Eïnleilung, p. 312; Pfleiderer, Urchristenthum, p
0/4). WU Th,3873,0-405- . 9
4. L'Antechrist, p. 113. « Pierre... voulut-il, en faisant, si l’on peut s’exprimer ainsi, parler Jacques et Paul par la même bouche, montrer que les contradictions de ces deux apôtres n'étaient qu’apparentes » ?
Paraclèse et témoignage s’unissent intimément d’un bout à l’autre’. Tantôt l’auteut insiste plutôt sur la grâce même de l'Évangile, et cest le témoignage?, tantôt sur ses conséquences, et c’est la paraclèse; mais nulle part on ne peut distinguer d’une façon tranchée : le but incessant de l'ouvrage est d’édifier. |
Jülicher veut que le sujet unique de l’épitre soit.le vrai chrétien dans la souffrance. — Toute la lettre, dit-il, entend soutenir les lecteurs dans la persécution. » On ne peut spécifier à ce point. La pensée des souffrances est loin d’être la seule. Il s’agit de la grâce de l'Évangile plus que des circonstances que traversent les lecteurs et bien des conseils conviennent aux temps paisibles (voy. en particulier (3, 3-7; 4, 7-11; $, 1-6).
Enfin, et c’est un trait que Renan a relevé, la 1'° épitre de Pierre veut être, en raccourci, une théologie, un abrégé vivant de la pensée de son auteur. Tout l’indique : l’ampleur des formules, la grandeur et la variété des sujets, autorité réclamée. Il ne peut être question, à vrai dire d’une théologie, au sens propre, d’un « Petrinischer Lehrbecriff » original et tenant sa place entre l’enseignement de Paul et celui de Jean. Ce ne sont pas moins des notions très pures, très liées, formant une sorte de système ayant une physionomie propre, mais présenté sous forme oratoire, non : comme un traité dogmatique. Il n’y a presque pas de verset où l’on n'ait l’occasion de constater combien le but moral, le caractère pratique prédominent.
1. Voir l’épiître de Baruch (Apoc. de Bar., 84, 7) : « que cette épiître soit un témoignage », et 85, 6 « j'ai écrit ainsi à nos frères à Babylone pour leur attester ces mêmes choses ».