I. V.iir le iléUil com|ilel de celle scène dans Dumouriez
nUMOURIEZ A I, AR.MKE TtV NOKD 283
chaiiiTor, que Charles Laincth. Moutnioreiicv, Herlliier étaient x des intrigants, des factieux ' », et qu'il saurait les mettre à la i-aison. 11 convia ensuite DunKuiriez à dîner à sa table, ce qui ne lui était pas arrivé encore, et il fit comprendre aux officiers de Tétat-major qu'ils eussent à changer de conduite visà-vis du nouvel arrivé. Effectivement, le lendemain, Berthier alla rendre à l'ancien ministi'e de la Guerre la visite qu'U lui devait depuis six ou sept jours ; mais cette politesse n'impliquait pas que le chef d'étatniajor eût désarmé : il s'en fallait. D'ailleurs, Luckner lui-même se sentait mal à l'aise à côté d'un homme comme Dumouriez, dont l'activité morale plus encore que physique, dont les projets audacieux et multiples, sans compter les relations politiques suspectes, l'effrayaient et le déroutaient. Dès le 8 juillet, il résolut de l'envoyer commander la gauche de l'armée' à Saint-Amand et, avec la gauche de l'armée, le camp de Maulde, où se trouvait seulement un maréchal de camp, Beurnonville. Sans doute, il eût été plus simple et plus raisonnable de garder Dumouriez à Valenciennes, oîi il n'existait pas d'autre lieutenant général que Biron-'; mais alors on conservait près de soi un témoin incommode, peut-être un mentor ou un censeur gênant : à beaucoup de points de vue, l'envoi à Maulde ou à Saint-Amand était préférable. Dumouriez se rendit compte sans peine qu'on cherchait à l'éloigner : il eut même l'idée qu'en l'expédiant h l'extrême frontière on espérait lui faire éprouver (juelque échec éclatant qui eût anéanti les espérances que pouvaient fonder ses amis sur ses capacités militaires. En réa-