Sermons, t. 4, sur 1 P.4.8 (éd. Tauchnitz
3. Resch voit ici un mot non écrit de J.-C., d’après Clém. d'Alex. (Paedag. 3, 12 avec #nst) (Mayor, Ep. of James, p. 178).
C’est bien Prov. 10, 12 qui est cité ici; mais l’épître ne suit pas les LXX qui ont un texte tout différent (iso yefoer veïxoc, mévras DE Tods ph prhoverxobvras xxAüTtet gtia). Elle calque sa traduction sur l’hébreu. De Wette estime qu’il devrait y avoir räcaç &paptiac. Mais la traduction peut garder quelque liberté. — Il s’agit donc probablement des péchés des autres.
C’est le sens de Paul dans 1 Cor. 13. C’est ce que veut dire Mat. 18, 21. 22. Le pardon ne s'arrête pas, il couvre, à la lettre, une multitude de péchés.
La plupart des commentateurs protestants ont adopté ce sens. (Bèze : quod illà praediti facilé offensas condonant.) Robertson: dira : « .. On refuse de voir les petits travers. La science de la vie sociale est dans ce tact. On use d’indulgence pour le mal qui n’est souvent qu'une déviation du bien; on supporte l'intolérance même. » Et von Soden : « on voile les péchés des autres dans sa propre conscience. »
Les catholiques disent plutôt, qu’à être charitable oncouvre ses propres péchés. Ils s'appuient sur les parallèles que fournissent les écrits juifs, où l’aumône, les œuvres charitables, sont un moyen de se concilier la faveur de Dieu; et c’est un élément constitutif de la morale catholique, dont les origines remontent aux notions qui ont précédé le Christianisme (Dan. 4, 24; Sir. 3,30 Ehenooûvn éEthaoetar apapriass Tob. 4, 10; 12,9 EÂenpooüvn... amo- 4202212ïx Goav auaptias; cf. Didachè 4, 3.4; Const. Apost. 7, 12;
2 Clem. 16, 4 hkenpooüvn yao nobotoux duapriacs Oec: : &-eig rù mhnoioy Éhsos Tov Dzsdv fiv PAeoy oreï).
Quelques auteurs protestants se rapprochent de cette interprétation. D’après les passages qui mettent en relation le pardon donné aux autres et le pardon reçu de Dieu (Mat. 6, rà 21; cf. Luc 11,41 dére... nai mévra xabapd buïy oriv) ils pensent que l’on couvre de la sorte ses propres péchés (Amyraut : « pour ce que Dieu pardonne les offenses à ceux qui les auront pardonnées ». Cf. Clém. d'Alex. Quis div. salv. 38.
Il s’agit ici essentiellement des autres. — Mais l’auteur ne veut-