‹ La premiére histoire en date de Jeanne d'ArcChapitre 79 sur 104 · De M. Gabriel Monod · texte numérisé non relu

De M. Gabriel Monod

Le fidèle Achate de M. A. France, M. Gabriel Monod, s'est prudemment retranché derrière une de ces généralités vagues, imprécises, qui prouvent tout et qui ne prouvent rien, et il n'a eu garde d'en sortir.

Pour un professeur du Collège de France, c'est trop de timidité.

Il persiste néanmoins à refuser toute autorité, toute créance aux enquêtes de la réhabilitation pour la raison que voici. Les témoins n'ont déposé que vingt-cinq ans après les événements. Or, « dans vingt-cinq ans, les souvenirs ont le temps de se bi'ouiller, de subir toutes les cristallisations, les superpositions, et les déformations possibles ». {Revue citée, p. 416.)

C'est là une excellente majeure, une parfaite moitié de raisonnement ; mais on n"en peut rien conclure sans l'autre moitié.

Il eût fallu que M. G. Monod pût ajouter :

Ue fait, les dépositions de 1456 ont subi des cristallisations et déformations dont voici la preuve.

M. le professeur du Collège de France n'a pas énoncé cette mineure, probablement parce qu'il se sentait hors d'état d'en fournir la preuve. Tant qu'à la pla<;e de ces deux choses il ne mettra

que (lu verbiage, les enquêtes qu'il voudrait réduire en poudre continueront à se porter mieux que jamais'.

En [sera-t-il de même lorsque son alter ego, M. A. France, aura démasqué ses batteries et fait feu de toutes pièces....?

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