TI
Dieu et le cherche : (Johann. Lebrbeg., p. 479). Bonae conscientiae rogatio, disait Bengel, rogatio qué nos Deum compellemus cum bond conscientià. Ce sens finit ainsi par se rapprocher beaucoup de celui que nousavons adopté. Il y manque néanmoins l’acception strictement biblique d’irepürnpe.
à avaotäsews. Conformément à la pensée de Paul, ceci rattache le côté positif du baptême, la vie sortant de la mort, à la Résurrection de J.-C. Mais ici le lien organique de ces notions n’est pas nettement indiqué : on dirait une formule liturgique. Le sens n’en est pas moins clair : le baptême sauve à cause de la puissance actuelle du Christ ressuscité. Il ne peut sauver que ceux qui possèdent déjà en eux les réalités morales, dont l’acte extérieur n’est que l’emblême (Reuss). Ce texte est en rapport étroit avec Rom. 6, 4 dont il accepte le symbolisme, mais en le reproduisant d’une façon incomplète : toute la partie négative (Rom. 6, 3 sis rèv Oxrarov abroù Efarricônue) n’a comme pendant que lexpression très faible et toute différente où oapués améôeois bürov. « Mourir avec Christ » est repris aïlleurs (1 P. 2,24; 4, 1)°.
III, 22. de éottv èv der Ocoù, moseubeis eis oÙpavov, OroTayEVTOv aûT® ayyÉAwy vai Éoustdy xal duvauewvi.
Il est monté au ciel; il est à la droite de Dieu, il règne sur les anges, les principautés et les puissances.
1. Basnage, Morale théologique, p. 26 : « c’est cette humble disposition par laquelle elle s’abat aux pieds de Dieu, l’interroge sur toutes ses actions, afin d’agir avec connaissance. » (Kaehler, p. 286).
2. Quant à la notion du baptême qui ressort de cet endroit, puisque la foi personnelle et consciente en est la disposition fondamentale, elle est aussi défavorable que possible à toute action sacramentelle et mystérieuse. Cependant Beck parle à ce propos (Comm., ad loc.) de la parole unie à l’eau par une immanence réelle, d’où le baptème tirerait son efficacité propre. Corn. a L., et les exégètes catholiques insistent sur ce que le baptême sauve par lui-même (Baptisma re ipsä nos salvos facit ?)
3. Var. : N°B ont Oeov, et N°ACKLP rov Oeov. — Beaucoup de Mss. dela Vulgate (am. demid. harl. tol., maïs non fu.) ajoutent, après (eov, deglutiens mortem, ut vitae aelernae haeredes efhiceremur.
Ce verset n’est pas une idée accessoire, une terminaison oratoire des explications qui précèdent; mais leur conclusion nécessaire. Celui qui a souffert, celui qui a sauvé les hommes par sa mort, est maintenant dans la gloire, comme le chrétien qui souffre patiemment l’injustice, remportera, après la tribulation, la couronne. Mais le triomphe de J.-C. assure son règne. Le rang qu'il a désormais est plus élevé que celui qu’il avait avant l’incarnation (Phil. 2, 9 à #x!). Il faisait connaître aux prophètes (1, 11) les gloires de l'avenir. Maintenant il les possède. Il est associé à la puissance de Dieu. Il peut donc protéger les siens. Il leur donnera la victoire.
ropeudeis, c’est l’Ascension (cf. 3, 19) entendue comme dans , 9. C’est déjà le langage du Symbole des Apôtres. tw (Rome6,345 601 5/0);
drorayévrwv. L'art chrétien, d’après ce tableau, représentera le Christ entouré d’anges qui adorent, prêts à le servir, lui et les siens (Héb. 1, 14). Roi des esprits, roi des hommes, toute puissance lui est donnée dans le ciel et sur la terre (Mat. 28, 18). Il se peut qu'il n’y ait ici aucune allusion à la rédemption des anges déchus : Celui qui ne régnait pas encore sur les anges les a maintenant pour sujets. C’est la dignité plus haute du Christ, non la rédemption des esprits qui serait ainsi affirmée.
Il n’est pas impossible pourtant de conclure de ce texte la réconciliation avec Dieu des esprits rebelles. Le règne de J.-C. n’est pas une simple manifestation de puissance, mais un rayonnement d'amour et d’incessante rédemption (Eph. 4, 8-13). Le texte même de l’épitre de Pierre ne dépasse pas l’affirmation la plus générale. C’est dans l’enseignement de Paul, dans les épîtres de la captivité que se trouvent les textes où l’on voit quelles conséquences le cœur du grand apôtre tirait de la charité de son Maitre. dans 1 Cor. 15,24 Paul parlait seulement des puissances abattues; dans Col. 1, 16 il rappelle que tout être spirituel a été créé par lui et pour lui; dans Col. 1,20, il dira, et cette parole est d’une précision et d’une force extrême, que J.-C. « a voulu tout réconcilier
ëy
avec lui-même, et ce qui est sur la terre et ce qui est dans le ciel » ; et dans Eph. 4, 10 : qu’ «il est monté au-dessus de tous les cieux
afin de tout remplir ». —— 1 P.3,22 semble résumer dans une formule brève ce que Paul exprime avec plus de détail et d’ampleur.
œyyéhwy est le terme le plus général et peut désigner toutes sortes d’anges, bons ou mauvais, plus ou moins puissants.
Éfovatov 22! duvapeswv sont associés également dans 1 Cor. 5, 24. — Rom. 8, 38 nomme &yyshot, apyaf, duvausts. Dans Col. 1, 16 où ces êtres semblent énumérés en progression descendante, apyai vient avant éfovotat. Donc 1 P.3, 22 énumère les anges en progression ascendante, et résume dans ces 3 noms toutes les catégories possibles d’êtres célestes.
1-6. Être fidèles au milieu des péchés du monde. L'auteur en donne 2 raisons : 1° Rachetés de J.-C., les chrétiens ont rompu d'une manière décisive avec le mal. Ils ne se laisseront pas ressaisir par les passions grossières auxquelles ils ont renoncé 2° Le jugement est proche. — Ce développement se déduit du précédent (o5v, v. 1) : après avoir parlé de la mort du Christ, on en rappelle les conséquences morales. — Kühl remarque qu’au chap. précédent il s'agissait de bénédictions assurées aux autres par le juste souffrant ; ici ce sont des bénédictions reçues de J.-C. par les
fidèles.
IV Ne cs / \ NT & SA MIE ZA OIOTON OUÙUYV raxlcyToc TAOXL XL ULLELG TV ŒUT NV
5” en ( € é ( A \ / € / I evyotay OmAloaobE, ÔTt © TAUGY GAPXL TETAUTAL GULAPTUAS ‘,
Puis donc que Christ a souffert en sa chair, vous aussi, armez-vous de cette pensée que celui qui a souffert en sa chair en a fini avec le péché.
1. Var. : NAKLP, Copt. Syrp Arm. Aeth. Jérôme (pro nobis carne mortuus est) ajoutent ux:p nuwv, contre BC Mnn. (27.69), Sah. Vg. Oec. Ces mots, qui vont à l'encontre du sens, auront été plutôt ajoutés comme complément dogmatique que retranchés. — KP, quelqués Mss. de la Vulgate (demid. harl. tol.) Oec ajoutent ey avant sapat. — auaprias dans N*ACKLP Jér. (quievit a peccato), préféré par Tischendorf et Weiss; apaprius dans N°B Syrsh, Ve. (a peccatis) Aeth. Cette leçon, préférée par Westcott et Hort et aussi bien appuyée, ne changerait pas le sens.
Ce verset contient, en somme, la thèse essentielle du mysticisme paulinien': unis aux souffrances du Christ rédempteur, nous sommes morts au péché. Mais, l’auteur, au lieu d'employer le langage précis de la doctrine, traduit cette thèse en affirmations morales, et la présente dans ses manifestations concrètes et dans ses conséquences. De plus il y ajoute un principe (celui qui a souffert en sa chair a cessé de pécher), qui n’est pas contraire à l’afhirmation générale du passage, mais qui en altère la simplicité et la HÉTTÈLÉ 2:
où rattache ce qui va être dit à l’œuvre du Christ souffrant (3, 18) et en tire les conséquences morales.
Xpioroÿ mabévros, génitif absolu, de cause (von Soden); les souffrances de Christ sont énoncées en tête, comme le fait décisif qui ouvre une ère nouvelle. Nous n’avons pas seulement en lui un modèle, mais un Sauveur de qui procèdent les puissances qui transforment la vie. :
oxpxi, en sa chair (3,18). L'auteur met en lumière un aspect seulement de la mort de J.-C., les souffrances de la chair, à cause de lapplication qu’il va en tirer. Mais les souffrances de J.-C., comme dans notre langage « la Passion », rappellent toujours la mort rédemptrice, avec les douleurs qui Paccompagnent, et les grâces qu'elle assure. Ailleurs, l’auteur s’exprimera d’une façon plus générale (il parlera du sang qui purifie 1, 19, de l’aspersion 1,2). Ici il adapte les termes qu’il emploie au but particulier qu’il se propose.
rat buste s'adresse à ceux qui suivent J.-C., qui veulent posséder à leur tour les forces victorieuses qui étaient en lui.
ér\ioasbe (Rom. 13, 12; 2 Cor. 10, 4; Eph. 6, 11). La vie chrétienne est un combat et les sentiments du fidèle, sa foi, son espérance, etc. sont une panoplie que Paul détaille. En bon soldat de
1. C'est l’opinion traditionnelle (Calvin, Bèze, Steiger, Hofmann; cf. les théologies bibliques de Lutz, Schmid, etc...).
2. Aussi Reïche juge-t-il le verset inauthentique, à cause de ce mélange de notions qui semblent disparates. (Kühl, ad. loc., p. 249, n. 1.) Mais on ne peut rejeter un texte aussi bien établi, qui n’est nullement en dehors de la manière de l’auteur et qui s'explique fort bien.
Christ, l’auteur de l’épitre emploie volontiers des expressions militaires. Il a conscience du combat à livrer. Il possède les armes bénies qui doivent vaincre.
Tv adThy Évyctav. — Evyotav, terme rare dans le N. T. (Héb. 4, 12), se rencontre dans les LXX (14 fois), surtout dans les proverbes (12 fois) et plus souvent encore chez Aquila, Symmaque et Théodotion (cf. Concordance de Redpath et Hatch}), était d’un usage courant pour désigner toute pensée, toute disposition d'esprit (p. ex. Prov. 3,21 rhv uv Bouny at Evvouav; allem. : Gesinnung).
ray adrv. De même, Paul disait aux Philippiens : « Ayez les mêmes sentiments que J.-C. a eus » (Phil. 2, $ roüro pooveire.… 6 xaf..). Il faut penser ce que J.-C. a pensé, vouloir ce qu'il a voulu. Il y a, dans son œuvre, des pensées essentielles que le croyant fait siennes. C’est l'arme qu’il faut saisir. C’est le secret même de la victoire.
&zt. D’après Kühl +ÿv «2rév suffit pour indiquer la disposition
intérieure que l’on doit acquérir’; ôr signifierait « parce que » et introduirait un motif corroborant ce précepte. Mais « la même pensée » ne dit pas encore de quoi il s’agit? Parmi les pensées sans nombre du Sauveur souffrant, à laquelle faut-il s'arrêter ? Paul, après avoir dit roro... 6 xat (Phil. 2, s), explique ce qu'il recommande. Et c’est ce que fait aussi l’épitre de Pierre après +iv #v. Donc, îr signifie « que ».
& raüwy sapxi. Il s'agirait, d’après Érasme, Socin, de Christ luimême. C’est évidemment des croyants qu’il est parlé. Après vai pets, il doit être question non du Maître, mais des fidèles; et comment dirait-on de J.-C. réravrat guxptixe ? — On remarquera l'aoriste rédwy suivi du parfait réravrar, le fait temporaire suivi d’un état permanent.
réravra, moyen, exprimant que l’on a cessé de faire une chose (Wilke-Grimm : ofium a peccatu nactus est). Winer hésite entre le