‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 88 sur 123 · Schmid, Bibl. Theol. d. N. T · texte numérisé non relu

Schmid, Bibl. Theol. d. N. T

3. Lechler, Das ap. u. Nachap. Zeitaller, 1851, t. 1, p. 143-147 accentue le caractère primitif. Pierre, juif d’origine, témoin oculaire, fond les notions de l'A. T. et les vérités évangéliques d’une manière si libre, si vivante, que ce serait une énigme insoluble si l’auteur n’était réellement ce qu’il dit être. — Bonifas (Unité de l’enseignement apostolique) parle de cette « œuvre originale et puissante, empreinte d'une individualité fortement accentuée où il est facile de retrouver l’apôtre Pierre tel qu’il apparaît dans l’histoire ».

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Huther' signale deux traits essentiels : dépendance à l’égard de Paul, prédominance de l’espérance chrétienne. — Beck? retrouve d’une façon éminente le sentiment de la puissance de l'Évangile et ses thèses favorites sur le dynamisme de la foi. Sieffert5 estime que l’épitre développe les notions contenues dans les discours des Actes, et subit l’influence de Paul. — Bovont dira que Pierre est l’apôtre de l'espérance, préoccupé de la réalisation de la promesse, ce qui l’amène à mettre en relief la personne de l’œuvre rédemptrice du Seigneur. Beyschlag ÿ admet des allusions aux idées pauliniennes; mais sans influence sur les idées et le style de Pierre dont l'écrit exprime avec force le message apostolique primitif, et ramène le salut à J.-C. plus que ne fait Jacques. La christologie est plus simple que chez Paul, les Hébreux et Jean. Dans le sens de B. Weiss, Scharfef n’admettant pas l'influence de Paul a cru discerner un « courant pétrinien » dans la littérature apostolique. L'Évangile de Marc aurait pour auteur Pierre à travers Marc; les discours des Actes, Pierre à travers Luc; l’épître enfin, authentique, et d’une originalité de premier ordre, permettrait de systématiser l’enseignement de l’apôtre. Les trois écrits auraientcomme caractères communs, une langue imagée, reconnaissable à travers les styles divers des écrivains, et un enseignement nettement primitif. D'autre part des critiques plus rigoureux ont cherché à faire droit aux éléments assez différents dont la présence a été constatée, Ritschl? classe l’épitre parmi les écrits du N.T. dont lauteur est plus près que Paul de l’ordre d'idées de l’Église primitive. Reuss® y voit un écrit palestinien, avec une série de formules

3. Jabrb. d. Th., 1875, p. 371: Uber d. Heilsbedeutung. d. Leid. u. Sterb. Christi nach d. 1 Br.d. Petr., et Real Encycl. de Herzog, 1883.

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