‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 89 sur 123 · Bovon, Théol. du N. T., 1893, t. 1, p · texte numérisé non relu

Bovon, Théol. du N. T., 1893, t. 1, p

s. Beyschlag, N. T. Theol., 1891, t. 1, p.,388.

6. Scharfe, die Petrinische Strômung der N. T. Literatur, 1893.

7. Ritschl, Entstehung der altkatholischen Kirche, 1857, p. 116 et Rechtf. u. Versôhn., 1874,t. 2,p. 212; cf. Thiersch, die Kirche im aposlolischen Zeitaller, 1852.

8. Ed. Reuss, Histoire de la théolopie chrétienne au temps apostolique, 1864, t. 2, p. 291 à 305.

rappelant l’enseignement de l’apôtre des gentils ; mais sans la justification par la foi, donc sans le mysticisme paulinien. Brückner se place au même point de vue, nie qu'il y ait une « Doctrine de Pierre » et estime comme de Wette que c’est la grâce, non l’espérance qui domine l’épitre. — Sabatier? relève le caractère pratique des exhortations et s’attache à marquer « les deux pôles entre lesquels se meuvent toutes les pensées de notre auteur. D’un côté, dit-il, c’est l'espérance chrétienne; de l’autre, la nécessité de se sanctifier 5... Sous une couleur générale très paulinienne se révèle une conception très différente. Vous n’y trouverez pas la théorie de la justification par la foi au sens de l’épitre aux Romains. La notion de la foi s’y rapproche beaucoup plus de celle de Jacques +... » Pour Mangold;, ce n’est pas un document de conciliation puisque il n’est pas parlé de la justification par la foi dans les idées propres à l’épitre, c’est bien la plus ancienne conception du christianisme qui est exprimée 6. Hatch7 y voit « probablement une transcription fidèle de la prédication apostolique primitive ».

Enfin les critiques qui aujourd’hui, à des degrés divers, héritent de l’école de Tubingue, accentuent le caractère deutéro-paulinien de l’épitre. Von Soden* cherche à préciser ce qu’elle garde d’original. Jülicher?, Schmiedel ° n’y trouvent guère autre chose que du paulinisme. — Renan dira : « Pierre, que nous avons toujours vu tenir dans les controverses apostoliques une position assez

2. Encyclopédie des sciences théologiques, art. Pierre, p. 619, 621. D Po Glies je CP

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s. Bleek-Mangold, Finleit. in das N. T., 1875, p. 667.

Fulliquet dira de même que « la bte de Pierre s’efface presque complètement au point de vue de la pensée, devant l’expression de la conviction commune des disciples. Au reste, point de système, pas de faculté dialectique ni de logique dans la pensée, et pas assez d’analyse de soi-même ». (La pensée religieuse.…, p. 229, n. 1).

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