‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 87 sur 123 · Deissmann, Bibelstudien, p · texte numérisé non relu

Deissmann, Bibelstudien, p

3. Bibelstudien, p. 210 et suiv. Voy. entre autres, p. 210 : sou pveïav rotoÿpevos..… Toïs (eoïs evyaptotobv..…. rappnoiay.…… äctwtias… 4x0 Alos toi brepnod-

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L’épitre, intime avec la Bible grecque, en utilise donc les mots et les notions d’une manière libre et vivante.

Les premiers auteurs qui, au début du siècle, se sont occupés de théologie biblique ont vu dans l’épitre de Pierre une forme primitive des idées chrétiennes, et quelques-uns d'emblée ont mis en lumière son caractère paulinien.

Lorenz Bauer, Cludius, Baumgarten Crusius discernent parfaitement la dépendance à l’égard de Paul, le large universalisme. De Wette signale le ton hellénistique. L’épitre selon lui, flotte entre les écrits judéo-chrétiens et hellénistiques et se rattache plutôt aux seconds. Von Coelln y trouve par contre un ton palestinien, et classe l’épitre dans la famille judéo-chrétienne avec Matthieu, Marc, Jacques, Jude, la 2° de Pierre et l’Apocalypse. — Pour Mayerhoff, comme pour la plupart de ces critiques, l’idée centrale est l’espérance du salut à venir. Selon De Wette, c’est la grace.

On sait que Baur et l’école de Tubingue? voient dans notre épitre un écrit de conciliation : Pierre et Paul sont morts; l'Église a perdu de vue les causes mêmes des querelles. On fait tenir à l’un de ces grands apôtres le langage de l’autre. C'est l’œuvre d’un paulinisme tardif se faisant recommander aux judéo-chrétiens par Pierre lui-même. La ressemblance du style et des idées avec celles de Paul, l’utilisation de ses épitres reste le grand argument. — Dans le même ordre d'idées Kôstlin parle de l’éclectisme avec lequel l’auteur puise dans Paul, Jacques et l’épitre aux

1. L. Bauer, Bibl. Theol. des N. T., 1800. — Cludius, Uransichlen des Christenthums, 1808. — Baumgarten-Crusius, Grundsaelze der Bibl. Theol., 1828. — De Wette, Biblische Dogmatik, 1831, p. 203. — Von Coelln, Bibl. Theol., 1836. Cf. Schleiermacher, Eïnl. in. d. N. T., Sümmil. Werke, t. 8, 1845. — Mayerhoff, Hist. Krit. Einl. in d. Petrin. Schriften, 1835; cf. Usteri, Entwick. d. Paulin. Lehrb., 1834.

2. Baur, Paulus, 18453 N. T. Theol., 1864 ; Kôstlin, Der Lehrbegriff des Evang. u. d. Brief. d. Johann, 1843, p. 472-481; Schwegler, Nachap. Zeit, 1846, t. 2, p.4 et Suiv.

Hébreux, combinant, adoucissant, formant un ensemble caractéristique, un chaînon entre Paul et Jean. Schwegler y reconnaît un mélange de judéo-christianisme et d’universalisme, un écrit paulinien sans le paulinisme essentiel.

Parallèlement, une théologie plus attachée à la tradition cherche à maintenir le caractère apostolique et original de lépitre. B. Weiss‘ écrit tout un livre sur la « Doctrine de Pierre », qui constitue, à ses yeux, la forme première de la pensée chrétienne primitive ; mais il n’arrive pas à construire ce système, ce Lehrbegriff. Il relève des tendances, des points de vue essentiels, sans idée centrale, sans lien organique. Schmid? insiste sur le caractère judéo-chrétien primitif : Jacques et Pierre formant un groupe plus voisin de l'A. T. dont Paul et Jean s’éloignent davantage. La notion fondamentale serait l’accomplissement du salut (1, 10-12) = Pour Lechler et Bonifas3, toute la question est de préciser le type d'enseignement que Pierre représente. Ils retrouvent l’apôtre dans l’épitre, et l’unité de l’enseignement apostolique les intéresse plus que les nuances spéciales de l'écrit. Ils caractérisent Pierre par rapport à Jacques, Paul et Jean, et insistent sur la manière dont les deux alliances s'unissent dans sa piété avant de se fonder dans son enseignement. — Hofmann et Schott+ cherchent à préciser la pensée de l’apôtre : mais à l’aide des textes ils construisent leur propre système dans un esprit d'école. —

1. B. Weiss, d. Petrinische Lehrbeoriff, 1855. Cet ouvrage est divisé en s parties dans lesquelles viennent se caser, d’une façon complète, mais sans former un système, les notions de lépitre, les rapprochements auxquels ces notions prêtent (1° l’apôtre de l’espérance; 20 l’apôtre de la circoncision; 3° l’apôtre de J -C.; 40 l'Ancien (der Mitälteste); 5° Pierre et Paul).

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