‹ La premiére histoire en date de Jeanne d'ArcChapitre 33 sur 104 · LUI · texte numérisé non relu

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Au reste, ces juges prétendus, aveuglez de passion et de la haine extrême qu'ils porloient h la Pucelle, n'ont pu cognoistre si ces révélations et apparitions venoient de Dieu. Et attendu qu'elles sont occultes et incognues aux hommes, chose qu'ils ne pouvoient ignorer, ils dévoient suspendre leur jugement et ne les pas détorquer en mauvaise part, ains réserver cela à Dieu seul qui cognoist les choses secrètes. Et n'y a personne quelconque en lerre qui en puisse certainement juger, parce que Dieu seul cognoist les choses occultes. Gap. si omnia, 6 quœst. Gap. erubescant cum sua Glossa, 32 dist. etc. ISam de occuUis Ecclesia non judicat. Gap. sicut tuis, in fine, de Simonia. Et in occultis Ecclesise judicium sœpe fallere et falli potest. Gap. a nobis, 28. De sententia excommunicationis cum sua glossa, etc.

Qu'il soit véritable que les révélations et apparitions de la Pucelle proviennent des bons anges et qu'on le doibt ainsi tenir moralement par toute sorte de présomption et pieuse conjecture, les raisons suivantes le démonstrent. Gar, premièrement, cette fille estoit vierge, et, ayant esté visitée, a esté trouvée telle par plusieurs nobles matrones, etc. Or estil qu'en une vierge innocente et pure et très agréable à Dieu, l'inspiration du Saint-Esprit est convenable comme estant le temple de Dieu, ainsi que le dit saint Ambroise : can. tolerabitius 32, quœst. 5. Secondement, pour ce qu'elle estoit humble et simple, ainsi qu'on recognoit par toutes ses responses. Et d'ailleurs n'a jamais recherché les honneurs mondains, mais seulement le salut de son ame. Or, est-il que la virginité et humilité jointes ensemble, sont louées avec admiration. Gan. Haecdiximns, 30, dist. Et super his requiescit spiritus Domini.

En troisiesmc lieu, celte fille a toujours esté d'une vie louable, honneste et grandement adonne'e à la piété, secourant les pauvres, gardant les jeusnes de l'Eglise, fréquentant les sacrements, assistant au service divin, et allant souvente fois à confesse et à la sainte communion. Donc, comme telle est digne des apparitions et visions des anges de lumière, etc.

En quatriesme lieu, le principal indice et marque des bons anges est qu'ils suadent et invitent tousjours aux bonnes œuvres et actions vertueuses, comme ont fait ceux qui ont apparu à la Pucelle, l'excitans à fréquenter l'église, à se confesser souvent, à se bien gouverner, à garder sa virginité tant corporelle que spirituelle, et que par ce moïen elle obtiendrait la vie éternelle. Toutes lesquelles choses sont des signes et marques des esprits de lumière : Nostre Seigneur ayant laissé pour règle cette sentence qu'on les cognoissoit par leurs œuvres et par leurs fruits. Faut adjouster qu'à l'arrivée de ces visions et apparitions elle faisait le signe de la croix, et que ces esprits ne disparaissoient pas, comme font les démons desquels est fait mention au canon Postea signatur, de consecr. Item, que saint Michel ayant apparu à cette fille avec une lumière, elle fut espouvantée de premier abord; mais qu'à son départ, il la laissa grandement consolée, ce qui est le signe d'un bon ange, ainsi que nous lisons en lEscriture de l'ange qui apparut à la Bienheureuse Vierge et à plusieurs autres saints personnages, chose notoire à tout le monde. Et cette fille a déposé tout cela, comme pareillement que ces esprits parloient à elle intelligiblement d'un sens clair et net ; oîi au contraire le malin esprit parle obscurément, par énigmes, afin que par telles obscuritez il puisse retenir son autorité et crédit à l'endroit de ceux qu'il a mis à sa chaisne. Cap. sciendum, 26, quœst. 4. Et cela est véritable.

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Cinquiesnicmcnl, le signe indubitable des anges de lumière est que la Pucelie est moFte catholiquement et religieusement, car elle receut les sacremens de pénitence et de l'Eucharislie avec une grande ferveur, dévotion et résignation à la volonté de Dieu et effusion de larmes. Et estant au milieu des flammes, elle proféroit'hautement et intelligiblement le nom glorieux de nostre Sauveur Jesu Christ, de saint Michel, etc. Au contraire, les esprits malins précipitent ceux qu'ils ont tirez à leur parti, en enfer, ainsi que tesmoigne saint Augustin, donnant l'exemple de Saùl qui adora le diable sous la forme de Samuel qu'une sorcière fit représenter. Can. nec mirum, 26, quœst. 5, etc.

Le sixiesme signe des esprits de lumière fort notable est que la Pucelie a certainement prédit la vérité de plusieurs choses, lesquelles ont eu une issue et effet miraculeux. Car peut-il estre chose plus véritable que ce qu'elle a prédit au temps où il n'y avoit aucune apparence, et lorsque tout succédoit au désir du Roy d'Angleterre, et qu'il estoit beaucoup plus puissant en forces et en armes que le Roy de France, et que la plus grande partie du royaume lui obéissoit, et que tout sembloit conspirer contre Sa Majesté (Charles VII), sçavoir qu'elle feroit lever le siège d'Orléans, qu'elle mèneroitle Roy à Rheims pour estre sacré et couronné, et que le Roy de France recouvreroit son royaume et en chasseroit du tout les Anglois, etc. Ce qui doibt vrayment estre attribué à un miracle, attendu la grande puissance et multitude des ennemis, et le peu de gens que la Pucelie avoit, quand elle fit lever le siège d'Orléans, etc.

Que telles et si notables véritez énoncées par cette fille ne peuvent provenir des esprits malins, mais de Dieu qui seul

cognoist les choses futures, Nostre-Seigneur ayant dit : « Ce n'est pas à vous de cognoistre les temps à venir, mais seulement à ceux auxquels mon Père les voudra révéler ». Et ailleurs : « Dites-nous les choses qui doibvent advenir, et nous vous dirons que vous estes dieux. » Et comme saint Bernard asseure que le plus grand miracle de Jésu Christ est d'avoir sousmis le monde universel sous la loy évangélique par le moïen de bien peu de personnes pauvres, idiotes, simples, ainsi que Ilostiensis et Joannes Andréas rapportent, cap. venerabilis, de prxbendis ; au cas semblable, on peut dire que c'est un très grand miracle qu'une simple fille âgée de dix-huit ans, ne sçachant lire ni escrire, ni [ce] que c'estoit des armes et de la guerre, issue de pauvres parents et de bas lieu, au temps que le royaume de France estoit tout désolé, et que humainement tout sembloit désespéré, néantmoins aye relevé le courage de tous les Françoys, et par sa valeur invincible a débellé les ennemis de la France, remis en l'obéissance du Roy sans aucun carnage ni voye d'hostilité les villes qu'ils avoient occupées. Effet qui ne peut provenir d'ailleurs que de la main toute-puissante de Dieu et des anges de lumière, etc.

Au reste ne peut estre blasmée mais [doibt estre] grandement louée de s'estre meslée aux affaires de la guerre pour secourir son Roy et sa patrie ; veu que la guerre estoit très juste et méritoire, ayant toutes les conditions d'une juste guerre dont il est parlé au canon si nulla, î23, quœst. 8, et en plusieurs autres canons et auteurs alléguez en preuve. Et tout ce que la Pucelle a fait a esté par privilesge et commandement spécial de Dieu, au nom duquel elle a premièrement sommé les Anglois de se retirer en leur païs et laisser le Roy de France [possesseur] paisible de son royaume. Or est-il que ceux qui sont gouvernez de l'Esprit de Dieu ne sont subjects a la loy commune. C'est pourquoy Abraham a esté excusé d'homicide, entreprenant d'immoler son fils ; comme pareillement Samson, etc. Cap. Gaudemus,de divorliis. Cap. licet, de Regularibus, etc.

Bien davantage : supposant ce qui est faulx, S(;avoir que les révélations de cette fille provinssent de quelques mauvais esprits et qu'elle en eust esté déceu par erreur, si est-ce toutes fois qu'elle debvroit estre excusée pour ce qu'elle a cru que c'estoient de bons esprits qui lui apparaissoient en forme d'anges de lumière, sçavoir saint Michel, saintes (Catherine et Marguerite, comme tels les a adorez : et pour cela ne debvroit estre tenue idolâtre. XXIX, quxst. 1, verbo aliter, etiam hoc pî'obatur,eia.; veu mesme qu'elle s'est sousmise au jugement de l'Eglise.

Quant à ce qu'ils la veulent rendre criminelle pour avoir porté un habillement d'homme contre les canons, Can.si qua millier, XXX dist., etc., cela n'est d'aucune considération veu la fin et les circonstances des choses que la Pucelle debvoit exéquuter par le commandement de Dieu et les raisons qui ensuivent.

Premièrement, pour ce qu'elle estoit envoyée de Dieu. Or est-il que où l'esprit de Dieu habite, là est la liberté, Can. licet, de Regularibus. En second lieu, les canons alléguez par les parties adverses et tous les docteurs parlent de femmes qui changent d'habillement pour assouvir leur lubricité. Mais la Pucelle a pris cet habitpour l'éviter et empescher que les hommes la voyans habillée en femme, ne fussent provoquez à concupiscence charnelle. Davantage : c'a esté pour conserver sa virginité, conversant parmi les hommes, et, moïennant cet habit, estant prisonnière au chasteau de Rouen, elle empescha que les Anglais ne la violassent, ainsi qu'il apparaist par preuves légitimes. Donc à Dieu ne plaise que les choses que nous faisons pour un bien nous soient imputez à coulpe. Can. de occidendis, quœst. 5.

En troisiesinc lieu, il est constant que cette fille a souventes fois promis de prendre un habillement de femme, pourveu qu'elle eust à vivre et demeurer parmi des femmes ou qu'elle fust aux prisons ecclésiastiques, ou ailleurs qu'entre ses ennemis. De plus, elle l'a pris de fait pour obéir au jugement prétendu de ses ennemis, et ne l'a quitté que par nécessité et par la malice et tromperie de ses ennemis, et pour empescher qu'on ne la violast, ainsi qu'il a été dit aux articles vingt-six, vingt-sept.

Il n'est pas véritable qu'elle ait jamais postposé d'oui'r la messe à cet habit viril qu'elle portoit: au contraire, il est très véritable qu'elle a demandé souveriles fois et instamment d'entendre la messe et recepvoir la sainte communion, et qu'on lui donnast un habillement de femme à la façon d'une fille de bourgeois. Que si l'on repart qu'elle a dit avoir juré k son Roy de ne point quitter l'habit viril, il faut présumer : attendu le commandement qu'elle avoitdeDieu de porter cet habillement; qu'elle n'esloit subjecte à la loy commune de porter un habillement de femme, ainsi qu'il a esté remarqué en un précédent article. Et n'est pas merveille si elle s'est trouvée en perplexité sur l'option qu'on lui a faite de prendre une robe de femme pour aller à la messe, conférant le commandement exprès qu'elle tenoit avoir de Dieu de porter l'habillement d'homme, avec cette permission qu'on lui donnoit d'entendre la messe. Car encore qu'elle desiroit ardemment d'ouyr la messe, si est-ce qu'elle craignoit de contrevenir au commandement de Dieu qu'elle avoit de porter cet habit viril, veu le péril où elle s'exposoit, estant tousjours parmi lesAngloisqui s'esloient mainte fois efforcez de la violer.

Que pour avoir repris Ihabillement d'homme l'on n'adula condamner, ni mesme la qualifier relapse, veu qu'elle a repris

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cet habit par fraude, malice, violence et nécessité que ses ennemis lui ont imposée, tant pour conserver sa virginité que pour autres causes cy-devant alléguées.

Ouant au blasme qu'ils veulent lui imputer de s'en estre allée sans le congé de ses parents, etc., on respond qu'elle s'en est confessée sacramentellement et en a demandé pardon à ses parents qui le lui ont donné. Et conséquemment on ne lui doibt [point] objecter cela,veu la pénitence qu'elle a faite et le pardon qu'elle a obtenu.

Pour le regard de ce qu'ils l'accusent d'avoir mis le nom de Jésus aux lettres par lesquelles elle donnoit charge de faire du mal [aux ennemis], comme celle qu'elle écrivit aux Anglois, etc., elle respond qu'elle n'a fait ni commis aucun péché en cela, joint quec'estoit en guerre ouverte et juste où tout se doibt faire et exéquuter en nom de Xostre-Seigneur.

Au reste, n'est-ce pas chose frivole l'accuser d'avoir sauté du haut d'une tour par désespoir, etc. Car, ainsi qu'elle a fort pertinemment respondu, ce saut n'a point esté par désespoir ou par aucune meschanceté, mais sous l'espérance de se pouvoir sauver et d'aller secourir ceux de Compiègne. Et sert à ce propos le canon de saint Grégoire, Nervi testiculorum, § est tamen.

Quant à ceux qui l'accusent d'avoir menti, disant qu'un ange estoit venu du ciel apporter une précieuse couronne à son Roy et lui avoit fait la révérence, fléchissant le genou, etc., on respond : ores qu'il ne soit jamais licite de mentir,

toutes fois il est permis de respondre prudemment, feignant et desguisant quelque chose pour en temps et lieu celer la vérité. Donc, puisque le nom d'ange est un nom d'office et ne signifie autre chose que messager, d'où vient que l'Escriture dit : Voici, f envoie mon ange, etc., parlant à saint Jean-Baptiste, pour cette cause, la Pucelle discourant des choses à quoy Dieu l'avoit destinée, a pu feindre qu'elle estoit un ange ou messagère apportant à son Roy une couronne, c'est-à-dire une palme de victoire figurée par cette couronne : et en cela n'a point menti, mais parlé prudemment. Et mesme a pu dire que cet ange estoit saint Michel, parce que saint Michel l'instruisant de ce qu'elle avoit à faire, elle lui pouvoit attribuer ce qu'elle faisoit suivant la règle : Qui fait quelque chose par autrui est estimé le faire lui-mesme, etc.

Mais, disent-ils, elle a maintenu qu'elle estoit certaine et croyoit fermement qu'elle seroit sauvée, etc. Cela n'a aucune absurdité, pourveu que tout ce qu'elle a dit soit assemblé comme est [ceci], qu'elle gardast bien ce qu'elle avoit promis à Dieu, sçavoir son serment et sa virginité tant corporelle que spirituelle. Au reste, celui-là garde sa virginité spirituelle qui ne pèche point. Can. si enim inquit, de consecr., dist.^. N'est-il pas dit : « Oui persévérera jusques à la fin sera sauvé» ? En saint Mathieu, 10.

Quant à ce qu'elle a dit sçavoir les choses futures et qu'elle seroit délivrée de prison, et qu'on prétend qu'elle a menti, etc., il ne sefautesbahirsi elle a pris et interprété cette délivrance de prison d'un autre sens que ses voix ne l'entendaient, sçavoir de la délivrance de la prison de cette vie par la mort qu'elle debvoit souffrir, lui ayant esté prédit qu'elle souffriroit martyre et qu'elle seroit sauvée. En quoy elles lui ont dit la vérité. Davantage : c'est chose notoire que tous ceux que Dieu a douez de l'esprit de prophétie n'ont pas tousjours parlé

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prophétiquement et véritablement, ainsi que saint Grégoire remarque sur Ezéchiel, allégué au canon potest discu7'sus, I in prophétise vlrlule, de consecr . dist. 2.

C'est encore faulsementet à tort qu'elle est blasmée d'avoir dit que saintes Catherine et Marguerite aymoient les Françoys et haïssoient les Anglois. Car elle a respondu véritablement qu'elles aymoient ce que Dieu ayme, et qu'elles haïssoient ce qu'il hait, et qu'elle n'entendoit parler de leur ame, mais de ce que les Anglois seroient exterminez de la France.

Aussi n'a-t-elle jamais dit n'avoir eu ou qu'elle n'avoit aucun péché, mais bien ne passçavoir si elle avoit péché mortellement. « Et à Dieu ne plaise qu'elle aye onques fait ou fasse quelque chose pour laquelle son ame soit chargée! m Qu'eussent-ils pu dire si elle eust péché sans avoir "lait une digne pénitence? Bref, elle n'a point péché en toutes ces choses, et est grandement excusable, ayant parlé et respondu pertinement en questions si ardues et difficiles selon sa capacité.

C'est encore faulsementet malilieusement qu'ils ont publié qu'elle ne s'estoit voulu sousmettreà l'Eglise, ni pareillement aussi ses faits et dits : veu que le contraire apparoist par son procez, sçavoir qu'elle s'est sousmise à l'Eglise et au Pape. Et posé qu'elle ne l'eust fait, elle seroit excusable pour plusieurs raisons. Premièrement, attendu qu'elle estoit régie de l'Esprit de Dieu par révélations, suivant une loy ou privilège particulier qui i'exemptoit de la loy commune et générale, cap. gaudemus, de divortiis, etc. ; cap. licel de Regiilaribus. Et en cela elle a suivi l'Eglise. ^Voyez l'Advertissement sur la séance quatriesme du livre second.]

PUOCES DE REVISION ET REHABILITATION 205

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Secondement, posé que ce fust chose doubteuse que ses révélations et inspirations proviennent des bons ou mauvais esprits, cela estant incognu aux hommes et cognu à Uieu seul, l'Eglise n'en peut rien ordonner, can. Eriibescanl, 32 dist.; et capil. sicut tuis ; et cap. tua nos, de simonia. Au contraire, elle en laisse à Dieu seul le jugement, cap. Inquisitionis de sententia excommunicat . , etc. Donc, la Pucelle ayant suivi ses révélations, elle n'a point erré.

D'ailleurs c'estoit une jeune fille simple, vierge et ignorante, destituée de conseil, laquelle ne pouvoit entendre suffisamment ce que vouloit dire ce mot d'Eglise : ce qui est nianifeste par le procez auquel [elle] est rapportée avoir dit qu'elle ne mettoit aucune difi^érence entre l'Église triomphante et militante, entre les saints bienheureux et l'Eglise, et autres choses semblables que plusieurs tesmoins confirment par leurs dépositions. Car quand on lui proposa premièrement qu'elle eust àse sousmettre à l'Eglise, ne sçachant pas ce que [cela] vouloit dire etjusques où il s'entendoit, elle flotta en quelques irrésolutions ; mais après qu'elle eust bien entendu ce que c'estoit, elle s'y est toujours sousmise et partant est excusable.

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