Mi'moires de Duiiiouriez, II, liv. V, cliaji. m
DfMOrRlEZ A I, ARMEE ItF NORD 201
prosj^iou d'idéos porsoiiiielles, do r(Miiai(iues niij)r(''ciativos, à la seule foiidition (|ireHos fussent loimulôos d'une façon polie, et Duniouriez ne faillit point à donner son avis. 11 répondit au niaréclial ([u'il exécuterait ponctuellement ses ordres; toutefois, " (pril se perniettoit de trouver ti'ès iinprudeul et très déplac('' » le iuouveni(Mit de va-et-vient (pTon allait faire exécuter à nos armées, en })résence, sous le canon de rennemi. Puis, se tournant vers Lafayette et le rei^ardant bien en face, il lui dit : (( Monsieur, vous devez voii' avec peine, et moi aussi, que je sois pour quelques jours à vos ordres. Je vous promets devant M. le maréchal de servir avec fidélité à votre propre i^loire, pourvu que vous travailliez pour le hien de votre patrie. Mais vous jugerez que je ne peux pas oublier vos procédés, et je vous jure ([u'après la guerre nous viderons notre querelle ■ ensendjle. » Lafavette voulut entrer dans (pielques explications. « Ils sortirent tous trois du cabinet, et Luckner dit à ses trois aides de camp : « Dumouriez est bien généreux, il a remis sa qiie- « relie après la guerre. » Cette aventure adonné lieu au conte qu'on a fait que ces deux généraux s'étoient battus et que Lafayette avoit été blessé K »
Le lendemain, à la première heure, Luckner (piittait V'alenciennes, en route poui" Landrecies, sa i)reniière étape sur la route de Melz; quant à Lafayette, il devait demeurer encore (luaraute-huit heures à Valenciennes avant de i-ej oindre son (luarticr général de Villers-le-Rond ou de Rimogne.
Encore que les forces à la tète desquelles demeurait Dumouriez — (> bataillons de gardes nationales, 2 escadrons du T^" de cavalerie, 3 escadrons du