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ronne, récompense céleste. — « Votre ministère est si grand, disait Luther, qu’il ne peut être récompensé. »
V, 5. éuotwc VEUWTEPOL ÜTOTUYNTE TOETOUTÉDOU. TAVTES dE &A has Thv Taretvoppoobvnv éyxoubwsaole, ti à Peds ÜTepnpavors dvriTaooetar, tamervois D ddwatv AA
Quant à vous, qui êtes plus jeunes, soumettez-vous aux anciens. Revêtez-vous d’humilité les uns à l'égard des autres, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.
éuctws. Il y a quelque analogie entre cette recommandation et la précédente : les anciens ne doivent pas dominer, les plus jeunes doivent se soumettre. — Peut-être éuciws signifie-t-il seulement : et vous!
vewr:pot. Ce terme ne désigne pas des gens en charge dans l'Église. Des auteurs catholiques y ont vu les ordres mineurs’; et Drach les citant ajoute : « ceci n’est pas aussi dénué de fondement que les auteurs protestants ne le disent! » Ewald, Weiss (Lebrbegriff, rem. 3, p. 345) y voient des auxiliaires, des serviteurs libres. Weiss en conclut que ces Églises n’avaient pas encore d’autres fonctions régulières que celles d'anciens. Ce serait l’état de l’Église de Jérusalem avant l'institution des diacres, quand les plus jeunes servaient bénévolement. (Act. $, 6 veaviouer, 10 vewrepot). — Pour d’autres ce sont les diacres; mais la charge de diacre ne peut être identifiée avec cette qualification de « jeunes ». Et comment leur serait-il ordonné d’être soumis aux anciens ? Au début, ils étaient eux-mêmes des sortes d’anciens 3 (cf. Clém. Rom.
1. Var. : N*et beaucoup de Mnn. ont ouotms de. (Ces derniers, ou. de ot.) — N ajoute rot avant nocofutepox. — KLP, Syrp Aeth. ont urorassouevot après aXnhot. — N evx. contre ABKLP. — B omet o avant eos.
2. Salmeron, Corn. a L': clericos inferiorum ordinum, ut diaconos, lectores, exorcistas.
3. Voy. Harnack, Analecta ajoutés à la traduction de Hatch, p. 242, sur les
diacres pouvant avoir place et voix dans le collège des anciens ; p. 244, sur les
42,43 1 Cor. 16, 15). Dans Clément de Rome, c’est aux diacres comme aux anciens qu’il faut être soumis(42, 4). L’épitre de Pierre, adressée à un grand nombre d’Églises, a pu réunir les deux charges sous le nom de +pe58%seper. Les tentations qu’elle énonce, dit Usteri, leur sont communes (cf. r Tim. 3, 8-13). — Ce n’est pas non plus l’opposition du clergé et des laïques (Bède, Est.), ni, comme le pense Lumby, la congrégation tout entière (Lumby : après les bergers, le troupeau ; v. plus loin révrec). — Ce sont bien des vewrepor d'âge et de caractère. (Clém. Rom. , 3; 3, 3; 21, 6). Ce ne sont pas des jeunes gens à proprement parler : en ce temps, ils n'auraient pas eu voix au chapitre, mais des jeunes hommes, qui sentaient leur valeur et pouvaient entrer en conflit avec les anciens, même par conscience. Ces vewrepor semblent former une classe en regard des mpeséürepor. De fait, dans plus d’une Église il pouvait arriver que les « anciens » et les «jeunes » se balancent à peu près. Le reste de la communauté se composait de femmes soumises à leurs maris (3), d'esclaves obéissant à leurs maitres (2), d'enfants et de jeunes gens soumis à leurs parents. Les vewreoot forment ainsi une classe restreinte mais importante; leur soumission ne va pas de soi. Elle est une vertu, on doit la recommander (Luc 22, 26).
Faut-il rappeler ici les collèges de véer ‘ qui se trouvaient précisément dans les villes d’Asie-Mineure auxquelles l’épitre s'adresse ? Jusqu'à 20 ans environ (Ramsay, t. I, p. 111) on était admis dans le collège des éphèbes. Ensuite s’ouvraient les associations de vécr. Elles avaient un gymnase, des réunions, une subvention municipale, des ressources propres, des administrateurs. Elles frappaient des monnaies?, prenaient des décisions, faisaient partie
diacres et évêques identiques à l’origine, l’âge seul déterminant la fonction; p. 248, sur les presbytres qui étaient en même temps diacres.
1. Collignon, Les collèges de véor, Annales de la Faculté de Bordeaux, I, p. 135 et suiv.; Th. Reinach, Revue des études grecques, 1893, p. 161 et suiv.; W. M. Ramsay, The cities and bishoprics of Phrygia, t. I, p. 64, 110 et suiv.; t. I, p- 440. 630.
2. (Ramsay, t. I, p. 64, à Laodicée, avec l'inscription AAOAIKEQN- NEOIL.)
ENS ie 235 de l’organisation sociale. On passait ensuite dans le cercle des recséirepor, dans la soovota, qui était plus importante, avait plus de ressources, décernait des honneurs, et qui est autre chose encore que le Sénat (Bcoax) de la ville.
rävres ne comprend pas seulement les anciens et les jeunes, mais toute l’Église dont il n’a rien été dit encore dans ce passage.
yxou$6sac0e (au moyen, indique une action personnelle, réfléchie), de éyxéufwux, vêtement grossier, boutonné, à l’usage des esclaves et des bergers (Bailly, Dict. signifie se revêtir, avec l’idée d'apparence très humble. (Bengel : induite vos. ut amictus bumilitatis nulla vi vobis detrahi possit). Un autre sens (Passow, Handuw. ; Sophoclès, Dict., citant Hezych., éyxou&weis — Debeis) partant de l’étymologie xéu6cc, lien, reviendrait à « être attaché à l’humilité comme par un lien » (Von Soden; cf.Sophoclès : to bind on ones self, to wear constantly; ibid., citations d’Épicharme, de Suidas, sur l’écharpe des esclaves, qu’ils portaient sur l’épaule pour se distinguer des hommes libres.)
rarcsivcooscüvry, humilité à l’égard des autres (Mat. 20, 26; 23, 11), conséquence nécessaire de l'humilité à l'égard de Dieu, sentiment de notre petitesse et de notre péché, combiné avec l’amour du prochain. Cette humilité est un principe de dignité puisqu’elle nous met dans la vérité à l’égard de nous-mêmes; de force, car elle nous place à la source des grâces divines; d'amour car elle nous dispose à sacrifier quelque chose à autrui.
akéaots! (Vulg. : invicem). C’est le devoir de la soumission mutuelle, chacun regardant les autres comme plus excellents que soi-même; non dans le sens d’Amyraut : (« vous trouverez toujours en vos prochains des qualités dont vous n’estes pas avanta-
1. « Vinet, Nouv. Disc, 4e éd., p. 207, Le devoir de la soumission mutuelle. ... Soumission de chacun à chacun, quelle que soit leur position respective. En considérant le christianisme comme une loi de sacrifice et un exercice perpétuel de mort à vous-mêmes, le devoir de la soumission mutuelle s'explique et se fortifie (p. 219). On pourrait définir la charité : une disposition ou un principe qui nous rend serviteurs les uns des autres (p. 224). L'esprit de soumission et l'esprit d'indépendance, l’un et l’autre bien appliqués, sont les deux éléments dont se compose la perfection de la vie sociale » (p. 236).
gés et eux en vous de mesme »), mais au sens de l’apôtre Paul (Phil. 2, 3; Eph. 5,21), cf. Polyc. 10 : omnes vobis invicem subjects estote.
à és, etc. Citation presque textuelle de Prov. 3, 34. C'est un des rares endroits où le N. T. remplace xôpios par Oess. (CF. Jacq. 4, 6 qui est probablement imité ici, et Clément de Rome 1, 30 qui, d’après le contexte, paraît citer Jacques (voy. Mayor, Ep. of James, ad. loc.).
breprodvors, orgueilleux, hautains; cf. Sir. 10, 7. 12. 18; Ps. Sal. 2,25; 4,28. — C'est une maxime antique, que les dieux n'aiment pas ceux qui s'élèvent. Le sentiment chrétien la transforme : l’orgueil fermerait le cœur à la grâce.
avztr sera, comme une armée rangée en bataille. Chrysostôme dira : « Ce n’est pas que Dieu ait besoin derésister, et de lutter contre les orgueilleux. Quoi de plus faible en effet qu’un orgueilleux... Pourquoi donc ces mots ? C’est afin de montrer sa réprobation contre l’orgueilleux (/n Hos.) ».— Ce n’est pas assez dire. Dieu ne courbe les fronts que pour ouvrir les cœurs.
4æpw. Dans le texte hébreu Dieu met son bon plaisir ({9) sur les humbles. — Sa grâce, c’est son amour manifesté par ses dons.