — N*L ont « pour n
Les critiques sont d'accord que ce verset donne la pensée centrale du passage qui va du v. 13 au v. 22 : souffrir en faisant le bien. Le caractère général, sententieux, des termes, confirme cette impression; de plus, ce verset est expressément relié par yap, au précédent qu’il explique, et par &s (v. 18) au suivant qui commence à conclure. Le v. 17 est donc comme une articulation sur laquelle tourne le développement.
xpeirroy indique ce qui, de toute façon, vaut mieux; et cela comprend à la fois la supériorité morale, lutilité plus haute, l’efficacité plus réelle, Kühl rétrécit le sens en interprétant : « plus efficace pour atteindre le but... qui est de confondre et de convertir les adversaires ».
Géo: est un des rares optatifs du N. T. — si, si c’est la volonté de Dieu, et autant qu’il voudra. Toute épreuve est ramenée à ses desseins mystérieux et sages, comme à leur cause. Rien n'est fortuit, rien ne doit être rejeté sur les causes secondes (Ps. 39, 10).
Oéhety traduit souvent dans les LXX des expressions indiquant le bon plaisir de Dieu. 6£%ot joint à Féxnua exprime sa volonté souveraine. Calvin dira : 55 quid injusti patimur id non fortuito accidere sed certo potius Dei arbitrio. Amyraut, à son ordinaire, atténue le sens jusqu'à l’effacer : « la condition de la vie humaine est telle qu'il est malaisé, quelque train de vie que l’on mêne, qu’on ne passe pas par diverses affictions. » — 6£Anux, la volonté de Dieu prescrivant tout ce que l’on doit, ou vouloir, ou accepter. Luther combat à ce propos l’ascétisme volontaire : « Dieu ne veut pas que nous cherchions et choiïsissions nous-mêmes le malheur. » Cette volonté, si éloignée qu’elle soit de la nôtre (Bengel : ram nostra non vult), est justifiée pourtant par les résultats de l'épreuve.
ayabomotoüvras... maäcyetv, maxime volontairement évidente, qu'on appellerait volontiers un #ruism : « Mieux vaut souffrir en faisant bien qu'en faisant mal. » Ainsi a raisonné parfois J.-C., quand il s’agissait de réformer les idées et la conduite de ses auditeurs. Il tranchait le réseau des préjugés, des distinctions subtiles, en proposant une vérité devant laquelle le plus ignorant, le plus réfractaire ne pouvait pas hésiter. « Est-il permis, demande-t-il, de faire du bien ou de faire du mal le jour du sabbat », &yahe-
— Il, 17 — 167
rotÿoat à xaxorouñoat (Luc. 6, 9)? Avec une nuance dans le sens, ce sont les termes mêmes de l’épitre. Les lecteurs n’ont pas à être éclairés, il est vrai; mais ils ont à être fortifiés. Demeurer purs dans la corruption d’alentour, être fidèle à rendre témoignage, s'associer aux souffrances rédemptrices du Maître, afin de gagner les âmes : tout cela dépend de la façon dont ils vont traverser les tribulations. C’est ce qu un mot ieur rappelle, un mot. à
dessein trop clair, qui supprime toute hésitation.
18. L'exemple de J.-C. confirme le principe qui vient d’être posé. Jésus, parfaitement saint, a souffert lui aussi l’injustice, et les résultats de sa souffrance sont infiniment précieux, et sur la terre, et dans le monde des morts.
On ne s’étonnera pas de rencontrer à propos d’un précepte de morale aussi simple, un exposé circonstancié du salut. Tout cela aurait pu être dit plus naturellement ; mais cette manière de penser n’est pas sans exemple. L’apôtre Paul, aussi, aimait à rattacher les conseils de morale les plus simples à une vue générale de la Rédemption. Il imprimait ainsi sur tout le cachet chrétien.
Pour apprendre aux Philippiens à ne pas rechercher leur intérêt propre, — précepte élémentaire — il déroule le plan même du salut. J.-C. s’abaisse, prend la forme d’un esclave (Phil. 2, 7), meurt sur la croix (8) et reçoit ensuite un nom qui est au-dessus de tout autre nom (9). Tout lui est soumis. Dans les cieux, sur la terre et sous la terre, on l’adore (ro, 11).
C’est ainsi que la croix, la résurrection, la gloire actuelle ‘de L -C. dominent la vie chrétienne.
Dans cet endroit de l’épitre de Pierre, on ne trouve pas la clarté et la précision du passage analogue des Philippiens. C’est que l’auteur veut dire trop de choses. Il introduit des incidentes, il groupe d’une façon laborieuse des notions diverses, avec des raccourcis, des liaisons d’idées disparates. Il n’en arrive-pas moins à exprimer ce qu’il veut. Sa pensée a des remous, mais elle suit son cours, et arrive au but.
IT, 18. être ai Xovotèc GmaËë mepl duapriwv dmébavev diratos Unto &dixwv, Îvx qu Toooxyayn To De, Oavatw- Deis iv oxpxt, Cwonounbeis ÔÈ RVEULATL ‘*
Christ aussi est mort une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous ramener à Dieu. Il a été mis à mort quant à la chair, il est revenu à la vie quant à l'esprit. |
ërt xai se rencontre déjà (2, 21), et précisément pour corroborer une affirmation par l'exemple de J.-C. — Cet exemple va être formulé, non comme un parallèle rigoureux, car il ne s’agit que d’une ressemblance toute générale; mais en termes qui n’appartiennent qu'à J.-C., et qui désignent son œuvre rédemptrice. L'auteur concilie ainsi le caractère typique, et la valeur propre de cette œuvre. Il commence par un parallèle, il finit par un hymne.
ai fait voir en J.-C. le type même du juste souffrant (4, 1). C’est l’idée essentielle du passage.
äraë, mot consacré pour caractériser la mort du Seigneur, fait penser à son sacrifice parfait et définitif (Rom. 6, 10; Héb. 7, 27 Eodraë; 9,28). Ce serait une erreur de rapprocher äxaë de dAtyov dort (1, 6), la mort unique, des courtes souffrances, comme
1. Var.: Vg. (harl.) omet xx. — Plusieurs Mnn. (2. 30. 51. 96. 104) ont vrep au lieu de regt. — C2? Mnn. (5. 7. 9) Vg. (harl. demid.) Syrsch ajoutent nuov après apaptiwv. —NC*L Mnn. (13. 15. 27. 29 etc...) ajoutent urep n uv à axcavev; À Mnn. (25.36. 68. 69) Arm. uxep vuwv. — exaev est préféré par Weiss à cause de l’accord entre B et le groupe KL P ; axcavev par Westcott et Hort, qui indiquent exaûev en marge, et Tischendorf, d’après RAC, de nombreux Minuscules (5.7. 11. 13. 27. 29. 68. 69. 73) et les versions Vg. Syrutr Copt. Arm. Aeth.; il est probable que exabev s’est introduit dans le texte d’après 2, 21; 3, 17; 4, 1. — Westcott et Hort, Weiss préfèrent vuac d’après B, des Minuscules (3.31. 33. 69.95) Syrsch et Arm., contre N°AKL Ve. Copt. SyrP qui ont nuas. — B omet tw. — Epiphane à {woyovylet. — Aug. Rufin ont vivificatos et mortificatos, faute souvent reproduite chez les Latins et des Mss. de la Vulgate (demid); Bède explique : offert nos Deo, cum absolutos etc...), mais d’autres Mss, de la Vulg, (fu. harl. toi.) ont vivificatus etc.
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