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et Calvin, la fin, mais sans proximité ; pour Bengel, la fin (wbi numerus mortuorum et viventium erit completus); c'est pour Corn. aL. la fin de la vie mauvaise; pour Drach, lafin de chacun, par la mort ; pour Benson, la fin de l’état juif.
On ne saurait s’y tromper (Jacq. 5,8 ñ mapouoia Toù xiprou fyy:2x5 Rom. 13, 12). Les chrétiens croyaient que le temps serait fort court. Plus tard, ils parleront autrement (2 P. 3,8. 9). Ils sont encore dans l’intensité de la première attente.
swppevhcats. On ne tirait pas partout une conclusion saine de cette fin imminente (2 Thess. 2, 2). Certaines vertus doivent être particulièrement cultivées dans des temps troublés. La cwpposivn c'est la santé de l’âme et la maîtrise de soi (1 Tim. 3, 2; Tite 2, 2); c’est un ensemble de vertus pratiques qui donnent à toute la vie quelque chose de sensé et de solide, sans exagération et sans laisser aller.
vhyare. Ce n’est pas seulement le jeûne au sens propre, par opposition aux vices païens (4, 2 et suiv.). Venant après un mot qui exprime la sagesse et la mesure, végeu, c’est la parfaite sobriété qui maintient la clarté de l'esprit, la possession de soi-même. La relation du jeûne et de la prière est constante dans l’A. T.*. Le jeûne, la prière, l’aumône sont les manifestations fondamentales de la piété juive (Tob. 12, 8). Dans le N. T. le jeûne se dépouille de son enveloppe d’ascétisme extérieur et formaliste et devient une discipline avant tout spirituelle. (Vulg. vigilate in orationibus).
cis moosevyds, pour mieux prier. La sagesse et le jeûne assurent à l’âme le calme intérieur et lui permettent d’être toute à la prière. Ce n’est pas seulement une maxime des derniers jours (Bengel : extremo tempore necessarias), c'est un précepte permanent. — Il ne s’agit ni des prières de l’Église, ni des prières faites aux heures légales, c’est la prière au sens le plus général (sans article). — « La discipline de la prière donne les fruits de la
prière » (Kôgel, p. 264).