DE PRÉPARER ARS D
— L’infinitif aoriste 1° est rare chez les attiques qui emploient Paoriste 2 fiüva.
ërthomoy (4, 7) « Le reste de la vie » semble indiquer des convertis de la première génération, puisque, à regarder l’ensemble, le commencement de la vie de ces chrétiens s’est passée dans le paganisme. — Il ne reste que peu de temps : l’athlète chrétien n’en est que plus décidé, plus énergique. Il reste encore du temps : c’est avec joie qu’il le consacre à Dieu.
y api. C’est l'existence terrestre; en la désignant ainsi on semble y voir un temps d’exil dont la fin ne fera point de peine.
ërtbopias .….Bekmuart, ces 2 datifs indiquant la norme d’après laquelle on vit (Hofmann, Keiïl) plutôt que lintérêt pour lequel on vit (dat. comm., de Wette, Wiesinger). Bengel croit reconnaître une antithèse entre ce pluriel et ce singulier : les passions, la volonté ( variis at voluntas Dei perfecta).
ëmubumios (1, 145 2,11), mauvais désirs que les lecteurs de l’épitre partageaient autrefois (Huther). Fronmüller y voit à tort le désir qu'éprouvent les méchants de nous voir vivre comme eux.
IV, 3. &pxerèc yo à maseknAuloc ypévos To BéuAnua nov Efvov xateoyaodar, memopeumévouc ëv doeAVelaic, ènt- Ouuiaus, oivophuyiatc, xwmotc, métoic, xl dfeuiroic eidwhohatpeiac".
C’est assez d’avoir fait autrefois la volonté des païens en vivant dans la débauche, les mauvais désirs, l’ivrognerie, les excès du manger et du boire, les idolâtries
criminelles.
Ce v. 3 se rattache directement au v. 2 qu'il accentue en reprenant, et presque en répétant certaines idées.
1. Var.: CKLP ajoutent muiv à apxeros (contre NCAB, Vg., les versions Syrutr); N*, de nombreux Mnn. (14. 18. 19.25. 27. 32. 38 etc...) Copt. Aeth. ont vu. — KLP ajoutent zou fou à yp0vos. — KLP ont Üslmua au lieu de BovAnua. — KLP ont xa7c0yacaofat au lieu de xatetoyasat. — N° Mnn. (2.30. 39. 100) ont ropevousvouc.
TE IV, cn 195
apretés .….natetpyächu. L'infinitif employé de la sorte, avec un adjectif, est une construction grecque, rare dans le N. T.
apretéc. Cela suffit. C’est le souvenir douloureux du temps misérablement perdu. (Bengel : Fastidium peccati apud resipiscentes). Fronmüller y voit une ironie. Von Soden, un temps décidément passé. —, C'est une interdiction pour lavenir; c’est la ferme affirmation que certaines choses, désormais, ne doivent plus être.
xare:py4o0ar (au moyen, Winer, p. 246), signifie que l’on faisait, d’une façon complète, ce qui est maintenant interdit.
Goknux, ce que veulent les païens, ce qui est conforme à leur état moral (Bèze : leur plaisir), telle est la règle qui autrefois dominait la vie. — Weiss(St. u. K.*, 1873,p. 540) pense que ceci s'adresse à d’anciens juifs. Le mot de païens semble le dire; mais les vices reprochés l’excluent. On n'aurait pu parler ainsi de ces Juifs dont la moralité étonnait le monde ancien. Kühl dit que les choses pouvaient se passer ainsi dans la Diaspora. Le langage de l’épitre serait encore tout à fait excessif. — Le terme de païens est employé du point de vue de l’auteur qui parle naturellement ainsi, et, du point de vue actuel des lecteurs, qui brûlent ce qu’ils adoraïent, et regardent comme païens ceux dont naguères ils partageaient la vie. — L’antithèse n’est pas entre juifs et païens, mais entre hier et aujourd’hui.
remopeumévous, Sur cet accusatif voy. Buttmann, p. 303. Le parfait se dit d’une vie où les faits blâmés étaient habituels.
acshyelas etc., sans articles, (Blass, p. 271); au pluriel, pour exprimer les manifestations de ces passions (Winer, p. 166). — — àsehyelars désigne les débordements, les convoitises mauvaises, la vie sans frein, sans base morale, telle que le paganisme la comprenait, suivant la fantaisie déréglée des imaginations et des cœurs corrompus (Sap. 14,26; Rom. 13,13).
civoohuyiais (&.A. dans le N. T., Deut. 21, 20. Es. 56, 12) désigne les excès du vin qui coulait à flots. Les païens ne savaient se réjouir, même purement, sans boire.
1. Buttmann, p. 260. (Voy. pour cet emploi d’äpxeros Deissmann, Neue Bibelstudien, p. 85, 2e s. ap. J. C.)
root (Rom. 13,13; Gal. $, 21) banquets, festins interminables.
ère, excès du boire, qui atteignaient d’incroyables proportions (allem. Trinksitten).
On rapprochera de ceci la sombre peinture des vices païens, dans Rom. 1, 24-32, et Col. 3, s-8. Ces tableaux étaient habituels aux écrivains juifs. Les choses devaient apparaître sous ce jour aux âmes d’une grande élévation morale.
abeyirots (en grec class. &beuisros). Ewald y voit un substantit indiquant un vice de plus, mais xœi, isolant les 2 derniers mots, indique clairement une catégorie nouvelle de péchés, exprimée par un substantif et un adjectif qui les qualifie.
abeyiros ‘ désigne ce qui est sans règle, criminel (Bailly, Dict.); ce mot est employé, comme précédemment celui de païens, du point de vue actuel des lecteurs, et porte un jugement absolu sur leur religion antérieure.
Ce sont les pratiques impures des cultes orientaux, les désordres consacrés par la religion, et que l’on commettait par piété, les cultes orgiastiques qui dominaient en Asie Mineure. Nulle part le contraste n’était plus grand entre les aspirations mystiques et l’aliment que la religion donnait. — Weiss y voit les repas de viandes sacrifiées ; Kühl, les pratiques païennes défendues aux juifs.
IV, 4. ëv © Éevilovru, un ouvtocyévrwv buy eic Tv adtThv Th aswtiac avayuouv, Paropnuodvrec”?,
Ils s’étonnent que vous ne meniez pas la même vie de perdition et de débordement, et ils vous outragent;
èv © (1, 6) se rattache à remopeupévous « ce que vous avez été, rend ce que vous êtes surprenant » (Hofmann).
Éevikovrat (Au v. 12 avec le datif. Jos. Ant. 1, 1, 2) désigne quelque chose de nouveau, d’insolite. On peut paraphraser :
1. Johnstone : ...{he law avritten on the heart, and legible to all men. 2. Var. : N*C* Syrsch Arm. Aeth. ont xat Blaspnuovst, leçon plus simple et moins bien appuyée.