‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 112 sur 135 · Idem, ibidem · texte numérisé non relu

Idem, ibidem

:{. Voyez Moniteur dii 20 juillet 1792. Discours de l.aciiée, Sers, Dumolard. Ra|)|iort de <iuade(.

't. Notamiiieiil La Bourdoniiaye et lliiiiiourii'Z. cuiiiiiie imus le niontrer<iiis un peu plus loin.

ô. Alémoxri's de Dumouriez, II, liv. V.clKip. m.

2'.t0 LA PRE.MIKRK INVASION Ïi2 LA BELGIQUE

que travaillant ensemble, par des moyens très divers, à ce qu'ils estimaient le salut de la patrie, ils se considéraient néanmoins comme d'irréconciliables adversaires.

Tandis que Dumouriez tournait le dos à Lafayette, tandis que ce dernier, les yeux fixés sur sa carte de Cassini, affectait de ne pas faire attention à la pr*^sence d'un tiers. Luckner expliquait au commandant du camp de Maulde ce qu'il attendait de lui. 11 lui dit ce que nous savons déjà par la lettre du 12 juillet citée plus haut, à savoir : que le ^ros de l'armée du Nord allait partir immédiatement pour Metz ; que Dumouriez demeurerait à Valencionnes avec la 2* division active, forte de 6 bataillons et .") escadrons ^ jusqu'au 20, ayant autorité sur toutes les troupes et les places du département du Nord ; qu'à cette date du 20, le général Dillon arriverait à Valenciennes pour prendre le commandement de la frontière de Valenciennes à Dunkerque (sous les ordres de Lafayette), qu'à cette époque également le général Chazot viendrait occuper Famars avec divers bataillons, et qu'il aurait alors, lui Dumouriez, à rejoindre avec les troupes de la 2* division le maréchal à Metz. Luckner ajouta que Dumouriez devrait suivre, avec son détachement, la même direction qu'aurait suivie l'armée, et que si, pendant les huit jours qui le séparaient du 20 juillet, « il se passoit quelque chose d'imprévu ou d'anormal, il rcndroit cunq)te au général Lafayette et prendroit ses ordres - » .

Un officier général qui recevrait aujourd'hui des instructions de ce genre s'inclinerait prol)al)lenient sans rien dire, mais la liberté, l'aménité des mœurs militaires de l'époque toléraient chez l'inférieur l'ex-

1. Comme on l'a vu plus haut, il ne devait rester iliilKinl à Valenciennes que (Jeux escadrons. Sur les instances de Dumouriez. Luckner consentit à en laisser trois autres.

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