‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 58 sur 123 · Lightfoot, Hor. Hebr. in Matth., p · texte numérisé non relu

Lightfoot, Hor. Hebr. in Matth., p

SOU > 2 S IV, 8. np mévrwy Thy els EauToUS dydrnv ÈxTEVŸ Eyovres, mt &yarn xaAUTTE TAÏ0oS duaotiov’, Avant tout, ne vous lassez pas d’avoir de la charité les uns pour les autres, car la charité couvre une multitude de péchés.

rod räivruv, expression courante dans la littérature épistolaire du temps, isole ce verset du précédent, en annonçant une idée essentielle et nouvelle. Usteri les relie pourtant : le jeûne et la prière seraient des moyens de faire des progrès dans l’esprit de pardon. Kühl pense que l’idée de la prière domine ces 2 textes.

£yovres, dépend des verbes qui précèdent. — Ayant, c’est-à-dire gardant la charité, faisant ce qu’il faut pour la cultiver, la développer. « L’amour chrétien, dit à ce propos F. W. Robertson?, n’est pas le rêve d’un philosophe assis dans son cabinet, et souhaitant bénévolement que le monde soit meilleur qu'il n’est. »

&yérnv, amour profond et tendre qui possède l’âme chrétienne, désir de donner, de rendre heureux, d’amener les autres à être tels qu'ils doivent être. Ainsi l’on évite à la fois, dit Beck, le rigorisme et l’égoïsme.— Eurev? (1,22) exprime ici l'intensité. C’est le mot qui, dans les liturgies, indique la ferveur (Const. Apost. 7, 6-10 ixrevüe, Er dxtevos, Et éxrevéotepoy [Lightfoot, S. Clem., t. 1, p. 385).

om, etc... (Prov. 10,12). Quels péchés sont couverts par la charité? Les péchés de celui qui aime, grâce aux mérites de l'amour ? Ou les péchés de celui qu'on aime, grâce à l’affection qui les ignore ? Ou s'agit-il d'autre chose encore ? Le texte hébreu (on own" nann) veut dire que la charité couvre, dissimule les fautes, et la même maxime revient ailleurs plus précise (Prov. 17, D « Celui qui aime voile la faute; celui qui la rappelle divise les amis. »

1. Var. : KLP, Copt. Sah. Syrp Vg. (fu. demid) ajoutent de après ravrov (contre NB). — NLP Aeth. Oec. ont xakudet contre ABK Vg. Syrutr Arm., correction faite d’après Jacq. 5, 20.

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