V. r.AUCIION, EVKQUE DE BEAUVAIS
pris dans un temps que le Concile était général et légitime, de l'aveu de ceux qui lui sont le plus opposés. (Fleury, Histoire de l'Eglise, t. XV. livre 10G«. n» 136.)
On voit le parti que Pierre Cauchon put tirer du texte de ce décret. Praticien consommé en fait de chicane, et connaissant à fond la matière du droit canon, il dut embarrasser singulièrement son adversaire, s'il se mit à discuter avec lui à l'effet de ne rien payer. « Hier, c'est vrai, j'étais débiteur de la cour romaine, dut-il lui dire ; aujourd'hui, 10 juin, je ne le suis plus. » Et, sans doute, il fit ses visites de congé et ses préparatifs de départ.
Nous nous permettons de soumettre ces considérations aux lecteurs que ne rebutent pas les menues questions. Inutile d'insister sur ce point, qu'il n'existe aucun rapport entre la condamnation de la Pucelle et l'excommunication de son juge. L'une est de 1431, l'autre de 1434 nu 1435 Ce ne sont pas non plus des pères du Concile de B;i le qui fulminent l'excommunicalion : c'est un représentant fiscal de la cour de Uome, qui avise l'évéque de l'excommunication encourue, à propos dune dette dans laquelle le procès de Rouen n'est pour rien. A fortiori celle excommunication fut-elle étrangère aux idées plus ou moins orthodoxes que l'iei're Cauchon professait sur la matière de l'Eglise. Après les détails dans lesquels nous sommes entré, il nous semble que les questions posées sont suffisamment éclaircies.