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cateur de la justice. Mais, même dans cet endroit, il n’est pas dit que le Christ ait prêché par lui ”.
Z£w:cÿ. L’arche est mentionnéeici, non comme un trait pittoresque, mais comme l'instrument du salut. Elle est la figure de l’ërsourmux dont il va être parlé.
es, pour faire image, au lieu de à que l’on pouvait attendre. (Blass : in welche hinein sie sich retteten. Gramm., p.120.) L'emploi de <i pour àv est fréquent dans le N. T., et dans le grec hellénistique en général; mais, sauf dans $, 12 l’épître ne les confond pas; es montre Noé entrant dans l’arche (Cf. sis O:5v, 3, 21).
ktyor, peu de gens. Cette pensée soutiendra les chrétiens. Rien d’extraordinaire dans leur petit nombre. Ce n’est pas une marque d'erreur; cela aussi est écrit dans les signes du passé. Ils ne doivent pas s’en scandaliser.
Vuyaf, des personnes vivantes, comme rveümarz désigne les morts.
deowônoxv (Mat. 14,36; Act. 27, 43 ; Clem. Rom. 9, 4) à” daroc, sauvés « à travers » (Bengel, de Wette), et non « par » l’eau. L'eau n’est que l’élément destructeur à travers lequel les huit ont été sauvés; c’est l'arche qui est le moyen du salut. Au v. suiv., l’auteur précisera que ce n’est pas l’eau qui sauve. Paul dira de même : sauvés comme au travers du feu (1 Cor. 13,15). On remarquera l’antithèse ets fiv... à Ldaros.
Beaucoup d’interprètes ont vu, dans l’eau même du déluge, ce qui sauve : l’eau sauve Parche en la portant (Pott, Schott, B. Weiss, Lehbrbegriff, p. 313). Bonifas même admet ce sens : « les eaux du déluge qui soutinrent l'arche... étaient un type de l’eau du baptême. » (Unité, p. 66.) Lumby parle du double usage de l'eau du déluge, qui châtie et préserve, noie et porte. D'autre part la tradition juive voyait dans l’eau non seulement ce qui détruit, mais ce qui purifie. (Hén. 10, 2.7 : « Je veux guérir la terre »); mais cette idée est étrangère au texte, quin en contient aucune trace. De plus cette purification toute négative ne serait pas
1. Dans Clément de Rome, 9, Noé prèche au monde une rahyyevesta qui doit s’accomplir par le déluge.
encore le salut. Quant à l’eau qui « sauve en portant, » c’est une explication sans fondement et sans utilité, l’épitre disant clairement ce qui, dans le déluge, constitue le salut, et peut servir d’emblème.
Hofmann demande comment la porte de la grâce serait encore ouverte à ceux qui se sont fait un jeu de la longanimité de Dieu. Il y a là évidemment, au point de vue doctrinal, une très sérieuse difficulté. La tradition juive tient en effet les morts du déluge pour de très grands pécheurs. Elle aime à rappeler que Dieu leur avait donné des marques surabondantes de sa bonté (Sanhedrin 108 a, cf. Weber, p. 229 *), et elle dit, qu’en retour, ils se sont adonnés au brigandage et à la violence (/bid. Weber, p. 254). Aussi le traité Sanhedrin conclut-il (X, 3. Weber, p. 375) qu’ils n'auront point de part au siècle à venir : ils sont même, dit-il, anéantis depuis longtemps. Plus tard, le Bereschith Rabba déclare qu’ils ont refusé de se repentir et méprisé les commandements essentiels de Dieu pour pratiquer la violence (c. 38. Weber, p. 254), mais il imagine que dans le déluge ils ont eu leur jugement (51): la pluie a eu, dit-il, quelque chose du feu qui purifie; ils auront donc part au siècle à venir (/bid. 28. Weber, p. 329).
Au regard de l’épitre de Pierre, il leur avait manqué quelque chose pour être inexcusables. Ils ne connaissaient pas J.-C. Et Celui qui est mort pour les injustes, à été vers les injustes de l’ancien monde, pour se manifester à eux.
Pourquoi les morts du déluge sont-ils seuls cités ici ? Le Christ, aux enfers, n'a-t-1l prêché qu’à eux ? On verra par l’exégèse de 4,6, que cette prédication a un caractère général; 3, 19.20 choisit, parmi les auditeurs, une catégorie tout à fait significative et qui sert de type. — Il n'y a pas à mettre dans tout cela plus d'ordre et de logique que l’auteur lui-même. C’est assez de voir ce qu’il a voulu dire, et de chercher à travers les tâtonnements de sa pensée, sa confiance sans bornes dans le Christ Sauveur, sa compassion sans limites pour les pécheurs, et l'espérance qu’il garde
1. Cf. Spitta, Pred. Jesu, p. 20, citant en outre Baba Mezia 4, 2 et Edujoth 2, 10; cf. 2 Pier. 2, $ xiouw ase6Gy.
CPU
pour les plus coupables tant qu’ils n’ont pas rejeté personnellement et consciemment l'Evangile.
II. 21. xai dus &vtirunov voy owler Banrioux, où dapaoc dméleois pÜrou, & AA cuvEtdNEwS avais tepornux ei Oeév, À dvastasews ’Insoë Xotsroo},
C'était une figure du baptême qui maintenant nous sauve, non pas en effaçant les souillures extérieures, mais par le libre accès qu’une bonne conscience trouve auprès de Dieu, par la résurrection de Jésus-Christ.
« Comme Noé a été conservé dans l’arche, dit Luther, vous devez être sauvés dans le baptême. Cette eau a noyé tout ce qui vit, hommes et bêtes, de même le baptème noie tout ce qui est charnel et naturel, et fait des hommes spirituels. Mais nous voguons dans l’arche, qui signifie le Seigneur ou l’Église. »
Ce verset est consacré au baptême. Le déluge en était la figure. Jadis, sur les flots déchainés, à travers les eaux du grand abime, une arche flottait. De même aujourd’hui ceux qui ont traversé l’immersion baptismale entrent avec une bonne conscience dans la communion de Dieu par J.-C., arche de salut où l’on est sauvé.
6.. àvrérurev.. Pérrioua. L'ensemble de ces 3 mots, bien que séparés, forme une opposition à dtecwbnouv dt Üdaros. — 0 ne se rapporte pas à l’eau. Elle n’est pas le moyen du salut. Ces versets disent expressément le contraire. Encore moins faut-il traduire : l’eau qui nous sauve sous la forme de son antitype le baptème. Le baptême n’est pas l’antitype de l’eau, mais de l’eau et de l'arche réunies. En rattachant & à ÿ3aros on obtient une figure incomplète, allant contre l’intention de l’auteur. — Antitype signifie ici acte, évènement, personne qui réalise une figure prophétique. Dans Héb. 9, 24 le sens diffère : il s’agit de ce qui se réalise sur la terre
1. Var.: N* 73 Aeth. omettent o que des Mnn. changent en w (Erasme, Bèze). — CK L Copt. Aeth. ont xatnpas, que K met après vuv.—N Vg. mettent
vuy avant avrirurov. — À écrit Üta.
d’après le type original qui est dans le-ciel. (Cf. Const. Apost. 4, 44 vù àvrura puorhpia 705 cwpatos txt aïuaroc ‘I. X.)
suta, sauvés de la condamnation à venir’ (à travers les redoutables épreuves des derniers temps, comme l’arche dans le déluge), mais avec toutes les conséquences de libération présente, de renouvellement intérieur (ërepürnux).
vüv. Nous sommes dès maintenant assurés de la délivrance finale. Nous recevons tous les bienfaits de la nouvelle alliance.
L'auteur, ayant paru dire que le baptème sauve, prévient immédiatement tout malentendu, toute superstition rituelle et va montrer quelle est l’âme même du baptême.
où caprès ar ecis.. — capréc, en tête, pour souligner ce mot; axée, séparant les 2 génitifs qui en dépendent (Buttmann, p. 155). — D’après le contexte, capnès birev ne saurait avoir un sens très grave. L'auteur regarde comme peu de chose d’en être affranchi ; il ne parlerait pas ainsi de la souillure du péché. D’autre part, ces termes ne conviendraient pas non plus à l’action purement matérielle de l’eau. On retrouvera donc, comme dans Héb. 9, 13 (mpds Thv The oapxès xabapérnta) les souillures légales que les juifs regardaïient comme lavées par les ablutions, par le baptème des prosélytes. Le texte des Hébreux montre que les chrétiens s’en préoccupaient, au moins dans un intérêt de polémique. Tant de gens autour d’eux y pensaient encore! Il y avait lieu d’écarter cette signification possible. — 1 P 3,21 annonce déjà Justin qui dira (Dial. c. Tryph.) en parlant des ablutions : xt yap Zpehos
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suvedoeus ayalñe, désigne le sentiment intérieur qui accompagne une vie bonne, un cœur sans interdit. C’est la disposition fondamentale sans laquelle on ne peut obtenir aucune gràce, et qui les rend toutes possibles. Ici, d’après le contexte, il s’agit essentiellement de la conscience purifiée par J.-C., de la conscience chrétienne. Elle est mise en relation avec le baptème : on sait quel rapport intime la piété des premiers temps établissait entre le
1. Weiss, Lehrbegriff, p.303. 310, y voit le salut final, au jugement messianique. — Usteri pense qu'il n’est pas question de la justification subjective (p. 153).
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baptème, le pardon des péchés, le don du Saint-Esprit. (Act. 2, 37.38.) La conscience vraiment bonne est celle du racheté de J.-C., et l’épîitre, toute pleine des idées de purification et de rachat, ne peut donner au présent texte une autre portée. Il ne s’agit pas des dispositions qui précèdent le baptème, mais de l’état intérieur de celui qui le reçoit avec foi. Chez lui, d’une part, il y a cette action extérieure qui est appelée capxds àr#eous bürou et de l’autre cet acte essentiel de la vie chrétienne qui est l’ëtepornux d’une bonne conscience !.
érepwrnux, qui ne se retrouve pas dans le N. T., s'explique assez facilement par A. T.— ixepuräv, traduisant 5Nw, veut dire que l’on va vers Dieu pour le consulter (2 Sam. 2 r, David consulta l'Éternel. et l'Éternel répondit). Les LXX emploient constamment irspwrä dans le sens d’adorer (consulter l’oracle, AOC IUR-20 10.22 27:01 SAN. 103 22:22,2; di ho 92: Os. 4, 12). — irspornux est ici l’acte du croyant qui s'adresse à Dieu avec l'entière liberté d’une bonne conscience, l’acte de foi et d’adoration du chrétien sincère. C’est la nouvelle alliance pleinement réalisée. (Luther : der Bund eines guten Gewissens mit Gott.) Le verset 18 vient de dire que J.-C. nous ramène à Dieu (roccayayñ, cf. Rom. 3, 12; Eph. 2, 18). Dans l’ép. aux Hébreux la préoccupation de s'approcher librement de Dieu tient une grande place (Héb. 4, 16; chap. 8. 9 et 10; et en particulier 8, 1; 10, 19-22); dans Héb. 10,22 on lit: « Approchons-nous de Dieu avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, ayant le cœur purifé des souillures d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. » L’analogie est frappante? : ouvad. ay. èreo. els Oeéy correspond à rpoccpyumela pero &Anbivñe apdlac
2y mhnposoc!a riorewc, et davantage encore à Eph. I2, passage lyon Cod) rt 2 te) ) 2 o
auquel il est probablement fait allusion ici : Eyeuey rappnoiav
x , / i Er, r % = xot Toocaywyny y memoulnaer Dux ras mioreus aroù. — Cette
1. Kaehler, das Gewissen, p. 286 et suiv., p. 331 et suiv. (appendice).
2. 1P. 3,21 et Héb. 10, 22 sont des textes parallèles. Il n’y a cependant pas imitation. Ce que 1 P.3, 21 dit des souillures de la chair correspond à Héb. 9,133; Héb. 10, 22 parle d’autre chose, de la mauvaise conscience.
interprétation d’érepérque rend seule bien compte de eis Oséy qui suit. Rien de plus clair : on s'approche de Dieu. — érepornpa désigne l'acte même par lequel la foi du baptisé adore et se consacre; mais cet acte caractérise et résume toute la vie qui suivra (cf. 1 P.r, 2 obéissance et aspersion).
On a proposé d’autres interprétations. L’une, probablement inadmissible, a recours à la langue du droit, qui, sous Justinien *, prend ërepwrnux dans le sens de stipulation, contrat, et ërepwräv dans le sens de stipuler. Mais on n’a relevé aucun exemple de cette acception avant cette époque? bien tardive et il n’y a aucun indice qu’elle ait été possible au 1° siècle. De plus, le terme de stipulation éveille des idées de réciprocité légale que l'alliance de grâce ne comporte pas. Cependant le sens d” « engagement » a paru si convenable qu’il a été fréquemment adopté : Brückner ladmet franchement. De Wette y voit les engagements qu’on demandait aux baptisés. C’est ainsi déjà que Bèze expliquait : Apostolum respexisse ad interrogationes catechistarum : Credis ? Credo. Abrenuntias? Abrenuntio.
L'autre consiste à voir dans èxeowrnux une demande adressée à Dieu. D'une façon générale ërepurä autorise ce sens. Les uns alors envisagent la bonne conscience comme l’objet, et les autres comme le sujet de la demande. Selon Weiss (Lebrbegriff, p. 318), Hofmann, Gess, on demande à Dieu une bonne conscience : le baptème la donne et Îa garantit. Mais ce serait d’une langue peu correcte, et surtout, on ne voit pas comment le croyant demanderait une bonne conscience au moment où, par définition, il doit lavoir.
Pour d’autres, c’est la conscience même qui se tourne vers Dieu, et lui demande quelque chose. Selon Usteri, elle demandele salut. Selon Steiger, Zezschwitz, elle veut savoir comment elle en sera assurée. Une bonne conscience, dit encore Kôstlin, se tourne vers
1. Pour les citations, voy. H. Estienne, Thesaurus, à Erepuräv et reournue. — Oecumen. roûr, otiv appabwv, évéyupov, arddeËte.
2.. M. le professeur Beauchet à bien voulu nous dire qu’il n’en avait trouvé aucun exemple au cours de ses études sur le droit athénien.