‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 62 sur 123 · Var.: Quelques Mnn. ont xafws pour xafo. — LP 13 yapere · texte numérisé non relu

Var.: Quelques Mnn. ont xafws pour xafo. — LP 13 yapere

xa0$, comme, dans la mesure où. Ceci établit non une proportion exacte mais une relation directe entre les souffrances traversées et la joie à venir. (Bengel : mensurae passionum respondei gloria, sed multo abundantius.)

rowwveire. Vous êtes associés aux souffrances de J.-C. dès que vous souffrez dans son esprit, pour son service (Phil. 3, ro; DÉCORS ET).

rabat, souffrances que J.-C. a endurées dans les jours de sa chair. Cette communauté de douleurs manifeste l’union mystique avec le Sauveur souffrant.

yaloere. Ce n’est pas assez de dire avec Brückner : « supportez avec joie » et, avec Reuss, qu’il n’y a rien à craindre pour les fidèles, car s'ils ne perdent eux-mêmes leur trésor, nul ne peut le leur enlever. — Il s’agit de la vraie joie qui remplitle cœur, sans réserve. Elle rayonne. C’est une force à recevoir, un témoignage à rendre. Qui manque de joie, manque de la présence de J.-C.; qui se réjouit en lui le glorifie.

{va rai (2 Cor. 4, 10). Il y a une relation directe, certaine entre la joie dans la souffrance et la joie dans la gloire. — Weiss (Lehrbegriff, p. 27) parle à ce propos du caractère pédagogique de la souffrance (1,7).

Dé£nc, antithèse parfaite des souffrances (1, 11); on retrouvera dans tout le N. T. ce rapport entre la souffrance actuelle et la slorrevenn (MAC Pre 121 Cut 6 222 Cor-1 10.17: Phil, 2 10 ROMAS ET).

amoran Ver, la Parousie, avec toutes les gloires qu’elle manifeste.

yaoÿte ayaMouevor, joie frémissante à la pensée du ciel. Ces mots reviennent dans l’épitre (1, 8) à laquelle ils communiquent une intensité toute particulière '.

1. Nulécrivain n’a cherché à exprimer l’ardeur de cette joie comme Bunyan. Voy. en particulier le passage du Voyage du chrétien que Taine cite et commente (Hist. de la littér. angl.,t. 2, p. 404-408) surtout à partir de « ... ils traversèrent enfin.» «…. L'entretien qu’ils avaient avec les bienheureux resplendissants était sur la gloire de la cité. Et ceux-ci leur disaient que sa gloire et sa beauté étaient inexprimables. … Et à ce moment ces deux hommes étaient pour ainsi dire

IV, 14. ei overdiGeode èv ôvéuart Xototoü, mandpror, 6 70 Tic DSEns «ai TÔ Toù Deod nvsdux Ep dus avarateTar *. Si l’on vous outrage pour le nom de Christ, vous êtes

bienheureux, car l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu repose sur vous.

et dveuBiCecde fait penser aux injures, aux soupçons injurieux, attirés par la confession du nom de Christ et par une conduite conforme à cette profession (2, 12; 3, 16). Sur la confession du nom de Christ et les outrages qu’elle attire, cf. Mat. 5, 11; Lucé, 22; Rom. 15,3; Jacq. 2,7 (Calvin : probrorum.…. nihil est quod ingénuos animos magis frangat).

ëv dvépari X. Paul dit £voua xvotou 1 Cor. 1, 2 etc... mais 1 Tim. 6,1 èv. @co5. — Vous portez ce nom, il est devenu le vôtre, il vous attire tout ce qu’il comporte. — « Le nom de Christ » remplace ici ce qui se litdans l’év. de Matthieu, « persécutés pour la justice » c’est-à-dire le bien, le droit, la vérité, en un mot l'Évangile qui résume et sanctionne tout ce qui est de Dieu ».

axäptor (3.14 Mat. 5,3 et suiv.). Remarquer l’omission du verbe être avec paxdpior (Winer, p. 544). — C’est l’accent des béatitudes, et le: mot même, répété comme avec un cri du cœur.

déjà dans le ciel avant d’y être entrés, étant comme engloutis par la contemplation des anges et par le ravissement de leurs chants.

.… Mais au-dessus de tout étaient les ardentes et joyeuses pensées qui leur venaient, sachant qu’ils allaient habiter là, en telle compagnie, et cela pour toujours. »

1. Var. : AP, de nombreux Mnn. (7.13. 29. 36 etc...). It(q.) des Ms. de la Vulg. (demid. harl. tol.), Sah. Copt. Syrp Arm. Aeth. ajoutent xat duvaueuws après doëns contre BKL Syrsch et d’autres Mss. de la Vulg. (am. fu. lux.); N* ajoute zat tns duvaueos autov. — Des Mnn. (69. 137 ) et SyrP portent ovopLX AA TVEUUX, — Le 137 ErAVArauEtTat ; NC 4. 5. 13. ETC... ETAVATETAUTAL (CR 2 Rois 2,15). — KLP It(q.) Vg. (am. harl. tol.) Sah. Syrr Theoph. Oec. ajoutent au verset xata pev autous Placonuetar xata de uuas DoËatetar que Tischendorf, Westcott et Hort, Weiss effacent d’après N AB dont le témoignage est décisif et confirmé par de nombreux Mnn. (3. 13.17.27. etc.) des Mss. de la Vg. (fu. demid.) Syrsch Copt. Arm. Aeth; mais l’addition est très ancienne.

— IV, 15 — 2x7

67: donne la raison pour laquelle, on doit déclarer bienheureux les persécutés. L'Esprit de Dieu qui est aussi l'Esprit de gloire repose sur eux, les garde; 34553 et 205, sont des attributs du même Esprit; le 1 exprime la qualité la plus éminente, et le 2° l’origine, la nature même. — On ne peut mettre à part sù tas 355ns comme un équivalent de 346: précédant rveëux. — L'article est répété avec intention, non par figure de langage (hendiadyin), comme veut Bengel, mais, pour parler avec plus de respect et de solennité de l'Esprit.

36%n. L'Esprit est dit Esprit de gloire parce que, glorieux, il prépare en nous la gloire à venir. — La gloire intérieure de l’âme est aujourd’hui voilée (2 Cor. 4, 10. 17), elle est à l’œuvre pourtant : la joie chrétienne peut être dite « glorifiée » (r, 8); et dans son rayonnement final, la splendeur des rachetés sera comme une irradiation de cet Esprit, qui est en nous le principe de tout ce que Dieu donne.

ëe dus avarxÿsra (d’après Es. 11, 2, dvamabsetat ëm atèv Rveüpx 709 Osoô). — èr! avec l’accusatif et un verbe de repos, ce qui est fréquent dans le grec hellénistique. Peut-être y a-t-il l’intention de marquer un mouvement de l'Esprit qui protège, inspire (Luc 3, 22 ds repiorepav èr 'adriv). —Il reste. La colère des hommes ne peut Le chasser. Seul votre cœur le contristerait. Il reste comme une consolation à la hauteur de toutesles épreuves, commeune force inépuisable. Il reste pour vous transformer. Détruisant les passions humaines qui sont chez l’homme naturel les grands motifs d'agir, il les remplace par une passion plus haute, plus souveraine : l'amour de Dieu suprême motif; la gloire à venir seule ambition.

IV, 15. ph yéo tte ouv TATYÉTE (DS POVEUS D AÂAËTTNS

À À XAxOTOLOS À De WAAoTotETISxOMOS ‘*

Que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s'ingérant dans les affaires d'autrui;

1. Var. : K omet xaxorotos. — K LP ont aÂntotoentsxonoç: À 31. 40 æÀdoï ) 5

Tot0S ER154070$ ; SyISCh omet n we æAAOTE.

oùv:55. On peut se demander comment un apôtre recommande à des chrétiens de ne pas commettre de meurtres. Il fait allusion aux accusations de droit commun que l’on élevait contre les chrétiens. On était facilement accusé de meurtre dans des pays et des temps où la vie humaine pesait fort peu. Les chrétiens étaient en butte aux calomnies les plus graves. Il ne fallait y donner aucune prise : pour ne pas être regardé comme meurtrier, éviter tout mouvement de colère; comme voleur, être d’une absolue netteté dans les questions d'argent. — Parlant des vices grossiers, l’épitre entend surtout recommander les perfections correspondantes.

ur ss individualise plus que wnèsts (von Soden).

rasyéro (3° p. de l’imp. avec 14, Winer, p.468). — Au présent, ce qui indiquerait, selon Blass (p. 192), un fait unique. C’est plutôt une règle. |

w;... ws. Ce verset énumère 2 catégories d’actes, ouvertes chacune par ws, et pour lesquels il ne faut pas qu’un chrétien ait à souffrir. Ce sont d’abord les crimes de droit commun, meurtre, vol, et, d’une façon générale, ce que font les malfaiteurs. La 2° catégorie ne comprend qu’un mot, œAkotpterisxoros. Ce terme désigne celui qui s’ingère dans les affaires d’autrui pour les surveiller, les diriger à la façon d’un ërioxoroc. C’est le sens de Luther : alienarum rerum inspector. C'était à peu près celui de Cyprien : alienas curas gerens. Amyraut en approche : « ni comme broüillon pour s’estre meslé des choses qui ne le concernent pas. ». Bengel dira de même : fales sunt qui sese in negotia ad ipsos nil pertinentia ingerunt. Huther donne le sens exact : la conscience de sa dignité supérieure amène le chrétien à des interventions qui le font haïr. Brückner précise et restreint trop : il s’agit selon lui de ceux qui combattent ostensiblement le paganisme.

D’autres interprètes, et cela fort anciennement, y voient une faute contre l’honnêteté'. Tertullien (Scorp. 12) alieni speculator ;

1. Mais cette idée serait exprimée autrement : on lit par exemple dans un texte indiqué par Deissmann (Fayoum, 2e s. ap. J.-C., Neue Bibelstudien,

: A TR da ane na à ee ee Lars p. 51), ote etuu adtxoc oÙte ah otoiuv értfuuntrs.

la Vulgate : alienorum appetitor ; Calvin : alieni cupidus; de même,

en général, les catholiques; ainsi Menochius : qui cupidos adjicit

oculos… et invadit. Pour Usteri, c’est celui qui cherche son intérêt en affaires ; (GX A6Tpt«, biens de ce monde que le chrétien regarde én étranger Luc yJ6, 12snct-tHlerms Sim. 13-11: 20776). — Steck * a repris l’opinion de Schwegler, que ce mot désigne les délateurs, punis par la loi sous Trajan, ce qui daterait l’épiître.

Cette traduction est arbitraire et supposée; elle a eu son temps

d’excessive faveur, elle est abandonnée.

En somme, s’ingérer dans les affaires d'autrui pouvait être très grave. Cette faute étaiten rapport direct avec la source la plus redoutable de conflits entre païens et chrétiens, la propagande. On sait combien la propagande était active. Elle atteignait quan-

tité de familles, en menaçait davantage. Elle faisait des con-

quêtes incessantes, aussitôt suivies de nouvelles entreprises. Ses succès inattendus atteignaient dans ses affections, dans son orgueil, le père, l'époux païen qui voyait sa maison, chose sacrée, envahie par des influences inattendues, son autorité menacée, les siens soudain gagnés. Cela ne pouvait s’éviter, et c'était une plaie vive, sans cesse élargie. Mais — et voici où la faute commence — Ja tentation était grande de s’ériger en conseillers, en dirécteurs, en époux spirituels. L’épitre interdit toute ingérence semblable. Probablement aussi le terme très général qui est employé condamne-t-il toute intrusion indiscrète. Un zèle ardent passe aisément les frontières légitimes, et l’on méconnait bien des droits pour ouvrir le ciel aux âmes. L’apostolat chrétien doit respecter les nuances les plus délicates des obligations certaines. Tout ce qui relève de Dieu constitue un organisme intangible que la piété n’a le droit ni de fausser, hi de briser.

SHAANNNE 2 , / NE Te IV; 16. si dù wc Xousruavés, Un aisyuvéohw, Goéalete Qu \ 6] \ , T7 / 2 de mov Deby ëv TG dvéuaTt Toûtw *.

TN Dh 0001 tarte eniusn NN Te 2. Var.: 13 a dofafeolu de 0 (eos. — KLP ont uepet pour ovouatrqui est

appuyé par N AB Mnn.

Mais s’il souffre comme chrétien, qu'il n’en ait point de honte; que ce nom même lui serve à glorifier Dieu.

Xsisruavés, souffrir comme chrétien, sans d’autre crime que d’être chrétien. L'usage de ce nom ne peut contribuer à dater l’épitre. Il est fort ancien, si, comme Lipsius ', essaie de le contester et comme Keim ? le confirme il date d’Antioche (Act. 11, 26). Agrippa parle de devenir Xotortavis (Act. 26, 28), et en lan 64, dans les faubourgs de Rome, c’est sous ce nom que le peuple déteste les chrétiens (Tac. Ann. 15,44 quos vulous christianos appellabat). Ce nom, qui à l’origine n'avait rien de méprisant, a constitué par lui-même, de très bonne heure, une charge redoutable, évoquant dans les esprits ce mélange de crimes et de maléfices dont on accusait l'Église. « Il s'était établis, dès le premier jour, dit G. Boissier, un préjugé qui faisait admettre comme démontré que les chrétiens étaient de grands criminels, en sorte qu’on pouvait saisir tous ceux qui confessaient l'être ».

vin aisyovéshw. C’est une des grandes préoccupations des chrétiens: n'avoir pas honte de l'Évangile (Rom. 1, 16), ne pas renier (Mat. 10, 33; 2 Tim. 2, 12), afin que le souverain juge n'ait pas honte d’eux au dernier jour. Brückner y voit non seulement le reniement extérieur, mais ces regrets humiliés qui sont aussi un reniement.

doExtérw, donner gloire à Dieu en souffrant pour le nom de

chrétien, proclamer ce nom à voix haute et claire, comme feront les martyrs : « Christianus sum! »

v 70 Évouatt, c'est le nom, et, avec le nom, la cause (Calvin non tam nomen quam causam respicit) ; il n’y a pas là un synonyme de « ceci » (— uépar, d’après De Wette). — Cf. Act.s, 41 où les apôtres se déclarent heureux d’avoir pu souffrir quelque chose pour le nom de Christ. Ici c’est le nom même de chrétien qui est le titre d'honneur par excellence, à cause, sans doute, de Christ à qui il fait penser.

1. Ub. d. Ursprung u. d. ältest. Gebr. des Christennamens, p. 11. 2. Aus dem Urchristenthum, p.

Ty 3. La fin du paganisme, t. 2, p. 367.

IVe 221

17-19. L’exhortation à la fidélité se termine par l'annonce du jugement (174), avertissement redoutable, (17b. 18.), consolation certaine (19). Cette fin, très large, corrobore ce qui précède, depuis 1 réhos (7):

[VS 17 ér: 5 xaodc où doËxoûar 70 xoiux &mè Toù ofxou roù Deod. ei dù RpÉTOV dp MUGv, Ti Td TÉAos Tüv éretlouvTwv 7 roù Oeoù edayyekiw";

Car voici le temps où le jugement va commencer par

la maison de Dieu, et s’il commence par nous, quelle sera la fin de ceux qui ne croient pas à l'Évangile de Dieu?

ot. L'approche du jugement est un motif de tout supporter.

x21025. On sous-entendra un verbe (p. ex. arrive). Voici une raison de plus pour les chrétiens de ne pas s'étonner des douleurs qu'ils traversent : c’est une phase nécessaire des derniers jours qui ont commencé. L'approche de ces temps est pour tous un moment redoutable. On sera particulièrement tenté. Le danger de renier ira en croissant. Le « commencement des douleurs » consiste en évènements parmi lesquels les persécutions tiendront une grande place. Ensuite seulement viennent les épreuves cosmiques dontil est parlé en termes mystérieux. L’Apoc. de même, dramatise dans les $ premiers sceaux les premières douleurs et place dans le 6° les persécutions (Ap. 6, 7, 8).

plu ne désigne pas encore le prononcé du jugement, mais les douleurs des derniers temps, qui seront comme un crible séparant le froment de la balle. Ce sera de fait, un jugement, qui mettra en plein jour ce qui est caché dans les cœurs. — Huther ÿ voitun jugement qui purifiera la communauté éprouvée. Kühl y reconnaît le jugement dernier.

r> v. ofnou (1 Tim. 3, 15). La communauté des croyants sera jugée d’abord. Cette notion ne vient pas, comme on le suppose

1. Var. : BKLP ont o «pos, leçon adoptée par Westcott et Hort, Weiss.

N À ont #atp9< adopté par Tischendorf, mais Westcott et Hort mettent l’article entre parenthèses, comme douteux. — B a aro pour ag. — N° A2 ont vuwv,

parfois, de Jér. 25, 29 : l’idée est différente (si l'Éternel châtie Jérusalem, épargnera-t-il le monde ?); mais d’'Ezéchiel à qui on avait pris l'habitude de rattacher beaucoup de spéculations théosophiques et eschatologiques. Les expressions mêmes de l’épitre se retrouvent dans Ez. 9, 6 axd rüv &ylwv pou dpbacde.…. ëv rù oïxo (avant tout le sanctuaire doit être purifié). Cf. Am. 3, 14; Es. 10, 12 où l’on trouvait l’idée que les épreuves d'Israël devaient être le signal des épreuves des nations. Cf. ce qu’on a appelé Apocalypse synoptique (Mat. 24, Luc21, Marc 13). Partout se retrouve l’idée d'épreuves tragiques, réservées aux chrétiens dans les premières phases des derniers jours : séductions, persécutions, apostasies (2 Thess. 2, 1-12) qui feront tomber « ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau » (Apoc. 13,8). L’Apocalypse déroule ces scènes; 1 P 4, 17 les suppose *.

ag’ uv, sous-entendu, le jugement commence. — + r£k0c. Ce n’est pas la fin dernière après laquelle l’économie actuelle est close ; c’est le sort final de ceux qui désobéissent (— qui refusent de croire, se révoltent contre Dieu). Cf. Luc. 23, 31 : « si l'on fait ces choses au bois vert, que fera-t-on au bois sec? » Si les élus du Père sont passés à un tel crible, que deviendront les autres ? Ce raisonnement a fortiori revient fréquemment, et fait présager les épouvantes des derniers temps. — La terreur indicible devant les phénomènes cosmiques, marque du courroux divin, était un des traits les plus anciens des religions sémitiques. L’eschatologie juive est empreinte des mêmes terreurs.

@:c5. L'Évangile de Dieu (Rom. 1, 1.).

SC RN ; / c ; IV, 18. xai ei o dlxmuoc môkic oubetat, d &ocb ns xx dxoTw AS ToÙ paveïta” ; Et si le juste n’est sauvé qu'avec peine, que deviendra l’impie et le pécheur ?

1. Calvin: hanc sententiam ex tritd et perpetud Scripturae doctrind sumpsit Petrus.

DS # NES Vs “ 2. Var. : B°137 ont o de ascéns. — Copt. It(q.) Aug. transposent : o auao- Fwh0s xat a5€0ns. — N À ont xx 0 auxorwkos, mais BK LP ont xau auaoT.

— IV, 18 — 229 Le v. 18 renforce le v. r7 et accentue la gravité de ces phases préliminaires du jugement. — Les conceptions fantastiques de

l’eschatologie juive entrent ainsi en conflit avec la certitude chrétienne ?; mais elles ne l’ébranlent pas. Ces nuages aux formes étranges n’arrivent pas à voiler le Soleil de justice. — Les noms écrits au livre de: vie n’en seront pas rayés, mais il faut la persévérance des saints, et la grâce qui abrège ces temps (Mat. 24, 22; cf. pour le tableau des tribulations finales Didaché 16, 3 et suiv. : l’avouix augmente, le xoouorkdvos fait des choses inouïes, abépira ; beaucoup se scandalisent.…..).

xai (Buttmann, p. 364).

et. citation presque textuelle de Prov. 11, 31(LXX), en remplaçant seulement si épév par xoù si 6. L’hébreu porte Du VIN PYT% 77 voici il sera donné rétribution au juste sur la terre. Les LXX traduisent D9%* par cutere, et semblentlire ÿHKa.

Sxaes, expression aussi générale que possible pour désigner d’un mot celui qui est dans un rapport normal avec Dieu (Amyraut : les gens de bien. De Wette : le croyant. Von Soden : celui qui vit pour la justice) (2,24; 3, 14).

us indique non pas l'incertitude du salut, mais les dures épreuves à traverser avant la consommation finale. Beaucoup d’exégètes y voient une allusion aux difficultés que l’Ââme rencontre dans la vie présente. Aussi Calvin dira : hoc ad praesentis vitae difficultates referri debet; et Lumby rapporte p£ks à la faiblesse actuelle de la foi : « les chrétiens, dit-il, s’approchent de l'idéal. Is ne vivent plus dans le péché, mais le péché vit encore en eux. Nous avons besoin de l’aide du Saint-Esprit, c’est ce que l’apôtre appelle être sauvé avec peine ». — Il s’agit essentiellement des derniers jours; mais la pensée exprimée est de tous les temps. Amyraut en donne la paraphrase : « Si les gens de bien ont dela

1. Bousset, der Antichrist, Goettingue, 1895 ; voy. p. 11 et suiv. sur une tradition secrète qu’on se serait transmise en tremblant sur les douleurs des derniers jours. Cf. Origène, Comment. in Matth. 4, 329, apud Judaeos erant quidam sive per scripturas profitentes de lemporibus consummalionis se scire, sive de secretis (Bornemann, Briefe an d. Thessal., ad 2 Thess. 2, 1). Cf. Commodien, Carm. Apologet. 936.

peine à passer au travers des terribles jugements de Dieu et à en sortir en sauveté, que sera-ce du méchant? Quesnel dira : « Ne nous flattons point; il faut qu'il en coûte pour se sauver. Celui qui n’y trouve point de peine, fait voir quil ne connaît pas même encore le chemin du salut. C’est un grand sujet de crainte que de ne craindre point quand on voit les saints trembler à la vue des jugements de Dieu et en éprouver même la sévérité ».

IV, 19. dore xai oi macyovtes xarà vd 0EAnux Tod Oeo5 roro ATISTN naoatiÜéchwonv Tac duyacs adtév ëv &yxlomotia”.

Aussi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu,

recommandent leurs âmes au Créateur fidèle, en faisant ce qui est bien.

Il n’est plus question du jugement; c’est la suite du v. 16 : il s’agit de bien souffrir.

xai ne porte pas sur oi mésyovres : &« même ceux qui souffrent » (Bengel, Usteri, Kühl), mais sur &sre (Winer, p. 408), et relie d’une façon peu serrée le verset 19 au précédent (Huther).

rar r> 0. ne désigne pas des souffrances moralement conformes à la volonté de Dieu, mais des souffrances que Dieu veut, que l’on ne s’est attirées ni par sa faute ni par son choix.

ragaribichwsav, confier quelque chose à quelqu'un pour qu'il en ait soin (Cf. Ps. 31, 6-7; Luc 23, 46). — Ainsi, remarque Fulliquet, « les dispositions du mourantsont la reproduction fidèle des sentiments de Jésus sur la croix » (La pensée religieuse, p. 256).

rior®, placé avant le substantif, pour souligner cette fidélité (Winer, p. 488). Elle est absolue. Les souffrances n’en ébranlent pas la certitude (1 Cor. 10, 13). La prière d’Act. 4, 24 met ce précepte en action.

1. Var.: KLP, Syrutr ajoutent ws avant riorw. — A, des Mnn.(5.7.13 etc.) Vg. (in benefactis). Syruw Arm. ont le pluriel «yaforouais. — B supprime aUTwy après duyac. —

— IV, 19 22$ ‘ xriorr, créateur. Calvin préfère le sens de possesseur.

Dieu a créé les âmes; fidèle à la pensée créatrice, il veut les sauver. Il les a créées à nouveau en Christ. Il ne veut pas les laisser se perdre. — (Gerhard : il veut, comme le plus fidèle; il peut, comme le plus puissant. Bengel : viderint supralapsarii quomodo Creatorem ergä omnes fidelem agnoscant) |

zyxborotix. La fidélité doit prendre la forme d’une vie de tout point excellente.

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