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dans la langue rituelle des LXX :, où il se dit de ce qui est amené devant Dieu, présenté à Dieu, les victimes pour être sacrifiées, les prêtres pour être consacrés. (Ex. 29, 4.8. 10; Cf. 40, 12 à 14).
Mais ici il n’est pas question de consécration, mais de réconcilation. Il est fait allusion au libre accès que les prêtres ont dans le sanctuaire, une fois les rites accomplis?. L’épître aux Hébreux montre l’usage que l’Église faisait de cette figure. Jésus s’immole, entre dans le sanctuaire, nous y amène avec lui. Alors peut se réaliser la libre intimité de l’âme avec Dieu (Héb. 10, 19-23). Paul a donné la formule dont l’épitre de Pierre s'inspire : « par lui nous avons accès... » (roosaywyr Eph.2, 18; mappnoiav xat rpocaywyhv 3, 12; Rom. 5,2).
Oavarwels… Cworownbels. Ici, hors l’idée générale, tout parallèle cesse. Cette antithèse rappelle d’une façon expressive ce que J.-C. a fait pour nous amener à Dieu. Elle vient après xpcoayayn comme pour l'expliquer (Wiesinger, Huther). Elle est en même temps le chaînon auquel va se rattacher ce qui suit (Usteri). Dans la langue à la fois précise et timide de l’épître les idées se relient par contiguité.
Que signifient au juste les termesemployés ? Et d’abord les deux datifs sapui, rveüpart ?
Deux remarques préalables doivent être faites : 1° il n’y a point d'articles, et par conséquent le sens doit être général; 2° Les deux termes s'opposent; ils forment une antithèse exacte. L'auteur a tenu à la préciser : c’est le seul endroit de l’épitre où y£v et 36 se correspondent. Il faudra que la manière d’interpréter oxput et repart s'applique également aux deux termes.
Il faut donc écarter toute explication ne convenant bien qu’à l’un des deux. L'esprit (rvsôpart) n’est pas l'agent même qui vivifie (comme veulent Oecum. Calvin, Bèze, Gerhard); car on ne peut attribuer de rôle actif à la chair (sxpxi); aussi quelques-unes de nos versions changeant de tournure pour le second membre, tra-
1. Weiss (Lehrbegriff, p. 259), Sieffert, art. cit., p. 407, Kühl, s’en tiennent étroitement à ce sens.
2. Ritschl, Rechtf. u. Versôhn., t. 2, p. 212 et suiv., retrouve dans ce passage le sacrifice pour le péché, qui rapproche de Dieu.
duisent : « quant à la chair ». On ne peut pas voir non plus en capui et rveüpart les objets sur lesquels s’accomplit l’action indiquée par les verbes. L'Esprit de Christ, principe de vie, ne meurt pas et n'a pas à revivre. Il est la vie et la conscience même. Il préexiste à la naissance, il survit à la mort (Weiss). Il faut écarter aussi les interprétations trop particulières de sapxi ou de rveipar. Les termes doivent être pris dans l’acception la plus naturelle. On ne parlera ni de la divinité de J.-C. (Bèze), ni de sa puissance 1 (Calvin) ni de son âme (Bellarmin). On ne suivra pas Hofmann qui introduit ici le dogme des deux natures : l'Homme-Dieu cessant de vivre de la vie terrestre pour vivre de la vie céleste (de même Schott, Zezschwitz).
Il s’agit en réalité des conditions les plus générales qui rendent possibles et la mort et la vie de J.-C. Il meurt, étant chair, nature humaine périssable (1, 24; 2 Cor. 13, 4. éoraupwôn £Ë Gobevelac). Il vit, étant esprit, et ne pouvant rester dans les liens de la mort (Cf. Winer, p. 202 sur le datif de l’objet par rapport auquel un étata lieu, une action se produit). On a voulu préciser davantage, pour Steiger le datif signifie dans; pour Weiss, selon. Le sens le plus ample est le meilleur.
Vient ensuite l’antithèse Oavarwfels..…. Cwomormels. Le sens de Oxvarwbels, mis à mort, ne prête pas à discussion; Eworornbeis est d’une interprétation plus délicate.
Faire mourir, faire vivre, sont fréquemment opposés dans l’A. T. : Dieu fait mourir et vivre (2 Rois $, 7 avec womorñoot ; 1 Sam. 2, 6 avec Cwoyovei). Chez les LXX, Cwomoreïs désigne la vie épargnée (Jug. 21, 14), la vie que Dieu donne (Néh. 9, 6), la vie comme rendue après un grand danger Ps. 70 (71), 20. Chez Paul, dans Rom. 8, 11, passage qui est probablement présent à l'esprit de l’auteur (cf. Rom. 4, 173 1 Cor. 15, 22), il s’agit de la résurrection (£wsrovhoe..… 1... owmata). Ailleurs le sens est plus large : c’est le grain qui prend vie après avoir été semé (1 Cor. 15,16 © omeipeuc, 0) Gworcasir); Christ est pour nous l'esprit qui vivifie (1 Cor. 15, 45 mvedpa Eworotodv; cf. 2 Cor. 3, 6). Jean distingue fworoteiv