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. € Vous êtes changés; ils en sont surpris comme devant des étrangers. Votre vie leur est un reproche. Ils ne comprennent pas le principe de votre vertu. Ils n’en veulent pas les effets. » (Luther : « Ils disent : Ah les grands fous qui se détournent de tous les biens terrestres et de la volupté »).
un ouvrpsyévrwv (Prov. 1, 11-14) génitif absolu indiquant la cause de cette surprise. — yù est subjectif, du point de vue de ceux qui s’étonnent. — oûv. Les méchants veulent des compagnons dont le nombre les rassure. Le peuple exige qu’on suive ses pratiques : elles en paraissent plus sûres, plus efficaces. — C’est la force presque invincible des coutumes, dans certains temps et certains milieux.
sis rhv abrnv etc... Remarquer la disposition des mots, le redoublement de l’article, le ton oratoire, qui souligne la légèreté de ces gens qui courent au péché au moment où le jugement va paraître.
äowtias (Eph. 5, 18; Tit. 1,6) vie perdue.
avéyvous, intemperantia in quam se effundit dissoluta vita (Wilke-
Grimm.). | Bhasgnuodvres (Hatch, Essay in Bibl. Greek, p. 7), le mot mis à la fin de la phrase porte l’accent. — Le sens peut être le même
que chez les orateurs attiques contemporains, où il signifie diffamer. (Cf. Rom. 3, 8). Dans les Évangiles et les LXX, c’est le blasphème contre Dieu (Mat. 9, 3. Cf. 2 Rois 19, 6.22; Es. 52,5). — N'ayant pas de complément, employé de la façon la plus générale, ce mot peut désigner à la fois les calomnies contre les chrétiens, et les blasphèmes contre Dieu. C’est l'effort des débauchés et des impies pour se persuader qu'ils n’ont pas à changer.
IV, 5. oi àmodwoouaiv À6Voy @ éroluows Éyovrr xpivar Covrac xai vexpouc”.
ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts.
1. Var.: On lit syovrt xpivar dans NAC2KLP, Vg. (ei qui paratus est judicare), et zpwvovrt dans B C* quelques Mnn. (69. 137), leçon moins bien appuyée.
ci &xodésoust indique la responsabilité personnelle des blasphémateurs. Qu'on ne se laisse pas ébranler par leur succès ni par leur sécurité actuelle : ils vont rendre compte de ces désordres et de ces calomnies. Tout sera examiné et mis à sa vraie place (2, 12. 23). La pensée du compte à rendre revient sans cesse dans l’enseignement de J.-C. (Mat. 12, 36; 25, 19).
Covraç nat veupoÿe (Blass, p. 145). Sans article : cette expression consacrée indique suffisamment le jugement final. (2 Tim. 4,1). Vivants et morts, tous comparaîtront. C’est la grande scène qui clôra l’économie présente (4, 17. 18) par des décisions irrévocables, après lequel on n’entrevoit plus rien.
10, “éroluwc ‘(2 Cor 12, 14, étoluas, yo, Act" 21, 13). La fin des choses est imminente. Le juge, c’est essentiellement Dieu. Dans l’épitre, c’est à Lui que reviennent les suprêmes décisions (1, 17 ratipa ...2mposumohuntug xplvovta; 2, 12:23 )commencheaPaul (Non 2 ré GC HECOTR2rMRU Dans cet endroit, ne nommant pas J.-C., l’épitre pense vraisemblablement à Celui qui est à la fois le Père et le Juge (1, 17). Néanmoins, lorsque on se représente la scène même du jugement, J.-C. est considéré comme chargé de cet acte suprême (Act. 10, 42 bptouévos). Ressuscité, assis à la droite de Dieu (1 P. 3,22), sa Parousie (1, 7. 13) précède le jugement.ecbieumet J.-C-quijusera dit law°épitre a -Mimothéel@ "Tim 4/08) 761 J.-C. abaissé, crucifié, remet sa cause à celui qui juge justement (1 P. 2, 23), après les souffrances viendront les gloires(r P. 1,11), et l’une de ces gloires (Mat. 25, 31 #61... èv tn déËr) sera précisément d’assembler devant son tribunal les vivants et les morts.
6. Ce verset, concis à l’excès, introduisant dans le contexte une idée étrangère et inattendue, est au premier abord une énigme. Il faut examiner ce que dit au juste ce texte, quel rapport il a avec ce qui précède, et à quel autre passage de l’épitre il ressemble. On se rend compte alors qu'il s’agit bien d’une prédica-
1. Voy. 2 exemples de cette expression dans Deissmann, Neue Bibelstudien, p. 80 (temps de Marc-A urèle).
tion adressée à des morts, afin qu’ils arrivent à la vie. Cette prédication est mise en rapport avec le jugement prochain. Enfin les termes employés rappellent de près ce qui a été dit de J.-C. préchant aux esprits. A ces indices on reconnaît, énoncé en termes généraux, le principe même dont la fin du chapitre précédent (3, 19. 20) donne une application particulière : nul ne sera jugé sans avoir été mis en présence de l'Évangile.
Plusieurs restent persuadés que dans cet endroit il s’agit non de la prédication aux morts, mais de gens qui ont reçu l'Évangile de leur vivant.
IV, 6. eic toùto yap nai vexsoïc ednyyeAloln, Évx wpt-
0 N x 2 ô / \ y = D: \ e] \ / OO [LEV XATA ŒV 2HTOUS THOXL, Coot QE XATX EOV TVEU-
Et c’est pour cela que même les morts ont entendu l'Evangile. Ils étaient hommes, leur chair a dû périr; mais Dieu permet que par l'Esprit ils vivent.
Constatons d’abord qu’il y a un rapport intime entre les passages 3, 19 et 4, 6. Cette opinion est contestée, non seulement par Hofmann, et ceux en général qui ne pensent pas que le chap. 3 parle d’une prédication aux morts; mais par quelques-uns même, qui comme Bengel, Usteri, admettent ce sens dans 3, 19.
Selon Usteri, entre ces passages, tout diffère : d’un côté il est question simplement de prédication, et de l’autre c’est Christ qui prêche ; d’un côté le terme employé est ebxyyeAteodar, et de l’autre xnodsceu ; d’un côté il est parlé des morts, et de l’autre des « esprits en prison ». Pourtant ces différences s'expliquent assez facilement. Ce qui est dit au chap. 3 (19. 20) est concret à la façon d’un récit; tandis qu’au chap. 4, les expressions ont le caractère qui convient à un fait élevé à la hauteur d’une doctrine. Mais, de part et d'autre, c’est l'Évangile annoncé aux morts. Quelle que soit l’interpréta-
1. Var. : P écrit xpwotv et Cwotwv. — Beaucoup de Mnn. (16.33.36. 39. 76 etc.) et des Mss. de la Vulgate ont ayhpwzov (harl. tol.).
tion de ces textes, ils sont solidaires; des expressions analogues rappellent les mêmes choses. L'auteur revient sur ce qu’il a dit, pour préciser et généraliser. Il est obscur parce qu'il fait allusion à un ordre d’idées auquel il ne touche qu’en passant; mais que les lecteurs semblent connaître *.
els robro y&p rattache ce verset au précédent, comme une parenthèse explicative, commeune note insérée dansle texte. Cramer y voit une interpolation, de la même main que 3, 19. En tous cas la soudure est étroite. Le retour des mêmes mots (vexpoûs... vexpole, xpiveiv …»etbüot) la rend certaine. Bengel relie yap à Erotuus (nam evangelio praedicato, nihil nisi finis restat). Zezschwitz le rapporte aux versets I à 3, les versets 4 et $ étant regardés comme une digression, et Hofmann à arodwoouar Aéyov, le v. 6 ayant, selon lui, pour but de rassurer les croyants, en montrant les impies punis de mort.
Selon Usteri, yép précise que le jugement s’étend à ceux qui sont morts. — En réalité, le v. 6 répond à une préoccupation de l’auteur, plus qu’à la suite rigoureuse du développement; il est en rapport avec la pensée du jugement : la fin peut venir, puisque les morts comme les vivants ont été mis en demeure d’accepter l'Évangile. — els roûre y49 se paraphrase : « en vue de ce jugement, pour qu il soit possible, conforme à la sagesse et à l’amour de Dieu ».
ednyyeAlc0n (Luc. 4.18). Voy. Winer, p. 486, sur le passif singulier avec signification impersonnelle. — Ce verbe, au passif, sans sujet, sans autre terme qui l'explique, ne peut être pris que dans son sens le plus simple : l'Evangile a été annoncé. Il est inutile de sous-entendre Xptor6s (d’après Gal. 1, 16; Act. 5, 42; 8, 353 11, 20) : évangéliser dit tout. Grimm’ suppose que ednyy=hoûn a le sens du moyen (Christ étant le sujet) mais ce serait contraire à l'usage du N. T. et en particulier de notre épitre (1, 12. 25) (cf. Clém. Rom. 42, 1). Il faudrait ednyyehioare. — sdnyyekobn, à l’aoriste, semble désigner une prédication qui a eu lieu (celle de J.-C.). Baur 3 voit dans ce mot l'indication