‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 101 sur 135 · I. AHAN'HON DK LA nKLOrQUE '2(j · texte numérisé non relu

I. AHAN'HON DK LA nKLOrQUE '2(j

ils ponrraionl nous faire liion du mal oi catisoi- dos troiililos auxquels il ne serait jias l'acilo de porter obstacle'. >•

Voilà ce (|ue pensaient les Auiiachiens, ce (pTaui-ait dû savoii' Luckner, au lieu do croire et de dire qu'il n'était point en forces i)Our marcher et que la l>elgique ne se remuait point ou notre faveur'. Encore que les espérances qu'on avait fondées à Paris sur cette révolution fussent sans doute exagérées, elles n'étaient pas entièrement vaines, comme on vient de le voir, et il y a lieu de supposer, il existe de fortes pn'somptions pour supposer qu'un général jdus audacieux eût ol)tenu sous ce rapport d'autres résultats. Il semble évident que cette révolution ne pouvait éclater sans que nous lui donnassions la facilité de se produire, qu'elle pouvait suivre immédiatement notre marche victorieuse, mais non la précéder. Après l'écrasement du soulèvement de 1787-1790, il n'était pas permis d'attendre autre chose, et Dumouriez n'avait jamais conçu d'autre espérance quand il avait parlé d'une révolution en Belgique. C'était également la manière de voir de Lajard, le successeur de Dumouriez, lorsqu'aux plaintes formulées par Luckner sur la soi-disant tiédeur des Belges il répondait que, « s'il avait été établi dans le Conseil du Roi que l'offensive ordonnée au maréchal Luckner reposait sur l'espérance de voir la Belgi(pie se soulever, cette espérance avait pu être plutôt /jf-rsiti/iéf i/ffassnrée'^ », et qu'on avait compté que notre gén<''ral en chef saurait « par son autorité et ses talents mettre à profit ces (hspositions à un soulèvement, pour peu qu'elles nous fussent favorables'* ».

1. Aifhivf's historifinns rio la (iiiprie. Airiu'c fin Nmil, iinil \1'.V>. Kxlinit (l'niir lettri- lie Itiiixcllt's aiJl'cssi'C à la Oazrlle dr /.ei/dc. 17 mai.

■>. Viiycz rintarniiiciil la lettre iln 20 juin, celles du 2!) juin, à uni' lieiirc ilii miill'ii. et du 29 juin, à dix heure.s et demie du soii'. etc., etc.

'.',. Aichives liistoriques de la Guérie, juin 17'.)2. Lajard à Luckiier,2J juin.

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