‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 119 sur 135 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

LA l'HISE DE liAVAY. — RÉSISTANCE DE DUMOURIEZ AUX ORDRES DE LUCKNER. — SES LETTRES A L'AS- SEMBLÉE ET AI' ROL — LE CONSEIL DE GUERRE DU 23 JUILLET A VALENCIEN'NES.

Le 18 juillet, dans la matinée, Dumouriez était au quartier général de Valenciennes, (|nan(l il apprit que dans la nuit les Autrichiens s'étaient emparés de Bavay, poste intermédiaire situé sur la route de Valenciennes à Maubeuge, à 24 kilomètres de la première, à () ou 7 de la seconde. Cette agression nouvelle, faisant suite à la prise d'Oychies, corroborait toutes les craintes : elle avait, d'autre part, une gravité })articulière. En effet, Bavay i)ris, c'était la liaison coupée entre Valenciennes et Maubeuge, et plus encore entre le camp de Maubeuge et le camp de Maulde ; c'étaient les communications entre l'armée du Centre et l'armée du Nord menacées, rendues précaires. En même temps que la nouvelle directe de cette seconde agression, Dumouriez reçut la confirmation de l'événement par un courrier du général La Xoiie, courrier qui n'avait pu rejoindre Valenciennes qu'en faisant un long crochet par le Sud. Le commandant du camp de Maubeuge rappelait à Dumouriez qu'aux termes des ordres donnés par Lafavette' la gai'uisoii de Maubeuge devait aller remplacer, le

I. Voii' la li'llip lie I.af;iyo|l(' au miiiistrn. 17 juilli'l.

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