‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 52 sur 123 · RS · texte numérisé non relu

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1. Il s’agirait, selon De Wette, d’être patient quand on souffre injustement ; selon Reuss, de tout supporter avec courage et résignation. Le contexte ne parle que de rompre avec le péché.

moyen et le passif (p. 247) et veut que le contexte seul décide. — Quant à la langue, le passif serait une tournure bien forcée. Quant au sens, le moyen exprime mieux l'énergie de l’âme rachetée.

épapriag, sans article, ce qui est fréquent dans le N. T. avec les substantifs abstraits.

Le régime est régulièrement au génitif. Les LXX emploient le même cas (Ex.9,28; Jos. 7, 26; dans Job 32,1, on trouve le datif).

L’apôtre Paul multiplie les expressions qui montrent le croyant libéré du péché qui n’a plus de droits surlui (Rom. 6,7. 11. vexpods 1% duaorix). La 1'° épiître de Jean dit de même que quiconque est né de Dieu ne pèche point (5,18). — C’est la pleine victoire du croyant. Uni au Rédempteur, il peut vaincre ?. En principe, il est déjà vainqueur : en fait, il doit le devenir. — Mais comment peut-on dire que celui qui a souffert en sa chair a cessé de pécher, en a fini avec le péché? Quelques exégètes ont essayé d’interpréter ou de tourner cette déclaration. Il s’agit, selon Goebel, de la mort mystique du baptème, et selon Hofmann de la mort spirituelle du croyant. En réalité, l’auteur pose un principe général, qu’il énonce en termes simples, populaires. La souffrance, dit-il, met fin au péché. C'était probablement une maxime du temps. Elle peut se prendre d’une façon superficielle et fausse. Mais elle renferme une vérité bien humaine : le but même de la souffrance est de faire sentir la gravité du mal et de briser sa force en rendant ses conséquences sensibles. L'épitre y retrouve la pensée même du Sauveur. Il a souftert en sa chair pour anéantir le péché par l’expiation. En lui, tout ce qu’on peut dire sur la souffrance qui met fin au péché, est devenu rigoureusement vrai.

1. Weiss (Lehrbegriff, p. 289, rem. 2) pense que l’analogie du passage de Pierre avec le mysticisme paulinien est purement apparente.

2. Amyraut : « Si donc nous avons communion avec la mort de Christ, toute communion avec le péché doit être désormais rompue » (ad. loc.).

3. « Il semble, dit à ce propos Fulliquet, qu’à cause de nos péchés nous soyons nécessairement appelés à souffrir dans notre corps, et que cette funeste conséquence soit de nature à nous détourner du péché » (La pensée religieuse. p- 243).

On s'attend à ce que l’épitre montre les chrétiens unis par la foi aux souffrances du Christ. Elle préfère dire qu'ils lui sont associés dans des douleurs semblables ‘aux siennes. Cette notion était familière (3, 18; Col. r, 24). Elle ne met pas les souffrances humaines sur le même rang que celles du Rédempteur; mais elle fait ressortir leur principe commun, et elle établit entre le Christ et les fidèles une société de douleurs, de puissance et de gloire qui fait de l’existence actuelle une continuation de la vie du Maitre. |

Ils croient et ils souffrent. La foi les unit à Celui qui sauve; la souffrance les purifie. Leur âme saisit en J.-C. les choses éternelles, et leur chair souffrante leur fait ressentir avec une force indicible le néant de ce qui passe. Ils ont fait l'expérience du grand miracle et désormais tout les détache du mal, tout les unit au bien. « Souffrir dans la chair, comme Christ, dit Sieffert, conduit au repos à l'égard du péché, à la délivrance *. »

IV, 2. eiç sd unxétt évbownov ëmtbuuiarc &AAX Bennett Oo roy Emiormoy év oupxi Biéoat yoévov*.

et ne doit plus vivre selon les passions des hommes,

mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qu’il a

encore à passer ici-bas.

is rù puit. De nombreux commentateurs (Brückner, Usteri, von Soden) rattachent ceci à ôrAtoache. Il est plus simple d’y voir la suite nécessaire de téravra: (Kühl). Il faut, remarque d’ailleurs von Soden, que les chrétiens tirent les conséquences pratiques de Ce TÉTAUTOL.

eis ré, exhortation directe adressée aux lecteurs. — pmxér, car eux aussi ont partagé cette vie. — fiüoau (mot de grécité tardive)

ne se trouve qu'ici dans le N. T., qui emploie habituellement Cv.

CAMES ARE EEE 2. Var. : C intervertit extbvutats «v0o. — Des Mnn., suivant une tendance constante, ajoutent tou avant eov (38. 69.93. 137).

Monnier. — La première épître de Pierre.

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