‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 55 sur 123 · Weiss, Lehrbegriff, p · texte numérisé non relu

Weiss, Lehrbegriff, p

D SIC DE Ori Th. Jahrb., 1856, p. 217 et suiv.

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qu'une prédication s’est continuée dans le Scheôl, comme l’imagine Hermas (Sim. 9, 16). Cette idée n’est pas exprimée. L’auteur ne dit pas comment on doit se représenter le Scheôl après l’Ascension. Il est probable qu’à ses yeux l’action du Christ y est permanente.

nai, aussi, porte sur verpoïs qui suit. L'Évangile a été prêché non seulement aux vivants mais aux morts.

vexpoïs, sans article. Ceci n'indique pas que ces morts soient en petit nombre (des morts, quelques morts"). Comme au v. 5, c’est la désignation la plus générale.

vengots désigne bien des morts à qui l'Évangile a été annoncé :. C’est le sens naturel, dans un écrit où il vient d’être parlé des «esprits en prison ». Ces « morts » ne peuvent être des gens qui étaient vivants au moment de l’action exprimée par ce verbe, et qui sont morts depuis 3. Ce n’est pas le sens naturel de vexpoïc, Il faudrait quelque chose comme zoïç vüv veupotïc o5at (Kühl). — Il ne peut être question des « morts spirituels #.

Pour expliquer à quel propos il serait parlé de gens, évangélisés de leur vivant, et morts depuis, on suppose que le v. 6 aurait pour but de répondre à une grave objection sous-entendue. La mort des chrétiens causait un étonnement voisin du scandale : les

1. Hofmann y voit les Baconuodvres du v. $ ; De Wette, les morts du temps de Noé (châtiés par le déluge ils ont reçu l'Évangile dans le Scheôl). — Pour les exégètes catholiques ce sont les Pères dans les Limbes (Corn. a L. : Prophetae, Macchabaeï et sumiles). — Alex. Morus y voyait ceux qui, convertis au dernier moment, furent engloutis mais sauvés au temps du déluge. Amyraut de même : « s’il y en a quelques-uns qui ayent été touchés de cette prédication et qui s’en soyent souvenus avec quelque componction à l'heure de l’inondation.. les hommes n’en peuvent point faire d’autre jugement, sinon qu’ils ont été condamnés... mais quant au jugement de Dieu. ils vivent quant à leurs esprits. »

2. Huther, Weiss, Bonifas (Hist. des dogmes, t. 1, p. 358), Hilgenfeld (Eïinleit. in d. N. T., p. 629).

3. Comme le pensait Bèze, Bengel (mortuos eos qui toto N. T. tempore fuerunt, ex quo Evangelium per apostolos… praedicatum est), Schott (ceux qui sont morts dans la foi), Hofmann, Usteri, Spitta.

4. Augustin : mortuis, id est infidelibus et iniquis; Lefèvre d'Etaples : verè mortui, Gerhard, Koegel.

disciples du ressuscité meurent-ils donc! (cf. von Soden). Et l’auteur, pour prévenir les défaillances, voudrait dire à peu près ceci : «Il est vrai que les chrétiens meurent; ils paient leur dette à l’humaine nature, mais la justice de Dieu n’en reçoit aucun démenti : ils ont la vie éternelle ,.et c’est ce qui importe ». Mais cette explication doit être introduite de toutes pièces. Elle n’a aucun point d'appui dans le texte. L’épitre ne procède pas ainsi; elle énonce distinctement ce qu’elle veut dire.

{va n'indique pas la conséquence seulement, mais le but. On va voir quelle est la portée de cette évangélisation dans le Scheôl (Rom. 14, 9). C’est ce que dira une courte phrase, faite de deux propositions parallèles qui contiennent trois antithèses.

xptÜüor oo, aaprt ...mveipatt, xaTa avhpwrous ...xara Oebv. Le balancement antithétique de la phrase, cette langue inattendue, au milieu d’un développement aisé, fluide, nous surprend. Mais c’est ainsi déjà que dans 3, 18 l’épitre souligne avec solennité un enseignement essentiel. On dirait, de même qu’à la fin du ch. 3, des pierres taillées à l’avance et que l’on place à l’endroit convenable, mais qui ne s’ajustent pas exactement.

xp0oot …Coa' (Winer, p. 264). Ces 2 verbes dépendent de iva, mais avec une nuance importante. L’accent est sur le second qui exprime la pensée essentielle : la vie reçue de l'Évangile. L’aoriste indique un fait unique, un jugement, qui peut avoir eu lieu longtemps avant l’époque où se place le présent {üa. C’est un fait passager qui précède un état permanent; c’est l’équivalent de 2ptbévres Cwot (Es. 12, 1). Ces « morts » ont d’abord subi le jugement commun à tous les hommes, la mort (xp1hüot — xpthévres), puis ils ont été évangélisés dans le Scheôl (eèryy2Ais0n) et ils ont reçu la Vie (f&or) (Chaponnière, Notes inédites). — Hofmann veut que la prédication dont il est parlé précède effectivement le jugement indiqué par xp#@s; Schott, que le jugement en soit même la conséquence. Cette interprétation semble plus naturelle; mais la première, parfaitement admissible d’ailleurs, est réclamée

1. Oecumenius attribue x210&ot et Kést à deux classes différentes d'hommes, perdus ou sauvés.

par le sens général du passage et convient mieux aux expressions qui accompagnent et qualifient xpÜôo.

xptbüo ne désigne pas le jugement dont parle le v. s. Il a lieu, est-il dit, dans la chair, quant à la chair”.

Ce n'est pas la comparution universelle des vivants et des morts devant le tribunal suprême (Kesselring) : il n’y sera plus question d’un jugement « quant à la chair » Ce terme est un équivalent de «mourir » et rappelle que la mort est le salaire du péché. (Bengel : mors judicium dicitur). — Gerhard, Bonnet y voient le jugement spirituel que les hommes prononcent sur eux-mêmes et qui précède la conversion. Grotius, les persécutions païennes. De Wette, le jugement exécuté par le déluge. — oœpxi indique le domaine où ce jugement s’exerce. Ce n’est pas le corps (Steiger), ni le vieil homme (Luther); comme dans 3, 18 c’est l’opposition de la chair mortelle et de l'esprit.

xata avbowTous. — xata indique la norme. Selon ce qui arrive aux hommes, selon l’universelle destinée. — Des sens très différents ont été proposés (Roos : comme ayant vécu parmi les hommes. Bonnet : suivant la parole des hommes. Grimm : d’après la façon dont ils ont vécu sur la terre. Bovon : d’après le préjugé humain; si la chair se dissout, l'esprit subsiste).

{@o.. C’est la vie des rachetés de Christ, vie qui commence dès qu’ils sont nés de nouveau. L’épitre applique aux morts du Scheôl le principe posé par Paul : « Si Christ est en nous, le corps est mort à cause du péché, et l'esprit est vie à cause de la justice » (Rom. 8, 10.11; cf. 1 Cor. $, 5 « pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé »). — Weiss pense que Cüst désigne la vie qui commence avec le salut final ?. C’est plutôt la vie dans l’état intermédiaire qui précède le jugement ; mais le principe en est le même : ils sont « en Christ ».

aa Oeév doit s'expliquer d’une façon parallèle à ar àvpw-

1. On ne peut donc y voir avec Fronmüller la proclamation faite par J.-C.

aux morts, qu’ils ont mérité leur sort.

. In neuer Leiblichkeit des ewigen himmlischen Lebens (N. T. Theol.,S 50). Il n’est pas question dans le texte de ce corps nouveau. (Cf. Usteri, ad loc.,

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