Unzweifelhaft », L. cit., p
5. Voy. pour la réfutation détaillée, minutieuse, de cette hypothèse, Jülicher (J. f. P. Th., 1882, p. 538 et suiv. : Zur Lebensgeschichte des Titus Silvanus.
d’accréditer Silas comme porteur de la lettre, et messager de l’apôtre. — A la rigueur, à4 2. peut signifier que Silvain est aussi le secrétaire qui a écrit l’épitre en collaboration plus ou moins complète avec l’apôtre. Ce rôle de Silvain est vraisemblable. Ilest, en effet, une figure de premier plan : messager des Douze et compagnon de Paul, Jérusalem, Antioche, Philippes, Corinthe le connaissent. Il a pu rédiger, sous l'inspiration de Pierre, la missive que ce dernier adresse aux fidèles d’Asie-Mineure. (Cf. Eus. H. E. IV, 23, 11 Où KAmuevros ypagetoav. Zahn [Eïnleit, t. 2, p- 16] n’est pas loin de retrouver le même sens dans Act. 15, 23).
ruoroÙ adek905, un frère fidèle, un homme profondément consacré au service de Christ(Renan, Antechrist, p. 121). — buis se rattache à Éypxda non à rtotoÙ. — &s Acyilomat porte sur moroë, non sur à &ktywy. On témoigne de la fidélité d’un homme, non de la brièveté d’un écrit. —— Érasme y voit une allusion à une ancienne lettre envoyée par Silas («... si je me souviens bien »). —-Il ne faut pas presser ces mots. Ce n’est probablement qu’une formule de style épistolaire, une simple bienséance. Amyraut traduit : « qui vous est, comme je l’estime, fidèle en notre Seigneur. » Lumby appuie trop en y voyant l'expression d’une opinion mûrie (Rom. 8, 18). — Rien n'indique non plusun mouvement d’instinctive modestie de Silas qui, au moment d’écrire son éloge sous la dictée, ajouterait, comme en & parte, ws hoylCopat; et encore moins, comme suppose Jean Réville (Les origines.…., p.359), que « Sylvanus déclare écrire pour Pierre et se fait décerner un brevet de fidélité afin de bien établir que l’on peut avoir confiance en lui ». La formule en ce cas devrait être plus caractéristique.
à” &Mywv, expression de modestie courante dans ce temps et dans ce milieu. L’épitre aux Hébreux, à la fin d’un traité beaucoup plus long, dira : dix Bozyéwy (13, 22). — Zyoxba( Winer, p. 261)se dit comme scripsi de ce qu’on vient de terminer, lettre ou fragment de lettre (Philém. 21), et ye4ow de ce qu’on est en train d'écrire.
raparan@y indique le caractère même de l'écrit et lui assigne sa place. L’épitre est une « Paraclèse », destinée à édifier, à encourager, et exempte de polémique (Brückner). Voy. Schürer (t. 2, p. 577), sur cette littérature palestinienne, qui donne un
grand rôle à l'avertissement prophétique, aux révélations, et qui appuie là-dessus des appels, des consolations, devant la certitude des récompenses et des châtiments qui sont proches.
Iruusorvoüv se dit du témoignage rendu au sujet de quelque chose. Ce terme revient constamment dans les LXX et les pseudépigraphes. Et c’est le 2° caractère fondamental de l’épitre. Elle contient un enseignement positif. Elle est destinée à confirmer le message apostolique que l’évangéliste a apporté aux lecteurs. — Enseigner et édifier, iriuxozvoix et mapénAnox, sont toute la littérature religieuse du temps.
yäaew, grâce de Dieu manifestée dans l'Évangile. Ce n’est pas l’état de grâce dans lequel il faut persévérer; c’est la grâce ellemême (cf. Rom. 5,2 els 7h you rabrny ëv à écréxauev). Les fidèles ont besoin d’une pleine persuasion dans les persécutions qu’ils traversent. — Bengel pense que l'intention de l’auteur est de confirmer la prédication de Paul. L'école de Tubingue a reconnu ici la formule même de la conciliation entre Pierre et Paul, rédigée par un écrivain qui trahit naïvement ce desseint.
Mais Pierre ne fait pas allusion à un type particulier de doctrine. La « grâce de Dieu » est tout le contraire d’un système personnel : c’est l’afhrmation religieuse élémentaire, commune à tous les chrétiens. Pierre dit aux anciens païens ses lecteurs, que la religion chrétienne est vraie, à n’en pas douter. Ils ont recu cette grâce, il n’en faut point déchoir (Héb. 10, 35).
et; v. Souvent dans le N. T. &is a le sens de ëv. Tandis que certains dialectes prenaient à dans les deux sens et avec les deux cas de in, d'autre part sis se maintenait et absorbait iv. La langue populaire réduisait tout à sis et gardait l’accusatif?. Buttmann voudrait néanmoins retrouver l'idée d’un mouvement arrêté, et Usteri insiste sur l'entrée dans cette grâce.
srÿse ne peut être l'impératif. — Usteri est porté à préférer
1. Pierre confirmant la doctrine de Paul, la déclarant vraie (Schwegler, Das Nachapostolische Zeitalt., t. 2, p. 22).
2. Buttmann, p. 193; Blass, p. 120. Voy. pour des exemples : Egypt. Urk. d. Berlin. Mus,, BI. 2, p. 385, sis AXeavdostdv est: p- 423, ztvduvelgavtes etç Pxhassav; Kaïbel, Epig., 134, sis r0vBov Etua,
ee Ms De 247 ècrmxaze qui rendrait mieux compte de la forme sis #v; mais cette
forme ne présente pas de difficulté, et il ne s’agit pas de rappeler l’origine mais la certitude de la foi.
V,13. dondtera duäs n èv BabvAdn suvexdexth nai Mapuos © viée mou’.
L'Eglise élue qui est à Babylone, et Marc, mon fils, vous saluent.
asräkera, formule habituelle de salutation finale (Col. 4, 10.)
suyexhext. C’est, d’après Bengel, le femme de Pierre : Sic conjugem suam appellare videtur. Erat enim soror (1 Cor. 9, $) ef congruit mentio filit Marci. Mais l'expression « qui est à Babylone » n'est pas naturelle si l’auteur parle d’une seule personne qui est au même endroit que lui. Marc est un fils spirituel; l” « élue » fait penser à une relation du même ordre. Clém. d’Alex. (Adumbr.) paraphrase ainsi l’adresse de 2 Jean : Babyloniam quamdam electam nomine ; mais il ajoute : significet autem electionem ecclesiae sanctae. Il établit donc une relation entre 2 Jean r, et 1 P.5, 13, êt l'entend au sens figuré ?.
Et quelle est la femme de la part de qui semblable salutation pourrait s’envoyer ? D’où celle de Pierre aurait-elle pareil rang ? ? — Von Soden sous-entend 207094 plutôt qu'éxxhkncia qui n’est justifié, dit-il, ni par l’adresse ni par aucune analogie. Pourtant &xxhnotx, terme plus général, est beaucoup plus indiqué 5.
cet Crlimr, 2.178502 Tim tr, 2):
Baévrüw. S'agit-il de Babylone ou de Rome? Le texte permet les 2 solutions. Le langage figuré, suvexheuxrt, viés, rend très possible une expression symbolique. D'autre part on peut dire aussi que Môpros et Baévaüv:, termes précis, feraient pendant à viés et
1. Var.: Vg. (am. demid. harl.) Syrsch Arm. ajoutent exxAnota après
Babvkwvr.
2. Cf. 2 Jean, où il s’agit d’une Église v. 4. 6. 8. 10; Westcott, Comm. in the Ep. of John, ad. 1. ; Lightfoot, Clem. of Rome, 2, p. 491.
3. Daremberg et Saglio, Dict. des antig. Gr. et Rom. art. Ekklesia.