III
font Steiger, Huther, Zezschwitz; l'accent est mis sur la valeur de cette mort, non sur la brièveté de la Passion.
am£Oavey Où Erafey ! ont la même portée. C’est la mort de J.-C. considérée en elle-même ou au point de vue des douleurs qui l’accompagnent. La mort du Rédempteur ne se sépare pas des souffrances supportées de la part des méchants. Si äraë appelle amébavev, le contexte fait penser aux douleurs exposées plus haut (2, 21-24).
rep{ rappelle que J.-C. est mort pour le péché du monde (Sieffert, p. 405). Il l’a expié. C’est l’enseignement fondamental de l’épitre, qui, dès le début, parle de laspersion et du sang de l’agneau sans tache (7, 2. 19). Ici l'expression employée, auaptiws, fait penser à la fois, au péché en général, et au crime de ceux qui ont crucifié le Seigneur.
dnaros brie «dau, continue tout ensemble l'exposé de doctrine et l’allégorie. A l’heure suprême, Jésus a été ce que sont à présent les fidèles : un juste sur lequel les injustes s’acharnent, un juste dont les souffrances sauvent les injustes ; mais sa sainteté parfaite donne seule à ces mots leur véritable sens. Il est le modèle : il est d’abord et surtout le Sauveur.
{y n'indique pas la conséquence seulement, mais le but, qui est de sauver. De leur côté, les fidèles en souffrant amènent leurs adversaires à Dieu, et les forcent par leur patience à Lui donner gloire (Hofmann).
rpocayéyn(mposkyeu tivd it Luc. 9, 41; Act. 16, 20). Le résultat bienheureux de la mort de Christ est caractérisé par la réalité spirituelle qui procède de cette mort. (Bengel : ‘uf nos... secim und justificatos adduceret in cælum.) Christ nous donne accès auprès de Dieu afin que nous recevions directement et incessamment ses grâces. — Le sens de rposéyeuv peut avoir son point de départ
1. Sieffert, art. cit., p. 406. Selon Pott, il est question de la mort de J.-C., par opposition aux sacrifices de l’ancienne alliance. Gerhard combine les diverses interprétations : ut ostendat passionis Christi brevitalem, et perfectionem sacrificii, et ut doceat Christum non amplius passioni fore obnoxium. — B. Weiss remarque que &raË Eraley est l’équivalent de axélavey (note, ad. loc. de l'édition critique des ép. cath.).