‹ La Première Épître de l’Apôtre Pierre CommentaireChapitre 99 sur 123 · Chronologie, p · texte numérisé non relu

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de la Diaspora. Il avait reçu une culture hellénistique. Converti au christianisme, il était devenu l’un des prophètes de l’Église de Jérusalem (Act. 15, 22).

On peut en conclure qu’au temps où il était juif, il ressemblait sans doute à ces Agadistes, prédicateurs populaires, qui lisent, commentent les. prophètes, passionnent les foules' avec leur conviction ardente, leur imagination vive, leur don d’improvisation ?.

Ils tiennent peu aux cérémonies extérieures’. Ils appliquent au Messie en toute liberté+ les versets des prophètes. Ils insistent sur le sens intime et moral, et on ne leur demande que de ne pas être en contradiction avec la loi proprement dite 5. Une partie de leur emploi est de communiquer des doctrines secrètes 6, développant les germes bibliques’, créant des paraboles, des sentences, source inépuisable d’enseignement et de consolation.

Devenu chrétien, Silvain a l’esprit de prophétie, ses pensées s’orientent vers l'avenir, l'espérance est le centre de ses préoccupations, la « paraclèse » reste le but de ses discours.

Il est compagnon de Paul, uni à l’apôtre par la communauté des travaux et des souffrances. Paul « choisit Silas » (Act. 15,40) pour le suivre dans son deuxième grand voyage missionnaire à travers la Syrie et la Cilicie, à Philippes, à Thessalonique, à Bérée, à Corinthe. Silvain est près de lui au moment où il écrit les épitres aux Thessaloniciens. Il peut lui avoir servi de secrétaire et s'être assimilé sa manière de penser, de parler, d'écrire.

Il connaît Jacques. Il a subi son influence à Jérusalem. Il apprécie ses fortes maximes, son langage figuré et sententieux.

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