‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 97 sur 123 · De Reswrr. carn. 39. De Pudic · texte numérisé non relu

De Reswrr. carn. 39. De Pudic

2. La même suscription se retrouve dans Cyprien, Testim. 3, 36. 37. 39; Cod. Fuld.: ad gentes.

3. Zahn. N. T. Kanon, I, 304; Kutter, Clemens Alexandrinus und das N.T.,

Pierre écrit cette épitre avant que Paul ait écrit les siennes. Il ébauche la langue et les formules de la pensée chrétienne que le grand apôtre portera à une hauteur incomparable. Ce point de vue a été maintenu comme une hypothèse plausible par Fronmüller, et franchement par Kühl. Les autres partisans de l’authenticité pure et simple sont, ou des auteurs enclins aux solutions traditionnelles comme Hofmann et l’école d’Erlangen (Schott en particulier), comme Steiger, Wiesinger, J.-T. Beck, Huther, Salmon ou des esprits indépendants, de caractères très divers, à qui les objections ne semblent pas assez fortes pour rompre avec le point de vue traditionnel, et qui les expliquent par la théologie inférieure de Pierre et ses tendances surtout pratiques. Aïnsi Schleiermacher' et Renan°. Ce dernier d’ailleurs apporte des atténuations à la stricte authenticité : il parle du secrétaire dont Pierre s’est servi.

Un deuxième groupe estime que l’authenticité absolue ne peut se défendre, à cause des imitations excessives, de l’enseignement composite et de la langue. Frappés pourtant par le caractère primitif de l’épitre, par la sève vivante dont elle déborde, ils cherchent à sauvegarder l’authenticité du fond, et attribuent à Pierre l’inspiration générale, peut-être même les matériaux essentiels, en donnant une part prépondérante dans la rédaction à ce secrétaire dont parle Renan. Ils attribuent généralement ce rôle à Silvain, et trouvent naturel qu’un disciple de Paul ait revêtu des expressions de son maître les effusions pieuses d’un autre. Jérôme supposait déjà que Pierre avait écrit en hébreu, ‘et que Marc ou Silvain l'avaient traduit; mais il ne peut être question de traduction pour un écrit dont la langue n’en présente point de traces, et ne cite l’'A..T. que d’après les LXX. Eichhorn (1818) pense d’après Semler, que Pierre a fait écrire l’épitre par un disciple de Paul, Marc ou Silas. Et cette hypothèse, « Pierre par Silas », sera

1. Einl. in d. N.T., Sümmitl. Werke, VII, 1845. 2. L'Antechrist, p. 112: « Marc, selon son habitude, servit de secrétaire à

Pierre ».

3. Ep. 150 ad Hedib. quaest, 11. Cf. Bleek, Einl. in d. N. T., 1875 (Bleek-

Mangold). A. Sabatier, art. Pierre, dans l'Encyclopédie des Sciences religieuses,

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