Recommandations finales : Confiance et Vigilance
C’est ainsi que Paul termine ses épitres. Avant la salutation finale viennent encore de brèves recommandations qui se pressent (2 Cor. 13, 11.12; Eph. 6, 10-20), des effusions, des mots d'ordre.
Ce paragraphe se rattache au v. $ par association d’idées (rareuvots — ranervwônte).
V, 6. ramevwlnte ov dd Thy xparodv yeïon Toù Deco, iva dus 0VUIN Ev yaupd),
Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand il en sera temps.
1. Var. : Tischendorf préfère, d’après NA, yetpav qui a bien l'air d’une faute de copiste. Westcott et Hort et Weiss maintiennent yetpa d’après BK LP.
— AP s.13. It. (q.) Copt. Syrp Arm. Aeth. ajoutent extoxomns, après xatpw, d’après 2,15 (contre KBKL Syrsch).
si ne ses 237 tareuwwônte, aor. pass. souvent employé dans le N. T. quand le sens voudrait le moyen. — Ce qui est dit ici de l'humilité
rappelle l'A. T. Le verset précédent, par &Mkow, rejoignait la notion paulinienne ; et maintenant c’est l’afhrmation élémentaire constamment répétée par la conscience religieuse d'Israël, et reprise par J.-C.; s’abaisser pour être élevé (Luc 18, 14). Il s’y mêle une pensée de résignation et de confiance. Dieu nous éprouve, mais qu'on accepte l’épreuve, et en raison de cette soumission fidèle, la même main, qui est puissante, nous élèvera.
cûv. Il y a une parenté probable entre ce passage et Jacq. 4, 6. 7. 10. La citation de Prov. 3, 34 est modifiée de la même façon par Jacques et Pierre, et suivie chez Jacques par droraynre, chez Pierre par raretvwÜnre quise relie à raxeuvois et reproduit rarervwnte de Jacq. 4, 10. On relèvera dans le même endroit la ressemblance de Jacq. 4,7 et 1 P. s, 9. De la comparaison ressort la nerveuse originalité de Jacques, et le groupement chez Pierre de propositions séparées chez Jacques.
ré avec l’accus. (Winer, p. 380). — xpataav (Deut. 3, 24).
{va duäs dbwoÿ. C’est une conséquence nécessaire, une loi du royaume de Dieu : un rang éminent sera donné dans l’avenir à qui s’est abaissé dans le présent (Mat. 23, 12; Luc14, 11; 18, 14). Ceux qui ont accepté l’abaissement volontaire de l'humilité, y trouvent le principe d’un renouvellement intérieur et d’une grandeur d’âme habituellement cachée, mais qui apparaît tout d’un coup dans les épreuves décisives, et qui « brillera comme le soleil » lorsque l’être spirituel de chacun sera manifesté tel qu'il est.
&y xapo (sens adverbial, Schmiedel, p. 164). Au temps marqué par lui, non au nôtre; quand il voudra, comme il voudra.
V,7. näoav Ty mépmvay buy émpilavtes ëm aûTév, tt at éher Teoi dv”.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car c’est Jui qui prend soin de vous.
1. Var. : On lit ertppthavres dans B:KLP; cette leçon est moins bien appuyée que ertpthavres (dans N À B*). — N° 13.68. 73. ont zept nuwv, correction naturelle.
” éoiuvav réminiscence du Ps. 54(55), 23 émipibov èrt xÜprov rhv HLÉPIHYAY cou. |
räcav, l’ensemble de nos soucis.
ériplbavres se rattache à l'impératif du v. 6. Il s’agit de se décharger de ses inquiétudes sur Dieu. La foi trouve en lui un appui constant et sûr. Notre fardeau est allégé par son amour et son aide continuelle. La croix est sans amertume, le travail sans dégoût.
ar péket (Luc 12,28). C’est lui qui s'occupe de vous comme un père qui prend soin de ses enfants, leur assure à chaque instant ce qui vaut le mieux.
Eumby dit : « ceci n’exclut pas l'emploi des meilleurs moyens pour assurer le succès. » Ce n’est pas bien certain. Ces textes, admirables de soumission, ne font pas autant de place à l'effort, à l'initiative. L’absolue confiance, la parfaite absence de soucis n'ont pas toujours leur complément dans des leçons d’énergie active. — Jésus parle de l’ouvrier fidèle et du serviteur qui fait valoir les talents. Il y a dans son enseignement les deux extrêmes et tout l’entre-deux. Pierre parle surtout de soumission. — Il est vrai qu'en temps de persécution, les avenues de l’activité se ferment et l'énergie se dépense à supporter. Mais l’orientation de l’épitre est caractéristique.
Soyez sobres, veillez; votre adversaire, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant quelqu'un à dévorer.
La confiance n’est pas la fausse sécurité : il faut jeûner, veiller. Ces 2 mots sont continuellement unis (1, 133 4,7; 1 Thess. s, 6).
vhbare. Soyez parfaitement sobres. —— Le jeûne chrétien a pour raison d’être et pour limite la maîtrise de soi.
1. Var. : On lit ott o avridtmos dans NcL 13.31. It. (q.) Ve. Syrutr Copt. Arm. Aeth. — On lit tva xaranuv dans NKLP, et xatarin dans À Vg. (quem devorel) Syrutr. — B omet rivz (que Westcott et Hort mettent en marge).
DE AT FA sr Let LR re ER RE NE LV Er: {LA n eu Die Re Pen
venyophoare (Luc 21, 34. 36). Veillez, les yeux ouverts, prêts à recevoir l'ennemi; soyez conscients de votre vie intérieure, préparés aux assauts, forts d'avance du secours de Dieu. « Vois ce qu'est cette vie, dit Luther, nous sommes dans le royaume du Diable. un pèlerin arrive dans une auberge pleine de brigands. il ne dormirait pas beaucoup... Tels nous sommes maintenant sur la terre... L'esprit mauvais ne dort pas. Rusé et méchant, il s’est proposé de nous attaquer, et sait par où nous prendre. »
à avtidinos (avec un ressouvenir du Satan de Job; mais le mot est pris dans son sens le plus général), substantif auquel dix£enes sert d’apposition (Winer, p. 292), terme technique pour désigner en justice l'adversaire. On lapplique souvent à Satan : votre adversaire, le Diable. —— Blass (p. 159) y voit un adjectif; mais la place d’avrièmes indique plutôt un substantif. 2i4£ehse suit sans article comme avriypioret (1 Jean 2, 18), et comme plus d’un de ces quasi noms propres. |
da6ohoç' s'associe bien à avrièmos. Le sens classique est « calomniateur » (Lucien, Ilept +55 pi palus rioreter Diaxbon). Dans les LXX, c’est Satan, l’ennemi de l’humanité (Sap. 2, 24); et ce mot continue à signifier lennemi, sans allusion au Diable (rm Chron: 21, 1; Esth. 7,4; 8 1); l'accusateur (Ps..108 (109) 5, cf. Nomb. 22, 32°). Dans le N. T., c’est partout un nom propre, saut dans les Pastorales (rime, tr; 2-lim/3,3; Tite 2553) où c’est en outre un adjectif (— qui calomnie).
repumaret Enrov (Job 1, 7 6 Gidbohoc Eurepimxzpsxc). Tout ce pase symbolise, en images familières et saisissantes, les entreprises : l'ennemi des âmes. Il est rusé, cherche à surprendre (Eph. 6
si
11). Il rôde, paraît s’en aller, puis revient. — Il profite des ténèbres (yeryosñsxre), il obscurcit l'intelligence et égare la volonté. — Il est fort (Mat. 12, 29; kéwy Apoc. 12, 12 Eywy Oouby
éyay. Luther : mit gross Macht und viel List). Dans l’'Apocalypse c’est un dragon, c’est le serpent ancien (12,9; 20,2); mais ces termes ne sont pas aussi populaires. — Il veut perdre. Il peut
. G. Roskoff, Geschichle des FEU 1809,.1,P/ 5, 01estÉxaNmtAE auutul,